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jeudi 12 février 2026

Pour faciliter l’accès à la propriété, il ne faut pas plus de réglementations ! Au contraire !

Temps de lecture : 2 minutes

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À l’occasion d’une conférence de presse sur le marché immobilier de l’ancien, le réseau d’agences Century 21 a dressé un bilan qui concerne le premier semestre 2023. Il relève que le nombre de transactions immobilières a brutalement ralenti de 14 % entre le premier semestre 2022 et le premier semestre 2023. Quant au niveau général des prix, il est toujours supérieur à celui de 2021.  Les baisses ne permettent pas toujours de compenser la hausse des crédits immobiliers : les ménages sont donc contraints d’augmenter leur apport personnel pour acheter un bien – de l’ordre de 89 000 euros en moyenne (soit trois fois plus qu’il y a deux ans). Leur pouvoir d’achat immobilier a ainsi reculé de 18,4 % par rapport à juillet 2022.

L’exécutif s’est emparé de la question lors du Conseil national de la refondation (CNR) sur le logement début juin ; une concertation entre les acteurs immobiliers, les associations et les organisations patronales. Il en est ressorti 700 propositions dont l’objectif est de favoriser l’accès à la propriété. Parmi celles-ci, on trouve le maintien de la mensualisation du taux d’usure pratiqué par la Banque de France afin de le rendre plus proche de la réalité du marché. On trouve également un assouplissement des règles pour l’obtention d’un crédit immobilier, le développement du bail réel solidaire, la prolongation du prêt à taux zéro (PTZ) jusqu’en 2027, la suppression de la niche fiscale Pinel, le développement de locations à loyer intermédiaire, l’extension de la garantie Visale (une caution publique pour les locataires), etc. Toutes ne sont pas nécessairement à jeter, mais aucune ne semble remettre en cause l’emprise de l’État sur le marché immobilier. Or, la crise actuelle est aussi alimentée par le trop-plein de réglementations (plafonnement des loyers, taxation des propriétaires, performance énergétique) et de subventions (logements sociaux, accès au crédit, aides sociales en tous genres) qui contribuent à limiter artificiellement l’offre de logements, comme l’IREF l’a toujours démontré.

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3 réponses

  1. N’oublions pas dans cette liste que , grâce aux verts soutenus par l’état, les logements classés G sont interdits à la location depuis le début de cette année !

  2. Quand un propriétaire pourra d’office éjecter les mauvais payeurs de son appartement, il y aura des propriétaires pour louer, donc des investisseurs pour acheter…..

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