Journal d'actualité libéral
|
lundi 13 juillet 2026

Pour les « décroissantistes », le capitalisme, c’est la laideur et le réchauffement climatique au profit des riches

Temps de lecture : 2 minutes

Tir groupé en faveur de la « décroissance » de la candidate à l’élection présidentielle Delphine Batho et de l’économiste Timothée Parrique.

L’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, fait partie des dizaines de candidats déclarés ou putatifs à l’élection présidentielle. C’est à ce titre et à l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’elle a donné un assez long entretien à l’hebdomadaire Marianne (2 juillet 2026).

L’écologie telle qu’elle la conçoit – l’écologie politique qui la place (très) à gauche de l’échiquier politique – c’est la beauté. En revanche, « la prédation qui est derrière la croissance du PIB et la violence qui l’accompagne » sont les causes de l’enlaidissement du monde. « La tâche historique de l’écologie, c’est l’émancipation du consumérisme », du « fétiche de la croissance ». La solution réside donc dans la « sobriété », la « décroissance », qui est aussi la réponse la plus « souveraine ». Il convient, selon elle, de se défaire des dépendances que sont les énergies fossiles, mais aussi les importations. « Retrouver une frugalité heureuse, c’est retrouver du choix ». Car actuellement, « les gens ne sont pas libres de choisir leurs conditions de vie », si bien qu’il faudrait une « décroissance différenciée ». La surconsommation est « dictée par les catégories les plus favorisées » et elle « aggrave la pauvreté par le sentiment de frustration », aujourd’hui, malheureusement, « tout le monde n’a pas le sentiment d’avoir droit au beau ».

De son côté, l’économiste « décroissantiste »Timothée Parrique (Libération, 3 juillet 2026) accuse le capitalisme, « notre système économique accro à la croissance », d’être à l’origine des canicules que nous subissons de plus en plus : « Nous récoltons des décennies d’inaction climatique, méthodiquement organisée par une minorité possédante qui prospère sur l’écocide ». Car « ce sont bel et bien les riches qui détruisent la planète » avec ce capitalisme qui « privatise les profits et socialise les dégâts ». Après une référence laudative au rapport du Club de Rome de 1972, Timothée Parrique livre sa solution : « Il va falloir ralentir », à commencer par ceux qui saccagent le plus. Il faut « organiser la décroissance des pays riches » et en « revenir au sens premier du mot économie : économiser ».

Décidément, les « décroissantistes » sont les dignes (?) héritiers des socialistes du milieu et de la fin du XIXe siècle, ceux que Frédéric Bastiat, puis Yves Guyot ridiculisaient en les accusant de mener à une régression civilisationnelle, au surplus par des moyens tyranniques. Ils sont même pires car les marxistes, eux, ne voulaient pas d’une quelconque décroissance. N’en déplaise à ces hommes politiques et intellectuels, la barbarie, la pauvreté et la dictature ne sont pas conformes à la nature de l’homme.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


16 réponses

  1. Des illusionistes qui pratiquent la peur pour arriver à leurs fins suicidaires
    Mais toujours sur leur smartphone!!!!

  2. Ces gens ne cessent de m’étonner: mais nous sommes en décroissance économique, démographique . Ces personnes devraient applaudir les gouvernements actuels et précédents car ils ont réussi ce prodige : pas de croissance. Ils devraient fièrement montrer notre pays comme fer de lance écolo mondial . Mais non. On continue dans l auto flagellation. Maintenant leur nouveau leitmotiv : économiser , ça ne fleure pas un peu le concept capitalistique ? Mais bon chiche , allez y pour l’économie , que l’on se marre un peu.

  3. Rien n’empêche les « décroissantistes » a allez vivre dans la foret amazonienne ou de Papouasie nouvelle Guinée ; ils y seront bien , loin de la civilisation des hommes , a vivre au jour le jour ; fini le frigo, les Uber, les smartphones , un retour a la nature complet.

