On nous répète que l’offre libérale est sans avenir, dans le pays drogué à la dépense et à la tutelle publiques. C’est ignorer l’immense demande de liberté qu’expriment les Français dans leurs choix quotidiens et leur insatisfaction croissante du social-étatisme.
Les Français sont des libéraux qui s’ignorent. Le dire relève presque du blasphème, dans le pays où la propension innée au socialisme serait une évidence. C’est pourtant une lapalissade. Il suffit d’observer leur quotidien pour s’en convaincre : ils contournent les rigidités, recherchent l’efficacité, privilégient la liberté de choix. Malgré les discours culpabilisateurs dominants, ils valorisent la réussite individuelle à l’école comme dans la vie professionnelle. Malgré les pires verrous administratifs et fiscaux du monde, ils sont de plus en plus nombreux à lancer leur micro-entreprise (760 000 rien que l’an dernier).
Mais un profond malentendu persiste. On fait croire que le libéralisme serait la loi de la jungle et l’abandon des plus faibles. Il n’est pourtant pas l’antithèse de la protection, il en est la condition. Car une économie plus libre, c’est plus de richesse produite, donc plus de recettes pour financer la santé, la sécurité, la justice. C’est aussi plus de pouvoir d’achat, donc plus de capacité pour chacun de choisir ses propres protections (logement, mutuelle, sécurité etc.).
Le libéralisme n’est pas une doctrine pour riches mais pour les plus modestes. Les Français les plus fragiles ne veulent pas être assistés, ils veulent être émancipés.
L’attente de réformes libérales
Ils sont d’ailleurs largement favorables aux réformes libérales qui leur permettront demain d’y parvenir. Six Français sur dix souhaitent l’introduction d’une part de capitalisation dans le système de retraite. Sept sur dix voulaient aussi, il y a 20 ans déjà, la suppression de la carte scolaire, depuis largement confirmée dans les études et contournée dans les faits. Qui peut être contre la liberté de cotiser pour soi-même ? Beaucoup pensent en réalité déjà le faire, tant l’incompréhension du système par répartition est partagée. Qui peut être contre le choix de scolariser ses enfants où bon lui semble, afin de créer de la concurrence entre les établissements et rehausser la qualité de l’enseignement ?
Les Français ne demandent pas plus de socialisme : ils expriment, à travers un croissant désir de liberté, le rejet d’un système dont ils constatent chaque jour la faillite.
Leur attachement à l’État, dont procède la Nation, est pourtant persistant. À chaque mauvaise passe, la même inquiétude : que deviendrons-nous sans telle prime, tel chèque, telle aide ? Les Français apprécient les effets de l’assistance, mais rejettent l’aliénation qu’elle implique. L’argent public (qui est pourtant le leur), agit comme une drogue : ils en aiment l’effet, mais pas la dépendance qu’il procure. Et c’est là qu’il faut clarifier : le libéralisme n’est ni le libertarisme ni le minarchisme, qui ne reconnaissent à l’Etat qu’un périmètre d’intervention minimal.
Pour notre part, nous ne voulons pas supprimer l’État, mais le recentrer sur ses missions régaliennes. Faire en sorte qu’il cesse de vouloir tout gérer sans parvenir à régler les problèmes essentiels. Le désengager des domaines où il intervient excessivement, pour qu’il se concentre là où son action manque réellement. Cette logique est, soyons-en sûrs, ultra majoritaire dans l’opinion.
Les événements politiques des dernières années le confirment. Emmanuel Macron a été élu en 2017 sur une promesse, ô combien trahie, de libération de la société (« start-up nation », simplification, mobilité sociale) face à François Fillon, qui malgré les affaires, avait rassemblé 7,2 millions d’électeurs sur un programme de suppression de 500 000 postes de fonctionnaires et de réduction de 100 milliards d’euros de la dépense publique.
