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samedi 10 octobre 2026

Misères et pénuries à Cuba : il est indécent, de la part de Fabien Roussel, de reporter sur l’embargo les ravages dus au communisme

Temps de lecture : 2 minutes

Sur le plateau de David Pujadas (LCI), une scène révélatrice. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est l’invité. Dans le studio, une jeune femme qui a fui la dictature cubaine l’interpelle : n’a-t-il pas honte de soutenir un régime qui écrase son peuple ? La question est directe, elle vient de quelqu’un qui a vécu la chose. La réponse de Roussel, elle, est une esquive : si Cuba est dans la misère, c’est la faute… de l’embargo américain.

L’argument est commode, souvent utilisé mais absurde. L’embargo des États-Unis existe bel et bien — il est même condamné chaque année à l’ONU, et ses effets extraterritoriaux compliquent la vie de certains opérateurs étrangers. Mais il ne concerne que les États-Unis. Cuba est parfaitement libre de commercer avec le reste de la planète et le fait,  principalement avec l’Espagne, la Chine, le Canada, le Mexique, l’Allemagne, l’Italie, la France, la Russie… L’Union européenne est même son premier partenaire commercial. Mieux : les États-Unis eux-mêmes lui vendent nourriture et médicaments — plus de 585 millions de dollars en 2024. Si La Havane le voulait (le pouvait), elle pourrait commercer avec 190 pays.

L’embargo n’est donc pas du tout la cause de la misère cubaine : il en est l’alibi. La vraie cause, c’est le système lui-même. Partout où le communisme a été imposé — de l’URSS à la Corée du Nord, du Venezuela à Cuba —, il a produit les mêmes résultats : pénurie, files d’attente, effondrement, et la police du Parti pour empêcher les gens de fuir. Ce n’est ni un accident de parcours, ni un complot extérieur : c’est la conséquence directe de la suppression de la propriété, du marché et de la liberté. Aucun embargo n’explique pourquoi le lait y est rationné, pourquoi il n’y pas d’essence ou de viande, ni pourquoi des Cubains risquent leur vie en tentant de s’échapper sur des radeaux.

Avant 1959, Cuba comptait parmi les pays les plus prospères d’Amérique latine, avec l’un des meilleurs indicateurs de santé et d’alphabétisation du continent et une forte immigration venue d’Europe. Soixante-cinq ans de « socialisme réel » plus tard, l’île vit de rationnement et voit ses habitants fuir en masse. Ce n’est pas un embargo qui transforme un pays d’accueil en pays qu’on quitte : c’est un système.

Pour qui a grandi sous une dictature communiste — et je suis de ceux-là —, entendre ce discours en 2026 a quelque chose de proprement scandaleux. Scandaleux qu’il existe encore, en France, un Parti communiste ; scandaleux que son dirigeant reprenne, presque mot pour mot, la propagande d’un régime qui emprisonne ses opposants ; scandaleux, surtout, d’entendre quelqu’un défendre une idéologie qui a fait des dizaines de millions de morts au XXᵉ siècle. On ne soutient pas un dictateur par ignorance des faits. On le soutient parce qu’on croit aveuglement en une idéologie criminelle. C’est le cas de Fabien Roussel.

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17 réponses

  1. Cuba commerce aussi avec les USA et y achète près de la moitié des denrées alimentaires indispensables à la simple survie de sa population.

  2. Je souscris à votre colère. Mais en France le communisme jouit d’une aura favorable. Nos enseignants veillent pour leur grande majorité à défendre le totem, et avec eux certains médias.Le communisme n’ est jamais dénoncé en tant que tel, il l’ est seulement dans son application. En revanche le capitalisme est toujours ou presque conspué en tant que modèle. Comme disaient mes amis tchèques « C’était facile d’être communiste à l’ouest » . J’ ai d’ailleurs en mémoire un accueil glacial de cegetistes venus leur expliquer comment résister au capitalisme. Je ris encore de leur tête déconfite. Comme pour certaines maladies il faut parfois les attraper pour en être définitivement guéris. Je prie cependant que ce mortifère détour nous soit épargné.

