L’année 2024 a confirmé les failles structurelles de la French Tech. Alors que les levées de fonds des start-up françaises reculent de 7 % pour atteindre 7,77 milliards d’euros, celles des États-Unis affichent une croissance de 25 % (190 milliards de dollars) et celles de l’Allemagne augmentent de 11 %. L’écosystème français, autrefois porté par l’euphorie de l’après-Covid et de l’argent « gratuit », peine à maintenir son dynamisme.
Pourquoi une telle différence ? Le succès des États-Unis s’explique par une approche diamétralement opposée à la nôtre. L’encadrement réglementaire et la fiscalité du capital sont beaucoup plus favorables aux capitaux privés, qu’ils attirent massivement, et donc aux starts-up. En France, il ne faut pas oublier que le label French Tech est largement promu par l’État. Les entreprises concernées bénéficient d’une myriade d’aides et de subventions, à l’instar de la « Bourse French Tech » et de la « Bourse French Tech Émergence », qui financent des projets à hauteur de 30 000 à 90 000 euros et couvrent jusqu’à 70 % des dépenses éligibles. Or, c’est précisément cette dépendance aux fonds publics qui nuit à la viabilité à long terme des start-up françaises : l’État fausse les règles du marché, détourne les ressources des projets les plus prometteurs et perpétue une culture de la dépendance qui décourage la prise de risques.
À cela s’ajoute l’instabilité institutionnelle, exacerbée par la dissolution en juin dernier, qui a amplifié les incertitudes avec une chute des investissements de 14 % au deuxième semestre de l’année 2024. Cette instabilité, combinée à une fiscalité dissuasive et à des réglementations complexes, freine le développement des start-up françaises. Ce n’est sûrement pas de subventions supplémentaires qu’elles ont besoin, mais d’une fiscalité qui encourage l’investissement privé et d’une simplification de l’environnement réglementaire. Autrement, la French Tech restera une vitrine subventionnée qui peine à rivaliser avec la Silicon Valley.
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8 réponses
« Qui peine à rivaliser »… c’est déjà très, très, généreux !
L’es États Unis agissent sur le contexte dans lequel les entreprises évoluent. la France, selon une tradition bien établie, soutient par son intervention financière directe les acteurs sans ce soucier le moins du monde du contexte paperassier et réglementaire qu’il développe par ailleurs. Deux conceptions de la démocratie, la première est sans doute la plus raisonnable.
Je suis développeur informatique et actuellement architecte solution. J’ai baigné un peu dans ce monde de startups mais je devrais plutôt parler de startdowns.
Personne ne met ses humhum sur la table.
Personne ne veut prendre de risques.
Et quand ça sent la fin, c’est le royaume du « c’est pas moi, c’est lui ».
Il n’y a aucune pugnacité, aucun fighting spirit.
Les rares fois où je l’ai vu, il n’y avait que des capitaux privés
Comment voulez-vous optimiser vos chances de succès industriel si votre environnement administratif ( AU SENS LE PLUS LARGE ) vous est systématiquement négatif à votre égard grâce à des politiciens jaloux de votre esprit innovant ?
Avec un Bayrou qui envisage par ailleurs « une loi pour interdire les produits non-autorisés », il est normal de faire du sur-place. Nous sommes bien au pays de Courteline.
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8 réponses
« Qui peine à rivaliser »… c’est déjà très, très, généreux !
fiscalité dissuasive excessive et à des réglementations complexes tout est dit
L’es États Unis agissent sur le contexte dans lequel les entreprises évoluent. la France, selon une tradition bien établie, soutient par son intervention financière directe les acteurs sans ce soucier le moins du monde du contexte paperassier et réglementaire qu’il développe par ailleurs. Deux conceptions de la démocratie, la première est sans doute la plus raisonnable.
Qui est incapable de rivaliser serait plus exact!
fiscalité dissuasive et à des réglementations complexes tout est dit
Je suis développeur informatique et actuellement architecte solution. J’ai baigné un peu dans ce monde de startups mais je devrais plutôt parler de startdowns.
Personne ne met ses humhum sur la table.
Personne ne veut prendre de risques.
Et quand ça sent la fin, c’est le royaume du « c’est pas moi, c’est lui ».
Il n’y a aucune pugnacité, aucun fighting spirit.
Les rares fois où je l’ai vu, il n’y avait que des capitaux privés
Comment voulez-vous optimiser vos chances de succès industriel si votre environnement administratif ( AU SENS LE PLUS LARGE ) vous est systématiquement négatif à votre égard grâce à des politiciens jaloux de votre esprit innovant ?
Avec un Bayrou qui envisage par ailleurs « une loi pour interdire les produits non-autorisés », il est normal de faire du sur-place. Nous sommes bien au pays de Courteline.