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lundi 19 janvier 2026

Nicolas Maduro édicte une loi « contre le fascisme » pour embastiller ses opposants

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russie

Le Parlement vénézuélien a adopté un projet de loi « loi contre le fascisme, le néofascisme et les expressions similaires » introduisant des peines pouvant aller jusqu’à douze ans d’emprisonnement pour ceux qui auraient le malheur de contredire l’un des derniers régimes communistes au monde.

Alors que les élections présidentielles sont prévues le 28 juillet et que Nicolas Maduro, successeur d’Hugo Chavez à la présidence de la République, compte bien s’y représenter, l’utilisation de cette expression fourre-tout dans le droit pénal permettra d’influer sur la campagne à son avantage. En 2017, faisant face à d’importantes manifestations qui avaient fait 125 morts, le dictateur avait déjà promulgué une loi punissant de 20 ans de prison les « incitations à la haine et à l’intolérance » dans l’idée de museler l’opposition.

Ses principaux opposants ont été écartés. On a empêché María Corina Machado de participer à la course à la magistrature suprême et ce malgré sa victoire aux primaires de l’opposition. Manuel Rosales, gouverneur de l’État du Zulia et déjà candidat en 2006 est accusé de collusion avec le pouvoir. La candidate désignée par la leader de l’opposition, Corina Yoris, n’a pas non plus été autorisée à se présenter.

Pourtant, selon un sondage Datincorp du 25 février, les sentiments à l’égard du successeur d’Hugo Chavez sont sans équivoque : 23% des Vénézuéliens ressentent de la rage, 17% de la honte, 15% du mépris et 21% de l’indifférence. Dans le cas, peu probable, où le vote pourrait se tenir librement, 53% voteraient pour le candidat de l’opposition, contre 14 % pour Nicolas Maduro.

À Caracas comme à La Havane, les régimes communistes sont très loin de desserrer leurs griffes alors que l’inefficacité de leur politique économique et la misère qui en découle en cessent de s’aggraver.

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2 réponses

  1. Cette information devrait être diffusée largement en France pour que nos concitoyens soient bien sensibiliser aux procédés employés par l’extrême gauche pour contrer la démocratie dont, pourtant, elle nous rabâche les oreilles tous les jours que Dieu fait !

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