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dimanche 10 mai 2026

Royaume-Uni : l’affaire Starmer-Mandelson continue

Temps de lecture : 2 minutes

Il a beau se prétendre , de manière plus ou moins convaincante, « furieux qu’on lui ait menti », la place de Keir Starmer à la tête du gouvernement britannique semble plus menacée que jamais. Un développement important pour l’un des derniers gouvernements travailliste-social-démocrate d’Europe, au bilan au demeurant très mauvais, tant sur le plan économique et social, qu’en matière de politique au Proche-Orient, ou de liberté d’expression, etc.

Keir Starmer faisait face, vendredi, à une nouvelle salve de critiques après qu’il a été révélé, jeudi soir, que Peter Mandelson, qu’il avait nommé ambassadeur aux États-Unis, n’avait pas satisfait au contrôle préalable de ses antécédents en raison de ses liens avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein. L’opposition a jugé invraisemblable les explications fournies par l’équipe de Keir Starmer, selon lesquelles le chef du gouvernement travailliste n’avait pas été informé du fait que Peter Mandelson n’avait pas été jugé apte à être nommé aux États-Unis.

Les révélations sur l’affaire Mandelson empoisonnent depuis des mois la vie de Keir Starmer, dont le parti risque de subir une lourde sanction dans les urnes dans trois semaines lors des élections municipales en Angleterre et régionales en Ecosse et au Pays de Galles. Les sondages le donnent loin derrière le parti anti-immigration Reform UK, voire les Tories et les Verts, à l’ascension fulgurante.

A la question de savoir s’il envisageait de démissionner, Keir Starmer a répondu qu’il « présenterait les faits pertinents » lundi devant le Parlement. Une lettre du ministère des Affaires étrangères datée de janvier 2025, rendue publique par le Parlement le mois dernier et dans laquelle le poste d’ambassadeur était proposé à Peter Mandelson, laissait entendre qu’il avait passé avec succès le contrôle de sécurité.

Cela avait conduit Keir Starmer à prétendre devant le Parlement que le contrôle des antécédents de Peter Mandelson n’avait déclenché « aucune alerte » lorsque le scandale des liens de ce dernier avec Jeffrey Epstein avait éclaté, ce qui a entraîné son limogeage en septembre.

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