Émilie Agnoux, par ailleurs cheffe de la Mission des temps (sic) à la Ville de Paris, commence sa tribune ainsi : « Nous pensions que la rengaine du “trop de fonctionnaires” était derrière nous, mais nous avons pêché par excès d’optimisme. Il aura suffi de quelques annonces alarmistes sur le déficit de la France pour réveiller les vieux démons. L’histoire bégaye, à nouveau ».
Dire qu’il y a trop de fonctionnaires, pour Mme Agnoux, c’est purement et simplement menacer le modèle des services publics à la française. Elle reconnaît « qu’il y a probablement des postes administratifs que l’on pourrait redéployer ou, osons le terme, “optimiser” ». Mais il ne faut pas perdre de vue que « la bureaucratie n’est pas mauvaise en soi. Sa portée démocratique est immense. Elle est l’expression de la souveraineté nationale. Elle garantit l’égalité de traitement des usagers, qu’elle protège avant toute chose. Le statut joue le même rôle, en mettant des garde-fous pour limiter les risques de conflits d’intérêts, permettre la continuité de l’activité de l’État, garantir la compétence de ses serviteurs… ».
Il ne faudrait pas non plus oublier que les règles, les normes, sont utiles. Elles « ont réglé des problèmes passés, que l’on ne perçoit plus, mais qui resurgiront une fois la règle fragilisée ou abrogée. Le plus souvent, il faudra plusieurs années pour en voir les effets, en prendre conscience, avant de recréer une nouvelle règle ».
Il existe sans doute, nous explique Émilie Agnoux, un « excès de bureaucratie », mais il est le fait « d’une inflation normative impulsée par le politique » dont pâtissent « les agents comme les usagers ». Cet excès de bureaucratie est, en réalité, « la résultante d’un profond manque de confiance à l’égard des administrations, qui nourrit des batteries d’indicateurs de pilotage et de gestion, toujours plus nombreux, et accentue les contraintes par le haut… ».
Le problème est donc politique. C’est « l’obsession du contrôle, l’instabilité structurelle des directives, la centralisation excessive des décisions, la préférence pour les effets de communication de court terme, des choix politiques qui se réfugient derrière des dysfonctionnements organisationnels » qui rendent la bureaucratie inefficace.
S’il n’est pas faux d’affirmer que les politiques sont responsables de l’extension de la bureaucratie, il est tout de même ahurissant d’en dédouaner l’administration. Comme si celle-ci n’en faisait pas qu’à sa tête et ne cherchait pas, chaque jour qui passe, à étendre son pouvoir !
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Quel politicien osera demander la creation d’une police de la fonction publique pour réguler les abus . Controler le temps de travail effectif , le nombre de jours de recuperation, les arrets maladies etc….
Elle est a n’en pas douter une bonne fonctionnaire aussi qui nous parle des « agents » et des » usagers », ce sabir qui n’est connu que d’eux. Il faut avoir une bonne paire d’oeillères pour ne pas voir que l’Administration nous étouffe à grands coups de notes, de circulaires, de règlements, de normes, de formulaires…
Je lisais récemment que Emmanuel Macron a continué d’embaucher des fonctionnaires contrairement à une de ses promesses d’en réduire le nombre ! C’est vrai qu’après tout, lui-même est un haut fonctionnaire qui a versé dans la politique…
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6 réponses
Un fléau issu du sérail…
Conclusion de l’article : La déliquescence de l’Europe est en marche et son accélération ne faiblit pas.
Quel politicien osera demander la creation d’une police de la fonction publique pour réguler les abus . Controler le temps de travail effectif , le nombre de jours de recuperation, les arrets maladies etc….
Rappelons de quoi nous parlons : en France il y a à peu près 30% de fonctionnaires ou assimilés. Source ici, plus que jamais d’actualité d’autant plus que cela a surement augmenté depuis :
https://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/fonctionnaires-les-chiffres-qui-tuent-18-11-2014-1881987_2428.php
Elle est a n’en pas douter une bonne fonctionnaire aussi qui nous parle des « agents » et des » usagers », ce sabir qui n’est connu que d’eux. Il faut avoir une bonne paire d’oeillères pour ne pas voir que l’Administration nous étouffe à grands coups de notes, de circulaires, de règlements, de normes, de formulaires…
Je lisais récemment que Emmanuel Macron a continué d’embaucher des fonctionnaires contrairement à une de ses promesses d’en réduire le nombre ! C’est vrai qu’après tout, lui-même est un haut fonctionnaire qui a versé dans la politique…
« Think tank »? « Think dust bin » plutôt ! (Poubelle à pensée)