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mardi 14 juillet 2026

Présidentielle 2027 : mais où sont les privatisations dans les programmes ?

Temps de lecture : 2 minutes

Les candidats à la présidentielle se bousculent au portillon. Mais on ne peut pas dire que les propositions de réforme deviennent de plus en plus audacieuses avec le nombre de candidats. L’une d’entre elles fait même défaut chez la plupart d’entre eux. Même le MEDEF n’en parle pas (ou très peu). Il s’agit des privatisations.

 

L’Etat est assis sur un patrimoine de plus de 200 milliards d’euros qu’il gère mal et dont l’essentiel n’a aucune justification stratégique. Participations industrielles, audiovisuel public, parc HLM : il est temps de vendre. Surtout aujourd’hui quand l’Etat croule sous une dette publique de plus de 3 300 milliards d’euros, proche de 114 % du PIB, et cherche fiévreusement une quarantaine de milliards d’économies pour boucler son prochain budget. Selon les données, en 2025, le portefeuille de l’État actionnaire — les participations recensées par l’Agence des participations de l’État (APE) — pesait 209,1 milliards d’euros, répartis dans 86 entreprises. Regardons en détail tout ce que l’Etat peut vendre.

Un patrimoine de plus de 200 milliards d’euros

Pourquoi l’État détient-il encore des parts d’Engie, d’Orange, de Renault, d’Air France-KLM, d’Aéroports de Paris ou de la Française des Jeux ? Ces seules participations cotées non régaliennes représentent plus de 25 milliards d’euros. Vingt-cinq milliards qui pourraient être investis par le privé ou qui pourraient effacer d’un coup une tranche de dette et cesser d’exposer le contribuable au risque industriel. L’audiovisuel public est, lui aussi, une anomalie. L’État y engloutit près de 4 milliards d’euros par an (3,9 milliards en 2025), dont 2,5 milliards pour la seule France Télévisions, à l’heure où le téléspectateur dispose de centaines de chaînes et de plateformes. La Cour des comptes elle-même juge la situation de France Télévisions « préoccupante » et sa réforme « indispensable et urgente ». Pourquoi s’obstiner ? Privatisons. Un média n’a pas besoin d’être nationalisé pour être libre ; il a besoin d’un marché pour être efficace.

HLM : vendre aux locataires

Et le logement social ? La France compte 5,4 millions de logements sociaux, qui abritent plus de dix millions de personnes — et 2,9 millions de ménages patientent sur des listes d’attente interminables. Ce monopole administratif produit surtout de la pénurie. L’IREF le propose depuis des années : vendre massivement le parc HLM à ses locataires. Là où l’État ne voit qu’un stock à gérer, la privatisation créerait des millions de propriétaires, transformerait des assistés en propriétaires et rendrait au marché la fluidité que la bureaucratie lui interdit. En 2025, à peine 10 900 logements sociaux ont été vendus : une goutte d’eau par rapport à ce que peut rapporter la vente des HLM. Une privatisation ambitieuse du parc HLM (autour d’un million de logements) pourrait rapporter de l’ordre de 100 milliards d’euros, la vente de la totalité du parc représentant un plafond théorique proche de 500 milliards.

Ramener l’État au régalien

L’État n’a pas vocation à produire de l’électricité, des voitures, des jeux de grattage ou des programmes de télévision. Sa mission, c’est le régalien : la sécurité, la justice, la défense, la monnaie. Tout le reste, le marché le fait mieux, moins cher et sans ponctionner le contribuable.

Les privatisations ne sont pas une braderie : elles sont un désendettement, un gain d’efficacité et une reconquête de liberté. Elles rendent à la société ce que l’État lui a confisqué. Il ne s’agit pas de vendre la France, mais de la libérer. La cession de la FDJ en 2019 avait rapporté près de 1,9 milliard ; celle des autoroutes en 2006, près de 15 milliards. Les précédents existent. Vive les privatisations !

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