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vendredi 16 janvier 2026

Moins d’impôts sur le revenu, c’est plus de croissance : ce que révèle la fiscalité des pays de l’OCDE

Temps de lecture : 2 minutes

russie

D’après les dernières études de l’OCDE, en 2023, les pays membres ont prélevé en moyenne 33,9 % de leur PIB en recettes fiscales, un niveau stable par rapport à 2022. En moyenne, 31,1 % des recettes fiscales proviennent des taxes sur la consommation, 25,5 % des cotisations sociales, 23,7 % de l’impôt sur le revenu des particuliers, 11,9 % de l’impôt sur les sociétés et 5,1 % des impôts fonciers. À titre de comparaison, en 2024, l’impôt sur le revenu des particuliers en France représentait 24,3 % des recettes fiscales totales, 18 % pour l’impôt sur les sociétés, contre 12 % en 2019.

Depuis 1990, deux tendances se dessinent clairement : la part des cotisations sociales a progressé de 2,2 points, tandis que celle de l’impôt sur le revenu des particuliers a chuté de 6,2 points.

Cette évolution n’est pas un hasard. Une autre étude de l’OCDE montre que, sur un panel de 21 pays, l’alourdissement de l’impôt sur le revenu est associé au recul de la croissance économique à long terme. De plus, toujours selon cette étude, « L’impôt sur les sociétés semble avoir l’effet le plus négatif sur le PIB par habitant ».

L’Irlande illustre bien ce principe. En abaissant son taux d’impôt sur les sociétés à 12,5 %, elle a attiré un grand nombre de sièges européens de multinationales. Résultat : ses recettes fiscales ont presque doublé entre 2019 et 2024, générant un excédent budgétaire de 8 milliards d’euros. De plus, son PIB/hab en parité de pouvoir d’achat, mesurant la richesse moyenne par personne dans un pays en tenant compte du coût de la vie et des différences de prix entre les pays, est le deuxième plus élevé de l’Union européenne (211 points).

Une fiscalité efficace ne consiste pas à taxer plus, mais à taxer mieux. Cela suppose la réduction du poids des prélèvements les plus dissuasifs, notamment ceux qui pèsent sur le travail et le capital, au profit de recettes plus stables.

Comme le rappelait justement David Lisnard dans Le Figaro, le 26 mai dernier : « Simplifier l’impôt, c’est assainir la relation entre l’État et les contribuables et faire de l’intelligence des citoyens et de leur liberté d’action un levier de prospérité. »

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2 réponses

  1. Dites , et si on faisait un referendum sur l’utilité d’envoyer E. Lombard en stage en Irlande ?

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