L’épiphanie libérale de la classe politique
Cette attente se manifeste aujourd’hui plus clairement encore. Après David Lisnard, l’émergence de figures au discours libéral (sincères ou opportunistes, comblant un vide de la pensée, traduisant une conviction tardive ou authentique, chacun en jugera au regard des parcours) comme Sarah Knafo, Guillaume Kasbarian, Christelle Morançais ou Éric Ciotti, prouve une fois de plus qu’il existe en France une demande profonde de libéralisme.
Si ce discours a longtemps peiné à s’imposer, c’est aussi en raison de décennies de désinformation médiatique, combinée à l’endoctrinement scolaire, qui ont tant criminalisé les derniers grands dirigeants libéraux ayant, eux au moins, obtenu des résultats : Margaret Thatcher, Ronald Reagan, Jean Chrétien…
En 2002, Alain Madelin portait à l’élection présidentielle une vision libérale marginalisée par la grande coalition du RPR, devenue UMP, dans une France encore trop sûre d’elle-même pour donner prise à un discours alternatif. Mais l’illusion sociale-étatiste est terminée. La faillite du système est plus visible que jamais, si bien que nombre de ceux qui en ont vécu prétendent maintenant le réformer, avec des options libérales qu’ils ont toujours rejetées.
Dans ce théâtre d’ombres, le candidat David Lisnard est un brise-glace idéologique, celui qui, le premier depuis Alain Madelin, a remis sur la table les notions de liberté, de responsabilité, de propriété, désormais disputées par une classe politique dépourvue d’idées. Retraite par capitalisation, suppression des agences et opérateurs inutiles de l’Etat, exemptions sur le modèle « Notre Dame » : autant de thèmes sur lesquels le président de Nouvelle Energie a été « lanceur d’alerte ». Et pas seulement : relance du nucléaire civil, ultra violence des mineurs, fléaux du narcotrafic et du protoxyde d’azote constituent aussi les préoccupations devenues centrales d’un terreau libéral-conservateur majoritaire dans le pays, auquel répond l’offre de David Lisnard. Son niveau d’approbation, le plus élevé dans la classe politique parmi ceux qui le connaissent, traduit l’immense attente d’ordre et de liberté.
Les Français n’ont pas changé. Ils ont toujours aspiré à être libres et propriétaires de leur vie. Ce qui a changé, c’est que cette aspiration a enfin trouvé des mots et une incarnation. Il ne tient qu’à nous d’imposer à la « caste » qui nous gouverne ce que nous sommes et voulons vraiment.
Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l’auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
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7 réponses
En attendant lorsque les élections arrivent aucun libéraux ne sont jamais élus…
Les français veulent le beurre et l’argent du beurre, la liberté sans responsabilité.
Vous prenez vos désirs pour une réalité….
Voyez l ébauche des programmes électoraux pour les présidentielles de 2027, pas la moindre allusion tangible à la retraite à 67 ans comme à la capitalisation
Les gaulois aspirent toujours au quoi qu il en coûte quoiqu’il arrive ( voir l épisode recent de demande de prise en charge par l’état de la hausse du prix des hydrocarbures)
Quand au brise glace c est comme le porte avion Charles de galle, il est soit en calle pour entretien sinon se tient loin de toutes échauffourées
Les Français sont surtout des socialosverdos ! Ils ignorent toute forme de libéralisme ce qui constitue une véritable catastrophe pour le Pays ! La France ne peut s’en sortir dans ces conditions !
« ….a remis sur la table les notions de liberté, de responsabilité, de propriété »
J’ai un faible pour la défense du droit à la propriété, mis en cause, dégradé de toutes parts: ISF, IFI, impôts fonciers en hausse constante, Taxe d’habitation maintenue pour les résidences secondaires, interdiction de louer un bien par DPE, plafonnement des loyers, squatters indélogeables, et même suppression de l’héritage programmé par nos bons socialo dont Mme Braun Pivert…
l’application du libéralisme est inéluctable ., mais les Français ne sont pas encore prêts. Tenez bon , le RN va mettre la France à terre , préparez vous . Préparez un vrai programme de gouvernement , sans populisme, avec respect de vos adversaires ,
des idées nouvelles souvent polémiques, de la jeunesse et surtout OSEZ le faire.
