Journal d'actualité libéral
|
mardi 9 juin 2026

Polémique inutile sur l’absence de l’hymne russe à Roland-Garros

Temps de lecture : 2 minutes

La finale du tournoi de simple dames des Internationaux de France de tennis à Roland-Garros s’est conclue, samedi 6 juin 2026, par la victoire d’une jeune Russe de 19 ans, Mirra Andreeva. Contrairement au vainqueur chez les hommes, l’Allemand Alexander Zverev, elle n’a pas vu le drapeau de son pays être hissé jusqu’en haut du mât, ni entendu jouer l’hymne national.

Tous les poutinolâtres qu’abrite notre pays se sont aussitôt insurgés. François Asselineau trouve cela « honteux » et a commenté sur Facebook : « Par dépit de ce succès, les organisateurs, sans doute sur ordre de Macron, ont refusé de jouer l’hymne national russe. Peut-on faire plus minable ? » En fait, depuis l’agression contre l’Ukraine, les joueurs russes, comme les biélorusses, sont autorisés à concourir sur le circuit mais sous statut neutre, donc sans drapeau, ni hymne ou initiales de nationalité accolées à leur nom.

Nicolas Dupont-Aignan, sur le même réseau social, s’interroge : « Depuis quand un sportif doit-il être tenu responsable des décisions de son gouvernement ? Le mérite sportif devrait être respecté, quelle que soit la nationalité du vainqueur. À force de vouloir faire de chaque compétition un acte politique, on finit par dénaturer ce qui fait la grandeur du sport : le talent, l’effort et le respect de l’adversaire. Le sport doit rassembler les peuples, pas prolonger les conflits. »

Une fois n’est pas coutume, nous sommes presque d’accord avec l’inamovible candidat à la présidence de la République. En effet, les compétitions sportives ne doivent pas être des « actes politiques ». Par conséquent, sauf lorsque les compétitions opposent des équipes nationales, on ne devrait pas considérer la victoire d’un sportif comme celle de son pays.

Lorsque le Paris-Saint-Germain joue et gagne, on ne hisse pas le drapeau français et on ne joue pas la Marseillaise. Et pour cause, ce n’est pas l’équipe de France de football. C’est un club dont l’actionnaire principal est Qatari, l’entraîneur Espagnol, les sponsors principaux Américain (Nike) et Qatari (Qatar Airways), les joueurs Brésiliens, Ukrainiens, Géorgiens, Portugais, Français, Coréens, etc. Mirra Andreeva est Russe mais vit en France depuis quatre ans, son entraîneuse est Espagnole, ses sponsors sont Suisse (Rolex), Espagnol (Isdin), Américain (Nike), etc.

Les paires américano-tchèque et argentino-espagnole qui ont remporté respectivement le double dames et le double messieurs à Roland-Garros cette année n’ont pas eu droit aux hymnes nationaux. Pourquoi cela devrait-il être le cas des vainqueurs des tournois de simple ?

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


3 réponses

  1. Elle est russe et la tradition de Roland Garros, s’est de faire retentir l’hymne national du vainqueur. Il fallait donc jouer l’hymne russe…. pour elle, pas pour la Russie !

  2. Le sport devrait rester un sanctuaire apolitique…
    Un brillant sportif n’est pas forcément responsables des éventuels demeurés qui gouvernent le pays !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.