    1. Il y a aussi des frigos et des smartphones dans la forêt amazonienne. La vilaine société capitaliste a d’ores et déjà sali tout le monde. C’est pourquoi il est si urgent de la combattre en son sein, depuis un confortable appartement parisien, car c’est LÀ que se livre le combat le plus important.

  4. « …ceux que Frédéric Bastiat, puis Yves Guyot ridiculisaient en les accusant de mener à une régression civilisationnelle, au surplus par des moyens tyranniques. »

    On ne saurait mieux dire.

    A propos de décroissance, je suggérerais volontiers à cette dame Batho et ce monsieur Parrique d’économiser sur leurs dépenses de coiffeur, bien inutiles, pour lutter contre le réchauffement de la planète.

  5. Celui de la photo de droite a une belle tête de vainqueur déconstruit.
    En 1989, ces gens auraient fui vers l’est.
    En 2027, il serait bon qu’ils pensent à partir en Corée du Nord ou à Cuba et, pour certains en Afghanistan, pays qui applique la décroissance anticapitaliste et qui est sûrement devenu très beau.

    1. En 1989, de nombreux habitants de l est ont fui vers l ouest par contre aucun coco occidental n est passé a l est
      Quant aux visites au paradisiaque Cuba c est juste pour les vacances

    2. @Albatros « En 1989, ces gens auraient fui vers l’est » : certainement pas, pas plus qu’avant ou que maintenant . Ces personnes n’ont aucune intention de se mettre en cohérence avec leurs doctrines, leurs folles élucubrations ne sont que pour les autres , jamais au grand jamais our eux mêmes. Comme me le disaient les tchèques (qui eux avaient connu le communisme) : c’était tellement facile d’être communiste à l Ouest .

  6. Décroissance, sobriété, capitalisme destructeur. Des idéologies promues par des personnes qui ont le ventre plein et qui vivent dans le confort.

  7. Surtout pas. Ces gens là auraient jamais fuit à l’est en 1989. Il ne veulent plus de capitalisme mais en ayant toujours à disposition des magasins plein de bouffe.

  8. rien d’étonnant : le but des « écologistes » est la destruction du capitalisme, comme le proclamait une de leur représentantes lors d’une session de l’ONU il y a plusieurs années déjà. Rien à voir avec la « protection de la Nature »

  9. Pourquoi avons nous en France des soi-disant économistes, donc sensés savoir comment fonctionne une économie, aussi stupides et ignorants?

  10. « N’en déplaise à ces hommes politiques et intellectuels, la barbarie, la pauvreté et la dictature ne sont pas conformes à la nature de l’homme. »

    Je suis en désaccord avec cette conclusion : barbarie et dictature font aussi parmi de ne la nature de l’Homme, n’en déplaise aux intellectuels libéraux…

  11. L’idée de décroissance n’a de sens que pour la démographie mondiale ou au moins la régulation. Cela permet la croissance économique pour le bien être des humains en repoussant les limites ressource de la Terre. Qu’on aime l’idée ou pas, c’est la seule issue !

  12. que les gauchistes commencent par s’appliquer à eux-mêmes leurs préceptes… qu’ils distribuent leur argent aux pauvres, laissent leur place à des racisés, qu’ils cessent d’utiliser internet et l’avion, qu’ils cessent de consommer des produits modernes, et qu’ils vivent de leur potager en autosuffisance… le temps qu’ils passeront à lutter contre les limaces qui mangeront leurs salades sera autant de temps en moins consacré à nous casser les pieds… Pour le reste, rassurons ces énergumènes : les « pays riches » sont déjà en déclin, et les pays émergents brûlent du charbon et du pétrole à tour de bras.

  13. le mode-de-vie le plus polluant et le plus carboné est le mode-de-vie écolo-bobo-urbain… sans une puissante économie carbonée mondiale, point de « métropoles vertes »… les propos de ces écologistes sont totalement déconnectés de leur propre mode-de-vie. Un prolo qui roule en diésel, situé plus en périphérie de la chaîne de valeur, pollue moins qu’un bobo hyper-urbain qui roule à vélo. Plus vous vous situez au centre de la chaîne de valeur, plus vous consommez structurellement de carbone.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.