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vendredi 16 janvier 2026

Patrimoine : non, les plus riches ne sont pas devenus encore plus riches

Temps de lecture : 2 minutes

L’INSEE vient de publier une étude sur Les montants de patrimoine détenus par les ménages en 2024. On y apprend que 10 % des ménages détiennent plus de 858 000 euros de patrimoine brut, et 30 %,  moins de 40 000 euros. La moitié des ménages disposent d’un patrimoine brut supérieur à 205 000 euros. Les inégalités sont là nettement plus fortes que celles des niveaux de vie : les 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent près de la moitié de la masse totale de patrimoine brut, alors que les 10 % les plus aisés en niveau de vie détiennent seulement un quart de la composition des niveaux de vie. On apprend aussi, et c’était prévisible, que le patrimoine augmente avec l’âge. Et que le patrimoine des 10 % des ménages les mieux dotés (plus de 858 000 euros) est plus diversifié, avec plus de patrimoines professionnel et financier que celui des ménages moins dotés, qui consiste surtout en comptes courants, livrets et patrimoine résiduel.

Le plus intéressant dans cette étude n’est cependant peut-être pas là, mais dans les tableaux complémentaires, en particulier celui qui montre l’évolution des inégalités de patrimoine. On remarque que pour les 1 %, 5 % et 10 % les mieux dotés, le patrimoine financier baisse entre 2015 et 2024. C’est le patrimoine professionnel qui augmente pendant cette période. Encore plus important : la part de la masse de patrimoine brut total baisse pour les 1 % les mieux dotés et reste stable pour les 5 % et 10 %. Contrairement à ce que Piketty, Zucman et toute la gauche (et pas seulement) répètent en chœur à longueur de journée, les plus riches ne sont pas devenus encore plus riches ces 10 dernières années.

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3 réponses

  1. Une évaluation complète des revenus et des patrimoines consiste à ajouter aux revenus les prestations gratuites (éducation, santé…) et aux patrimoines, les droits à revenus garantis comme le RSA ou la retraite minimale même en n’ayant jamais cotisé (1 034,28 euros en 2025 si vous êtes seul(e) ou 1 605,73 euros si vous êtes en couple).

    D’autre part, comparer les situations de jeunes, de sexa et de retraités dans une moyenne globale n’est pas très justifié : les inégalités ne peuvent être analysées que pour des personnes du même age, cohorte, et entre cohortes et au cours du temps (les inégalités à l’intérieur d’une cohorte et entre cohorte évoluent comme s’en est bien aperçu Nicolas).

  2. La focalisation de certains et de la presse en particulier est malsaine. Elle occulte la nécessaire croissance de la production…et incidemment traduit la situation du monde des medias hormis quelques « stars ».

  3. On fait dire ce qu’on veut à ce genre d’enquête comme le soulignent les deux commentaires ci-dessus. Ce genre d’enquête n’a donc aucun intérêt sinon d’alimenter et de justifier aux yeux du plus grand nombre la hausse éternelle de la pression fiscale.

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