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dimanche 31 mai 2026

« Les Ukrainiens auront le choix entre « la dignité et la liberté d’une part, et le risque de perdre un allié clé avant un hiver difficile »

Temps de lecture : 2 minutes

Les alliés européens de l’Ukraine ont réagi ce vendredi de manière embarrassée, pour ne pas dire sidérée, au plan de « paix » en 28 points en Ukraine de la Maison-Blanche qui a fuité ces derniers jours. Un plan non diffusé officiellement mais qui semble, selon les éléments diffusés par des médias fiables, Axios, Reuters, AFP, Wall Street Journal, extrêmement favorable au Kremlin.

A l’issue d’un entretien téléphonique d’Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer avec le numéro un ukrainien, Volodymyr Zelenski, Paris, Berlin et Londres ont publié un communiqué alambiqué rappelant combien importait la souveraineté de l’Ukraine et que nulle décision impliquant la sécurité de l’Europe, comme le serait forcément toute victoire donnée au Kremlin ne pouvait être prise sans concertation avec les Européens. Mais ce communiqué ne mentionne pas l’intangibilité des frontières ukrainiennes, ni ne commente d’ailleurs directement le plan en 28 points (qui a été communiqué aux dirigeants mais pas diffusé officiellement au public, tout ce qui circule étant des fuites, quoique fiables).

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi qu’il proposerait des « alternatives » au plan des Etats-Unis pour mettre fin au conflit avec la Russie promettant de ne pas « trahir » les intérêts ukrainiens. Après s’être entretenu avec le vice-président américain JD Vance, qui s’était demandé candidement mercredi pourquoi Russes et Ukrainiens ne « faisaient pas la paix et ne reprenaient pas leurs échanges économiques et culturels » (un indice : parce que les premiers ont envahi les seconds, annexé l’équivalent d’un quart de leur territoire et pratiqué de nombreux crimes de guerre), le chef de l’Etat ukrainien a averti ses compatriotes qu’ils auront le choix entre « la dignité et la liberté d’une part, et le risque de perdre un allié clé avant un hiver difficile ». On devinait quel élément du choix il privilégiait, mais il s’agissait de prévenir ses compatriotes des risques et dangers devant eux, dans un contexte militaire délicat et alors que le scandale de corruption déclenché récemment menace le soutien interne, comme le montre un regain de désertion, et externe. La Maison-Blanche a donné jusqu’au jeudi 27 novembre à Kiev pour signer un « accord-cadre » et a menacé de réduire le renseignement fourni actuellement à l’Ukraine. Une manière de tordre le bras du pays pour qu’il signe cette sorte de capitulation.

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2 réponses

  1. Trump va définitivement s enliser en ukraine comme au moyen Orient
    A force de multiplier les annonces souvent contradictoires et simplistes qui ne mènent nulle part et les déclarations fracassantes il devrait se calmer et réfléchir car de nombreux hommes politiques se sont déjà cassés les dents sur ces 2 dossiers complexes
    Faire du buzz en permanence conduit à l immobilisme!!!!!

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