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mercredi 20 mai 2026

Plus de 30 chefs d’état-major réunis pour discuter du déploiement éventuel de forces d’interposition en Ukraine

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Evènement sans précédent et révélateur de la défiance désormais entre les Etats-Unis et tous leurs alliés occidentaux, une trentaine de chefs d’Etat-major représentant les armées de tous les pays de l’Union européenne, et même de ceux des Balkans qui sont candidats (Albanie, Macédoine, Monténégro), en sus de la Turquie, le Japon, l’Australie, la Nouvelle Zélande, se sont retrouvés à Paris, mardi soir, en l’absence de tout représentant de Washington.

Certes, cette réunion avait pour objectif de plancher sur le déploiement éventuel de forces d’interposition, dont les effectifs se monteraient à 30.000 hommes, en Ukraine en cas d’accord de paix, au demeurant assez peu probable, puisque le Kremlin disposerait d’un droit de veto en tant que signataire d’un cessez-le-feu, et s’oppose à la présence de troupes de l’OTAN. Mais la signification de cette réunion est autre ; elle illustre la rupture vertigineuse de confiance entre membres de l’OTAN ou alliés des Etats-Unis dans le Pacifique en raison des agissements de Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Pas seulement dans le dossier ukrainien, où il exige des concessions d’ampleur de Kiev et rien de Moscou, mais aussi à propos du Canada. Le président américain a ainsi souligné d’une manière au mieux maladroite, au pire menaçante, que le Canada n’avait pas de quoi se protéger des menaces de flottes russe ou chinoise, et qu’ils feraient mieux d’être annexés par les Etats-Unis.

Le vice-président, JD Vance, de son côté, prétend que les habitants du Groenland, qui votaient aux législatives mardi, aspiraient dans leur grande majorité à rejoindre les Etats-Unis, ce que démentent tous les sondages, et que Washington devrait annexer ce territoire pour contrôler les routes maritimes autour de lui, en oubliant visiblement qu’il s’agit d’eaux internationales, assorties de liberté de navigation selon le droit international. Dernier point, l’ancien Premier ministre australien Malcom Turnbull (2015-018) a jugé mardi regrettable que son pays se soit tourné vers les Etats-Unis, après avoir déchiré le contrat avec la France pour l’acquisition de sous-marins, au vu notamment des doutes désormais sur la possibilité d’utiliser tout type d’armement sans feu vert de Washington.

Parallèlement, pour la première fois depuis l’altercation du Bureau ovale, des négociateurs ukrainiens et américains de haut niveau se sont retrouvés, mardi, à Jeddah, en Arabie saoudite, pour discuter de la possibilité d’un cessez-le-feu entre Kiev et Moscou au moins dans le domaine aérien et maritime.

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8 réponses

  1. L’ anti-Trumpisme Européen bat son plein, il a pourtant été élu sur un programme clair et à une forte majorité par le peuple américain. Donc, il tient promesse n’en déplaise à ses détracteurs et il n’est pas homme à reculer devant les critiques. Cela dérange à l’évidence.

  2. L’évidence s’impose:
    Le Canada et le Groenland doivent demander leur adhésion à… l’Europe! 🙂
    Une Europe à revoir entièrement bien sur!

  3. Une question : un revirement australien au bénéfice de la France pour sa fourniture d’armements serait-il encore possible ?
    Merci pour votre éclairage.
    Et grand merci pour votre activité salutaire dans l’océan inepte de la presse « conventionnelle » et subventionnée !

  4. Je crois que personne ne comprend ce que D Trump a l’intention de faire. Il bluffé tout le temps mais lui, il a un fil conducteur MAGA. Donc on noircit des tonnes de papier et on encombré les ondes avec des anathèmes contredit par les fait quelques temps après. En tous cas, on est sur d’une chose : notre président va multiplier les effets de manche, les déclarations et sommets mais il ne fera rien comme avec L,Algérie. Ila un gros problème avec l’action et il ne sait qu’accumuler les dépenses qui masquent sapeur d’agir.

  5. C’est une réunion ridicule de personnages sans pouvoir politique. Les chefs d’État major sont des éxécutants de haut niveau, équivalents du Directeur Général d’une entreprise qui met en oeuvre les orientations stratégiques et organisationnelles du conseil d’administration. Poste important certes, avec rôle de conseil peut-être pour la mise en oeuvre, mais dénué de pouvoir politique.

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