Attention que Thatcher et Reagan n’étaient pas réellement libéraux… le libéralisme suppose une réelle liberté et responsabilité des agents économiques, un ordre authentiquement spontané… la « spontanéité organisée » du libéralisme des années 1980, financée à grand coup de dette publique et de capitalisme-de-connivence, n’est plus possible aujourd’hui… On ne peut pas se limiter à la liberté micro-économique… il faut recréer une liberté macro-économique… et là, il y a du boulot ! … Je vous rejoins sur un point : les Français peuvent adhérer à un discours libéral qui serait bien fait. En son temps, Milton Friedman avait son émission à la télé. Il ne s’agit pas d’asséner des slogans techno-gestionnaires sur « la rigueur », mais de faire des émissions qui expliquent comment fonctionne l’économie libre. Les gens ont besoin de comprendre et non pas d’obéir.
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En attendant lorsque les élections arrivent aucun libéraux ne sont jamais élus…
Les français veulent le beurre et l’argent du beurre, la liberté sans responsabilité.
Vous prenez vos désirs pour une réalité….
Voyez l ébauche des programmes électoraux pour les présidentielles de 2027, pas la moindre allusion tangible à la retraite à 67 ans comme à la capitalisation
Les gaulois aspirent toujours au quoi qu il en coûte quoiqu’il arrive ( voir l épisode recent de demande de prise en charge par l’état de la hausse du prix des hydrocarbures)
Quand au brise glace c est comme le porte avion Charles de galle, il est soit en calle pour entretien sinon se tient loin de toutes échauffourées
Les Français sont surtout des socialosverdos ! Ils ignorent toute forme de libéralisme ce qui constitue une véritable catastrophe pour le Pays ! La France ne peut s’en sortir dans ces conditions !
« ….a remis sur la table les notions de liberté, de responsabilité, de propriété »
J’ai un faible pour la défense du droit à la propriété, mis en cause, dégradé de toutes parts: ISF, IFI, impôts fonciers en hausse constante, Taxe d’habitation maintenue pour les résidences secondaires, interdiction de louer un bien par DPE, plafonnement des loyers, squatters indélogeables, et même suppression de l’héritage programmé par nos bons socialo dont Mme Braun Pivert…
l’application du libéralisme est inéluctable ., mais les Français ne sont pas encore prêts. Tenez bon , le RN va mettre la France à terre , préparez vous . Préparez un vrai programme de gouvernement , sans populisme, avec respect de vos adversaires ,
des idées nouvelles souvent polémiques, de la jeunesse et surtout OSEZ le faire.
Attention que Thatcher et Reagan n’étaient pas réellement libéraux… le libéralisme suppose une réelle liberté et responsabilité des agents économiques, un ordre authentiquement spontané… la « spontanéité organisée » du libéralisme des années 1980, financée à grand coup de dette publique et de capitalisme-de-connivence, n’est plus possible aujourd’hui… On ne peut pas se limiter à la liberté micro-économique… il faut recréer une liberté macro-économique… et là, il y a du boulot ! … Je vous rejoins sur un point : les Français peuvent adhérer à un discours libéral qui serait bien fait. En son temps, Milton Friedman avait son émission à la télé. Il ne s’agit pas d’asséner des slogans techno-gestionnaires sur « la rigueur », mais de faire des émissions qui expliquent comment fonctionne l’économie libre. Les gens ont besoin de comprendre et non pas d’obéir.
Ma liberté?j’ai passé l’age qu’on me dise ce que j’ai a faire ou penser.Je décide seul.