Une bonne nouvelle ne vient jamais seule : les lauréats d’une mention au bac peuvent recevoir des aides ou des bourses de la part de la puissance publique. Comme tout le monde le sait, le niveau scolaire français progresse chaque année. Certes, le prodige, dû à notre grand service public de l’Education nationale, ne se traduit pas dans les différents classements internationaux dévoilés chaque année, mais c’est sans doute parce qu’ils sont biaisés et nous y voyons la main du grand Capital apatride. Un parfait indicateur du fait que le niveau monte se constate, année après année, dans les taux de réussite au baccalauréat. C’est à se demander si l’on ne va pas bientôt dépasser les 100 % de réussite au bac !
Il existe un autre indicateur de l’excellence du système français : la croissance, également année après année, du pourcentage des mentions au bac et tout particulièrement de la plus haute d’entre elles.
Depuis la fin des années 1980, certaines banques donnent des primes à leurs clients ou futurs clients titulaires de mentions au bac. C’est évidemment leur droit le plus strict. Il en est autrement lorsque c’est la puissance publique qui décide de déverser un « pognon de dingue » aux impétrants. Le Parisien (5 juillet 2025) fait même part d’une sorte de concurrence entre les différentes collectivités locales en Ile-de-France à l’attention de ceux qui ont obtenu la mention « très bien » :
la région (dont on rappellera qu’elle est présidée non pas par une communiste, mais par Valérie Pécresse) « offre (sic) une aide au mérite de 1.000 euros aux boursiers qui poursuivent des études supérieures » ;
la Ville de Drancy (UDI) en Seine-Saint-Denis donne 150 euros, tandis que celle de Montrouge (UDI aussi) dans les Hauts-de-Seine octroie 800 euros « pour financer une dépense en lien avec les études (séjour linguistique, matériel informatique…) ».
L’État verse également une « aide au mérite » de 500 euros dans certaines conditions aux étudiants boursiers, tandis que la plupart des régions et d’autres collectivités locales versent des bourses au mérite (« Aide au mérite et primes pour les bacheliers avec mention », Service-Public.fr).
Le Parisien, qui n’a pourtant rien d’un quotidien libéral, s’interroge tout de même sur la pérennité de ce type de dispositif au regard de deux facteurs :
les difficultés budgétaires ;
et l’inflation des mentions « très bien », multipliée par… 12 en 25 ans, dont 13,6 % des diplômés du baccalauréat général .
Quand on vous disait que l’Education nationale produit des petits génies à la pelle !
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Une réponse
Bien dit, camarade ! Une telle réussite témoigne de la grandeur de notre nation.
Un autre point que l’on ne remarque pas assez : elle témoigne aussi de l’exceptionnelle compétence des cadres de l’éducation nationale. Les corps d’inspection sont en charge du recrutement et des carrières des professeurs. Ils imposent par ce biais leurs idées pédagogiques : socio-constructivisme, séquence, relativisme, ludisme… rien de neuf depuis la loi de 89.
Ensuite, les corps d’inspection organisent les examens nationaux, dont les résultats mirobolants prouvent l’excellence de ces mêmes méthodes pédagogiques. Une constante à l’éducation nationale : le travail des inspecteurs démontre toujours que les inspecteurs font de l’excellent travail. Ils méritent donc leurs primes, qui viennent encore d’être augmentées cette année, ainsi que des recrutements supplémentaires. 96 % de réussite justifient bien quelques exceptions aux réductions de dépenses de l’état, lorsque des cadres aussi brillants, essentiels, en pleine réussite bénéficient de ces largesses.
Que notre système scolaire soit le plus mauvais en Europe, que les recrutements de professeurs soit catastrophiques tant en qualité qu’en quantité, que les rapports entre agents de terrain et hiérarchie soient étouffants au point d’entraver le service (cf. enquête DEPP sur le bien être des professeurs), rien de ceci ne saurait ralentir la course aux primes des cadres, puisque les résultats que l’inspection impose au profit de l’inspection démontrent que l’inspection les mérite.
A l’éducation, tout est comme ça. Les cadres administratifs sont juges et parties à chaque niveau de décision. D’où les résultats aux examens. A partir du moment où on décide soi-même de ses propres résultats, pourquoi se gêner ? D’autant que la ministre allonge les primes.
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Bien dit, camarade ! Une telle réussite témoigne de la grandeur de notre nation.
Un autre point que l’on ne remarque pas assez : elle témoigne aussi de l’exceptionnelle compétence des cadres de l’éducation nationale. Les corps d’inspection sont en charge du recrutement et des carrières des professeurs. Ils imposent par ce biais leurs idées pédagogiques : socio-constructivisme, séquence, relativisme, ludisme… rien de neuf depuis la loi de 89.
Ensuite, les corps d’inspection organisent les examens nationaux, dont les résultats mirobolants prouvent l’excellence de ces mêmes méthodes pédagogiques. Une constante à l’éducation nationale : le travail des inspecteurs démontre toujours que les inspecteurs font de l’excellent travail. Ils méritent donc leurs primes, qui viennent encore d’être augmentées cette année, ainsi que des recrutements supplémentaires. 96 % de réussite justifient bien quelques exceptions aux réductions de dépenses de l’état, lorsque des cadres aussi brillants, essentiels, en pleine réussite bénéficient de ces largesses.
https://www.sien-unsa-education.org/carrieres/traitement-indemnites/revalorisation-du-cia-pour-decembre-2025.html
Que notre système scolaire soit le plus mauvais en Europe, que les recrutements de professeurs soit catastrophiques tant en qualité qu’en quantité, que les rapports entre agents de terrain et hiérarchie soient étouffants au point d’entraver le service (cf. enquête DEPP sur le bien être des professeurs), rien de ceci ne saurait ralentir la course aux primes des cadres, puisque les résultats que l’inspection impose au profit de l’inspection démontrent que l’inspection les mérite.
A l’éducation, tout est comme ça. Les cadres administratifs sont juges et parties à chaque niveau de décision. D’où les résultats aux examens. A partir du moment où on décide soi-même de ses propres résultats, pourquoi se gêner ? D’autant que la ministre allonge les primes.