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vendredi 26 juin 2026

L’UDR d’Éric Ciotti veut libérer l’économie

Temps de lecture : 2 minutes

L’Union des droites pour la République (UDR) vient de publier son programme économique. Dans son introduction au document d’une quarantaine de pages, son président Éric Ciotti fustige un « État qui grossit sans jamais se réformer », les « impôts qui montent pour compenser des dépenses que personne ne contrôle », les « normes qui s’accumulent jusqu’à étouffer l’initiative », une « industrie qui se vide de ses emplois ». Comment lui donner tort ?

Pour remettre le pays sur les bons rails, l’UDR a identifié (presque autant que l’IREF) 200 milliards d’euros (Md€) d’économies et de recettes structurelles annuelles dont « 120 Md€ par la seule simplification de l’État et des collectivités, et le reste par la réduction de la dépense sociale, la lutte contre la fraude et la fin des aides inefficaces ». Cela devrait permettre une hausse de la croissance, estimée à 40 Md€.

Citons quelques mesures : la création de provinces pour remplacer les départements, les régions et les métropoles ; le non-remplacement d’un départ à la retraite sur trois dans la fonction publique administrative ; la suppression d’un tiers des agences de l’État ; la suppression de la CSG et la CRDS sur les salaires ; l’instauration de trois taux (0%, 5% et 20%) d’impôt sur le revenu ; la suppression de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ; l’exonération des successions jusqu’à 1 million d’euros par enfant ; la fin de la durée légale unique du travail ; l’ajout d’un « étage de capitalisation obligatoire » au régime public de retraite par répartition ; etc.

Nous pouvons bien sûr discuter de certaines de ces propositions. Par exemple, à l’IREF-Contrepoints, nous préférons un impôt de solidarité sur le revenu par la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, le passage franc de la retraite par répartition à la capitalisation, ou encore une TVA au taux unique de 15%.

En revanche, certaines propositions vont clairement dans le mauvais sens telle celle voulant créer 100 zones franches industrielles avec fiscalité allégée, charges réduites, tarif électrique préférentiel, et prêt industriel garanti. Pourquoi ne pas plutôt décider de la fin des aides et de l’instauration d’une zone franche unique à l’échelle de la France !

On se demande aussi pourquoi l’UDR se limite à la division par deux de l’audiovisuel public ? Ne peut-on se contenter d’une chaîne gouvernementale sur le modèle de la chaîne parlementaire et privatiser tout le reste ?

Le programme économique de l’UDR va assurément dans le bon sens, mais il y a encore quelques progrès à faire pour, comme il le revendique, vraiment « simplifier, alléger. Libérer ».

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