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vendredi 16 janvier 2026

L’Union européenne vise un assouplissement de la réglementation sur les biotechnologies végétales

Temps de lecture : < 1 minute

Un accord a abouti entre les députés européens et les Etats-membres « pour développer des plantes issues de nouvelles techniques génomiques » (NGT) selon Le Monde. Les NGT sont qualifiées par certains de nouveaux OGM, à ceci près que contrairement aux OGM de première génération, cette technique permet de modifier directement le génome d’une plante. Le compromis européen assouplit les règles actuelles pour les NGT de catégorie 1, qui seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles, à condition que les modifications génomiques soient limitées. L’EFSA (l’autorité européenne de sécurité alimentaire) est favorable à cette approche.

La rapporteuse du texte, l’eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd du Parti populaire européen (centre-droit), estime que c’est une avancée majeure : « Cette technologie permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d’obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites » Même Pascal Canfin, eurodéputé macroniste, anciennement écologiste, salue une « excellente nouvelle » qui permettra « davantage de solutions pour lutter contre les pénuries d’eau, la sécheresse, la hausse des températures ».

C’est en effet une bonne nouvelle, qui va dans le bon sens pour l’agriculture européenne. Pour autant, c’est n’est qu’une tentative timide. Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché. Les autres OGM restent également interdits à la culture, hormis le maïs MON 810 cultivé en Espagne et au Portugal. Cette interdiction est purement idéologique, surtout quand on sait que près d’une soixantaine d’OGM sont autorisés à l’importation et la commercialisation au sein de l’UE !

Sans danger pour l’environnement et la santé, les OGM et les NGT créent des cultures plus résistantes aux ravageurs, aux maladies et à la sécheresse, qui nécessitent de fait moins de traitements phytosanitaires et d’eau. L’UE ne peut plus se permettre d’être à la traine sur ce sujet.

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4 réponses

  1. Quand on voit le comportement humain, des études ont-elles réalisées quant aux conséquences d’une certaine alimentation modifiée et l’équilibre psychologique de l’homme ?
    Je n’ai encore que quelques années à vivre, mais j’ai bien peur que votre rendement économique ne vous mène à votre perte.

    1. Ce commentaire est un bel exemple de ce qui a pénalisé l’Europe depuis 30 ans: une franche pétoche d’une apocalypse liée à l’innovation.

      Selon les dires de mon père, sa grand mère jurait que l’arrivée du téléphone dans la ferme (années 30) allait « amener des maladies ». Bien sûr, mon grand père ne l’a pas écouté, persuadé que c’était un formidable instrument d’émancipation.

  2. En Europe , nous avons l’éthique et les moyens de contrôle pour produire des OGM qui seront utiles à tous . Si nous refusons de créer des OGM ils seront et sont déja produits en chine, aux USA et …en Russie, des pays qui se foutent de l’éthique et qui ne pensent qu’au profits. Et des OGM, il y en a déjà beaucoup dans votre assiette

  3. Cultivés presque partout dans le monde depuis plus de 30 ans les OGM traditionnels n’ont provoqué aucune des catastrophe sanitaire ou même écologique qu’annonçaient les cassandres écolos. Il en sera très probablement de même des nouveaux OGM qui ne sont que des mutants dirigés, équivalents dans leur structure génétique aux mutants naturels couramment utilisés depuis des lustres en amélioration des plantes.

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