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samedi 17 janvier 2026

Préavis de grève : Force Ouvrière, le syndicat parasite

Temps de lecture : 2 minutes

À peine présenté, le budget 2026 provoque déjà la levée de boucliers de Force Ouvrière (FO). Le syndicat a déposé un préavis de grève du 1er septembre au 30 novembre et appelle à la « mobilisation » contre ce qu’il décrit comme des « politiques d’austérité qui font payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les demandeurs d’emploi ou encore les retraités ».
Il dénonce « la suppression de deux jours fériés, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage », la désindexation des pensions de retraite et le doublement des franchises médicales. La solution serait toute trouvée :  taxer davantage les plus hauts revenus, comme s’ils ne contribuaient pas suffisamment aux prélèvements obligatoires, notamment en matière d’impôt sur le revenu.

De quoi parle-t-on ? Le plan Bayrou, présenté le 15 juillet, vise à réduire les dépenses publiques de 43,8 milliards d’euros, mais dans les faits, il ne fait que ralentir leur augmentation (30 milliards de plus en 2026). Comme nous l’avons écrit dans nos colonnes, même si le plan était appliqué, la dette poursuivra sa progression en atteignant 117,2 % du PIB en 2029. Quant au déficit, il devrait être ramené à 4,6 % du PIB en 2026 (contre 5,8 % en 2024).
L’annonce de 3 000 suppressions de postes de fonctionnaires (sur 5,7 millions) tient davantage de la communication que d’une réelle volonté de réduire les dépenses publiques.

Cette réaction de FO illustre la capacité de nuisance d’un syndicat archaïque, largement financé par la puissance publique, peu représentatif des Français et opposé par principe à toute réforme de fond. Comme la plupart des autres syndicats, il défend un modèle étatiste où le rôle de l’État est d’arroser sans compter et de défendre des prétendus « acquis sociaux » (un concept qui ne veut rien dire), indépendamment de la soutenabilité budgétaire. Ce qu’il appelle « austérité » n’est qu’un timide retour au bon sens.
Ralentir la dépense n’est pas suffisant. Il faut la réduire de manière structurelle, en supprimant les agences et les ministères inutiles, en coupant les subventions aux associations, aux syndicats et aux partis politiques, en instaurant un système de retraite par capitalisation, en privatisant l’audiovisuel public, la Sécurité sociale et l’assurance chômage, en supprimant le statut de la fonction publique.
La France a besoin d’un État recentré sur ses missions régaliennes, d’une fiscalité limitée et d’une économie libérée de toute entrave interventionniste.

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10 réponses

  1. Pour virer tous ces inutiles en supprimant:agences et ministères inutiles,subventions aux associations,aux syndicats ect…Il faudra passer par un coup d’état,si pas réalisé en 2027.

    1. Quels sont les ministères inutiles et quel est leur budget 2025 ?
      Quelles sont les montants des dépenses que vous évoquez ?
      Quant à évoquer un coup d’état, par qui, pourquoi ?
      La démocratie est le plus mauvais des systèmes à l’exception de tous les autres.
      Comme les français ne votent pas comme vous le souhaitez alors vous voulez imposer vos vues minoritaires.
      Lamentable.

  2. Le droit de grève pour s’opposer au gouvernement devrait être interdit.
    Ces syndicats de gauche marxistes (FO,CGT,SUD) veulent en fait un système ‘’communiste’’ où l’économie est étatiste, avec l’idée que les salariés dans un tel système seraient protégés. Ils oublient que dans un tel système ils seraient plus pauvres avec moins d’avantages sociaux.

  3. Dans les pays latin, libéralisation devient rapidement rente de situation, ce n’est pas un hasard si les libéraux français pratiquent le chantage au vote RN ou LFI quand on s’attaque à leurs avantages (LFI quand ce sont de jeunes aspiranfs bourgeois, RN quand ce sont des vieux bourgeois profitant et ne renvoyant jamais l’ascenseur)

  4. Supprimer les subventions aux syndicats et mettre en place une démocratie directe comme en Suisse. Les français et la France s’en porteraient bien mieux.

    1. Les francais ne sont pas des suisses et voteraient n’importe quoi :
      – retraite à 60 ans
      – SMIC à 2000 €
      – semaine de travail à 30 heures

      Notre monde et ses contraintes sont trop complexes pour une population qui a perdu la faculté de raisonner et qui préfère l’ignorance dogmatique aux faits rationnels et documentés.

  5. La défense des droits des salariés est une chose mais la première de toutes que les syndicats devraient observer c’est la défense de l’outil de travail sans lequel il n’y aura plus de salariés . Les syndicats allemands l’ont compris depuis longtemps.
    Ensuite , il serait bon pour mesurer la responsabilité de ces gens qui ne consacrent qu’une petite partie de leur temps à travailler, de mesurer , année par année le cout des grèves . Je pense que d’aucuns auraient à en rougir.

  6. Gérer ses finances en « bon père de famille », c’est ne pas dépenser plus que l’on gagne, épargner une partie des ressources pour faire face à l’imprévu et aux coups durs de la vie, et ce, sans compter toujours sur « les autres ». Mais ça, les syndicats (aucun) ne l’ont jamais compris et voient l’Etat comme le décrivait Bastiat, sans comprendre que l’Etat, c’est eux et les travailleurs contribuables qu’ils sont censés représenter! En fait, tous les syndicats ne défendent qu’eux-mêmes et plutôt ceux de la corporation à laquelle ils appartiennent.

  7. Ben oui, mais quoi sera élu avec votre programme ? Ce qu’il nous faudra , c’est un vrai menteur qui propose la lune et serre la vis à peine élu au lieu de lâcher les vannes comme cela s’est fait depuis un demi siècle…

  8. Les syndicats ont un pouvoir de nuisance inversement proportionnel à leurs effectifs. Je propose que l’Etat leur supprime les subventions, cela fera un peu d’économie.

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