  3. L’embargo américain de CUBA impacte aussi le système financier européen (BNP condamné, par exemple). Il est donc faux de dire que CUBA peut commercer facilement avec 190 pays, vu que ces pays acceptent pour la plupart l’extraterritorialité du droit américain.
    Cela n’empêche pas que le communisme est le pire système politique qui soit, mais la crise de CUBA n’est pas sans lien avec l’embargo.
    Donc, il ne reste que les pays alliés, Russie, par exemple pour commercer avec CUBA. Le fait qu’elle ne le fasse pas montre bien l’ampleur du problème.

    1. La condamnation américaine vis à vis de la BNP ne concerne pas le vieil embargo vers Cuba mais le fait d utiliser frauduleusement le dollar pour commercer avec des pays sous sanctions financières en l occurrence le soudan qui a accueilli le terroriste Ben laden

      1. Vous pouvez enlever le « frauduleusement », à l’époque personne n’envisageait que la Justice américaine déciderait que le dollar est sous sa juridiction en tout lieu de la planète.

  4. Les clubs de vacances et les hôtels touristiques, ils font comment pour manquer de rien si l’embargo est responsable des pénuries?

  5. Bien dit, Nicolas 🙂 !
    Propriété, marché : deux mots tabous, pour notre malheur, dans la bouche de nos politiciens.

  6. C est le déni de réalité si chez aux franchouillards
    Ne pas oublier que le PCF a atteint 25 % des voix dans les années 70 alors que les purges staliniennes et le goulag étaient parfaitement connu

  7. Mr ROUSSEL devrait revoir les livres ou reportages sur CUBA, depuis J-F Kennedy, si le peuple meurt de faim, manque de pièces de rechange des belle américaines laissées par les Américains, c’est bien la faute d’un communisme épouvantable, il faut savoir que Fidel Castro se faisait venir Champagne et Foies gras de France et rien pour le peuple.
    actuellement si vous pouvez achetez de la viande, cachez-vous car les espions vous la prendront.
    Dommage pour une île qui fût merveilleuse, et des peuples heureux.

  8. Si le seul responsable était le gouvernement cubain un blocus ne serait pas nécessaire pour asphyxier ce peuple. Extrait du « monde »
    Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 1ᵉʳ mai, un renforcement des sanctions américaines contre Cuba, qui « continue de représenter une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Ces nouvelles sanctions, qui figurent dans un décret présidentiel et sont destinées à renforcer la pression sur La Havane, en pleine crise économique, ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain et imposent des restrictions en matière d’immigration.

    1. Le seul responsable du désastre cubain est le parti communiste au pouvoir depuis près de 70 ans
      Tout le reste relève de la propagande de ces dirigeants cubains inamovibles et corrompus

  9. L’idéologie bien installée dans un cerveau en est quasiment inextricable. Entre le Xe et le Xlle siècle c’est à coups d’épée que l’idéologie existante en a fait reculer une naissante.
    Cette dernière s’en est remise et se retrouve en situation d’anéantir définitivement la première avec le communisme, sans les épées.

  10. Je suis surtout atterré de la place laissé aux communistes dans les débats : débats boycottés quand eux parviennent au pouvoir. Fabien Roussel pèse 2% dans les urnes, mais reste omniprésent dans les médias complices.
    J’ai également connu le communisme et mes parents l’ont fuit, en France, ses doctrines sont applaudis par le PS et même servies par les LR.
    Mais une fois installé au pourvoir, on ne fait pas marche arrière au quinquennat suivant : on passe à 50 ans de faim de sang et de privation de liberté, et peu importe les embargos.

  11. Ce type aux allures de Franck Dubosc, à l’instar de Dubosc, n’est pas drôle non plus, même s’il « la joue sympathique ».
    Il est sans doute plus « sympa » que Mélenchon. Il n’en reste pas moins qu’il représente une idéologie totalitaire abjecte et qu’il ne devrait pas bénéficier d’autant de poids médiatique.
    La gauche française ne se remettra jamais de n’avoir pas fait un aggiornamento véritable qui la détache du communisme. Elle reste une masse d’idiots utiles aux extrémistes du soi-disant barrage républicain au profit du potentiel dictateur antisémite socialiste national Mélenchon.
    Il faut à tout prix éviter cette catastrophe à notre pays.
    Vive la liberté !

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