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jeudi 6 août 2026

L’exception française : moins d’heures de travail, plus de congés, moins de croissance

Temps de lecture : 2 minutes

En matière de temps de travail, la France fait régulièrement figure d’exception. Comme le rappelle une étude d’Eurofound sur l’organisation du temps de travail en Europe, la durée légale française est fixée à 35 heures par semaine, contre 40 heures dans la majorité des États membres – un choix qui place la France dernière dans ce domaine parmi les pays européens.

Secteur par secteur, la France est très souvent dans le bas du tableau. Dans l’industrie chimique, les salariés français travaillent en moyenne 35,5 heures par semaine, contre 38,2 heures en moyenne dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans la métallurgie, la France affiche 36 heures, seule l’Allemagne (35,3 heures) travaille moins. Dans le secteur bancaire, la durée moyenne est de 35,2 heures, contre 37,8 heures dans l’UE. Le commerce de détail, pourtant l’un des secteurs où les horaires sont les plus élevés en Europe, reste également en dessous des standards européens en France, avec 35,9 heures contre une moyenne européenne de 38,6 heures. Même son de cloche dans l’administration publique, où la durée moyenne française est de 35 heures, contre 37,7 heures dans l’ensemble de l’Union.

Sur une année complète, l’écart devient encore plus important. En prenant en compte la durée hebdomadaire négociée, les congés payés et les jours fériés, Eurofound estime que le temps de travail annuel moyen collectif atteint seulement 1 575 heures en France en 2024. C’est le niveau le plus faible de tous les pays étudiés. La moyenne européenne s’élève à 1 722 heures, soit 147 heures de plus qu’en France. L’écart est encore plus marqué avec certains pays d’Europe centrale et orientale, avec notamment l’Estonie qui affiche 1 848 heures annuelles, soit 273 heures de plus que la France, l’équivalent de près de sept semaines supplémentaires de travail.

Le volume annuel de travail français est également influencé par la durée des congés payés. La France bénéficie d’un minimum légal de 25 jours de congés annuels payés, contre 20 jours dans de nombreux pays européens. En 2024, seuls Malte (30 jours) et le Luxembourg (26 jours) ont plus de congés annuels payés. Ces périodes de congés réduisent le nombre total d’heures travaillées sur l’année. Pour ce qui est des jours fériés, la France se situe dans la moyenne européenne : elle en comptabilise 11.

Depuis plusieurs décennies, le pays a fait le choix de réduire fortement le temps consacré au travail. Dans un contexte où les économies européennes n’ont plus d’autre choix que d’augmenter leur production, et alors que la croissance de la France sera de 0,6 % du PIB en 2026 selon le FMI (soit cinq fois moins que la croissance mondiale, à 3,0 %), l’Hexagone doit retrouver une certaine solidarité au travail et réagir collectivement face à cette problématique. Bien que, grâce aux technologies, l’hypothèse d’un monde où l’on travaillerait de moins en moins soit parfois envisagée, le décrochage est actuellement trop important pour ne pas réagir.

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15 réponses

  1. Créer les richesses avant de les distribuer …. Visiblement c’est là un concept inconnu de nos élus. Le monde politique est souvent issu de la fonction publique , milieu dans lequel l’argent existe sans qu’on sache qu’il a fallu le créer. Vivre de l’argent des autres n’apprend pas à être vertueux sur je plan financier

  2. Et qui donne l’exemple ? Le monde politique et tout ce qui relève du public et des services administratifs. Dans les faits « LES CHARGES » d’un pays et comme en France ils sont devenus plus nombreux que ceux qui triment pour les pays et que l’enseignement ne sort majoritairement que des diplômés qui n’ont aucun avenir autre que le public et que pour ces gens là de l’enseignement Français les techniciens qui font vivre un pays sont les dernières roues de secours. Le résultat de toute cette culture Républicaine fainéante = DETTES.

  3. Il suffit de comparer la courbe de décroissance économique du pays avec la diminution des heures de travail qui a commencé avec ce roublard de Mitterrand… 

  4. À mon avis, les loisirs sont une consommation ou un revenu comme un autre. Ce serait plus clair si le temps de travail était négocié en même temps que les salaires et non fixés par une loi tombant du ciel, c’est-à-dire de l’État. Si nous préférons gagner moins qu’un Américain mais avoir plus de vacances, c’est notre choix, à condition que ce soit clairement dit !

    Un exemple : partir à la retraite plus tôt que les autres implique des pensions plus faibles

    En français courant : « on ne peut avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre »

    1. « Partir à la retraite plus tôt que les autres implique des pensions plus faibles »
      Voilà qui ne se vérifie absolument pas pour un certain nombre de métiers, surtout chez les fonctionnaires (on vient de parler des contrôleurs aériens par ex, mais bien sûr SNCF et bien d’autres).
      Eux ont bien le beurre et l’argent du beurre, et ce tout le long de leur vie professionnelle, en plus.

      1. Et la gauche qui ne fait que parler d’égalité de traitement défend leurs privilèges indus. Bande d’hypocrites!

  5. Donc la France est un des pays ou il y a le plus de temps partiel (payé à un salaire partiel). Ce n’est donc pas le pays où l’on travaille moins pour gagner plus.
    Penchez-vous plutôt sur les raisons de cette multitude d’offres d’emplois à 20, 25 ou 30 heures.

    1. Ces offres d emplois répondent à un besoin des entreprises qui doivent s adapter à leurs clients
      Le marché du travail est cadenassé par un code plantureux qui ne laisse que tres peu de souplesse
      Symplifions drastiquement le code du travail et les temps partiels baisseront nettement

  6. Nous avons non seulement un temps de travail plus faible que dans les autres pays, mais également un taux d’emploi plus faible.
    Donc un nombre impressionnant de personnes à entretenir sur une base de création de richesses fragile.

  7. Complètement d’accord avec vous ; si les différentes alternatives avaient été bien décrites et expliquées de manière objective, par les politiciens au lieu de faire du « clientélisme », les gens auraient peut-être fait les bons choix (le beurre ou l’argent du beurre, mais pas les deux !!!).

  8. Le franchouillard moyen a une grande appétence pour la glandouille puis il pleurniche sur la faiblesse de son salaire…..pauvre chou
    Il veut travailler 25 h pour un salaire de 50…

  9. Autre point qui n a pas etait cité dans l article mais qui met aussi l economie en deficit
    tous ces gens qui vivent des prestations socials ou alors
    ( RSA ASPA) CAF etc… et qui n ont aucune idee de ceux que veut dire se lever tous les matins pour aller travailler et devoir rendre des comptes a un boss.

  10. J’ai connu une professeur d’arts plastiques qui avait son poste dans un lycée. Elle avait un problème Psy et ne supportait pas les élèves. Tous les ans elle reprenait son poste à la rentrée et au bout d’une semaine se mettait en arrêt maladie. le remplacent quittait donc son poste à la rentée en le laissant au titulaire. Les élèves se retrouvaient alors sans professeur. Elle faisait donc cela tous les ans.
    A 60 ans (en 2008) en retraite elle touchait 2000€ par mois .Pour combien d’heures travaillées?

  11. si pour certains le travail c’est la santé, pour d’autres ne rien faire c’est la conserver…le progrès c’est quoi? améliorer la vie, qui a instauré le travail? un exploiteur, pourquoi bosser plus? partageons le boulot avec 3 000 000 de chômeurs,

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