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samedi 18 avril 2026

Plus de 92 000 destructions d’emplois aux Etats-Unis

Temps de lecture : < 1 minute

Les États-Unis ont détruit des dizaines de milliers d’emplois en février, un spectaculaire revirement qui ravive les inquiétudes sur l’état réel de l’économie américaine dont Donald Trump vante pourtant, comme d’habitude, la bonne santé. Selon les données officielles publiées vendredi, la première économie mondiale a détruit 92.000 emplois le mois dernier, un chiffre sans précédent depuis deux ans, et le chômage a légèrement grimpé, à 4,4%. L’industrie, placée en tête des priorités du gouvernement Trump, a détruit 12.000 emplois en février.

Les investisseurs s’attendaient à des créations nettes d’emplois et à ce que le chômage reste inchangé à 4,3%, selon le consensus publié par MarketWatch. Surtout, l’actualisation des données montre que les États-Unis avaient en fait déjà détruit des emplois au mois de décembre. « Le contexte économique vient de changer de manière spectaculaire. (…) Les questions relatives à une éventuelle récession sont de nouveau d’actualité », a estimé Justin Wolfers, professeur d’économie à l’université du Michigan. En outre, même si l’économie s’est à peine écartée d’une situation de plein emploi, les embauches ont été au point mort l’an dernier.

Un des principaux conseillers économiques de Donald Trump, Kevin Hassett, a pourtant affirmé que l’économie américaine était « vraiment solide » et que les destructions d’emplois observées sur une période d’un mois n’étaient pas un motif d’inquiétude pour le gouvernement. « Il y aura bientôt tellement d’activité que tout le monde pourra trouver un emploi s’il le souhaite », a aussi affirmé M. Hassett sur la chaîne de télévision CNBC. Cela semble faire preuve d’un optimisme démesuré dans une conjoncture plombée par les effets négatifs et erratiques des droits de douanes imposés par la Maison-Blanche, auxquels s’ajoutent la perspective d’un renchérissement grave du coût de l’énergie si la guerre en Iran n’est pas réglée et le détroit d’Ormuz dégagé d’ici 3-4 semaines.

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6 réponses

  1. Ah ! ce Trump qu’on n’aime guère ici…
    « un renchérissement grave du coût de l’énergie si la guerre en Iran n’est pas réglée et le détroit d’Ormuz dégagé d’ici 3-4 semaines. »
    Les UE sont autonomes et exportateurs de gaz et de pétrole, ils ont maîtrisé le flux
    de pétrole vénézuélien. Ils ne risquent donc pas grand-chose sur ce plan, tandis qu’ailleurs…. De plus il ne vous a pas échappé que toutes les bourses s’effondrent sauf aux USA et que le dollar reprend du poil de la bête…

    1. Tout n’est pas noir, on l’a écrit plein de fois.. Mais regardez Trump dans les sondages et l’opinion des Américains sur l’économie !!!

  2. Ce qui compte c est la tendance sur 12 mois pas des chiffres ponctuels ou le commentaire consiste à interpréter une montée ou une baisse par rapport au mois précédent

  3. Espérons qu’on ne cédera pas ici aussi aux sirènes du protectionnisme « européen »… On a pu remarquer que le protectionnisme, le collectivisme et le nationalisme semblent soudainement se revêtir aux yeux de certains d’une curieuse légitimité dès lors qu’ils proviennent de Bruxelles. Or, qu’ils soient locaux, régionaux ou continentaux, ils conservent la même nature néfaste.

  4. J’aimerais connaître la prévision de destruction d’emplois que va occasionner l’IA. Les 50 000 licenciements chez Amazon ne sont que le prélude d’une vague de licenciements de certaines catégories d’emplois.

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