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lundi 3 août 2026

Présidentielle 2027 : mais où sont les privatisations dans les programmes ?

Temps de lecture : 2 minutes

Les candidats à la présidentielle se bousculent au portillon. Mais on ne peut pas dire que les propositions de réforme deviennent de plus en plus audacieuses avec le nombre de candidats. L’une d’entre elles fait même défaut chez la plupart d’entre eux. Même le MEDEF n’en parle pas (ou très peu). Il s’agit des privatisations.

 

L’Etat est assis sur un patrimoine de plus de 200 milliards d’euros qu’il gère mal et dont l’essentiel n’a aucune justification stratégique. Participations industrielles, audiovisuel public, parc HLM : il est temps de vendre. Surtout aujourd’hui quand l’Etat croule sous une dette publique de plus de 3 300 milliards d’euros, proche de 114 % du PIB, et cherche fiévreusement une quarantaine de milliards d’économies pour boucler son prochain budget. Selon les données, en 2025, le portefeuille de l’État actionnaire — les participations recensées par l’Agence des participations de l’État (APE) — pesait 209,1 milliards d’euros, répartis dans 86 entreprises. Regardons en détail tout ce que l’Etat peut vendre.

Un patrimoine de plus de 200 milliards d’euros

Pourquoi l’État détient-il encore des parts d’Engie, d’Orange, de Renault, d’Air France-KLM, d’Aéroports de Paris ou de la Française des Jeux ? Ces seules participations cotées non régaliennes représentent plus de 25 milliards d’euros. Vingt-cinq milliards qui pourraient être investis par le privé ou qui pourraient effacer d’un coup une tranche de dette et cesser d’exposer le contribuable au risque industriel. L’audiovisuel public est, lui aussi, une anomalie. L’État y engloutit près de 4 milliards d’euros par an (3,9 milliards en 2025), dont 2,5 milliards pour la seule France Télévisions, à l’heure où le téléspectateur dispose de centaines de chaînes et de plateformes. La Cour des comptes elle-même juge la situation de France Télévisions « préoccupante » et sa réforme « indispensable et urgente ». Pourquoi s’obstiner ? Privatisons. Un média n’a pas besoin d’être nationalisé pour être libre ; il a besoin d’un marché pour être efficace.

HLM : vendre aux locataires

Et le logement social ? La France compte 5,4 millions de logements sociaux, qui abritent plus de dix millions de personnes — et 2,9 millions de ménages patientent sur des listes d’attente interminables. Ce monopole administratif produit surtout de la pénurie. L’IREF le propose depuis des années : vendre massivement le parc HLM à ses locataires. Là où l’État ne voit qu’un stock à gérer, la privatisation créerait des millions de propriétaires, transformerait des assistés en propriétaires et rendrait au marché la fluidité que la bureaucratie lui interdit. En 2025, à peine 10 900 logements sociaux ont été vendus : une goutte d’eau par rapport à ce que peut rapporter la vente des HLM. Une privatisation ambitieuse du parc HLM (autour d’un million de logements) pourrait rapporter de l’ordre de 100 milliards d’euros, la vente de la totalité du parc représentant un plafond théorique proche de 500 milliards.

Ramener l’État au régalien

L’État n’a pas vocation à produire de l’électricité, des voitures, des jeux de grattage ou des programmes de télévision. Sa mission, c’est le régalien : la sécurité, la justice, la défense, la monnaie. Tout le reste, le marché le fait mieux, moins cher et sans ponctionner le contribuable.

Les privatisations ne sont pas une braderie : elles sont un désendettement, un gain d’efficacité et une reconquête de liberté. Elles rendent à la société ce que l’État lui a confisqué. Il ne s’agit pas de vendre la France, mais de la libérer. La cession de la FDJ en 2019 avait rapporté près de 1,9 milliard ; celle des autoroutes en 2006, près de 15 milliards. Les précédents existent. Vive les privatisations !

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16 réponses

  1. J’apprécie toujours vos petits billets, Mr Lecaussin.
    Toutefois, dans les missions régaliennes que vous avez cités, selon moi, vous en avez oubliés deux : la gestion des finances publiques -qui comprends la levée de l’impôt dans des proportions justes et raisonnables (je suis partisan de la mise en place d’un impôt unique, payés par tous, sans exception, et qui ne spolie pas les gens en leur confisquant la plus grande partie de leurs revenus);
    ainsi que la préparation du budget annuel-, et la gestion de la diplomatie et des relations internationales -les affaires étrangères en somme-.
    Et pour moi, l’émission de la monnaie n’est pas une mission régalienne, bien que cette dernière soit sujette à débat parmi les libéraux -personnellement, je fait partie de ceux qui ne l’a considère pas comme une mission régalienne-.
    Pour le reste, les fondamentaux sont là : intérieur, justice et armée.

  2. Au regard de la situation économique et sociétale du pays France OU SONT LES PROGRAMMES ? Je n’en trouve pas un seul qui mérite le déplacement.

  3. Les privatisations seraient un excellent outil pour amorcer un plan de retraite par capitalisation tout en maintenant une retraire par répartition pour les retraités actuels
    Les actifs ne peuvent pas être sûr les 2 fronts au démarrage
    150 à 180 milliards serait une bonne base pour développer la capi qui doit être l axe prioritaire d une réforme structurelle des retraites avec l augmentation à 70 ans du départ en retraite

  4. Certains candidats de gauche et d’ultra-gauche veulent faire l’inverse : nationaliser, en particulier les autoroutes. Avec quel argent ? Peu importe. Le comble, c’est qu’ils s’imaginent que l’Etat fera mieux que les entreprises privées qui, depuis la privatisation de ces autoroutes, en ont fait une activité particulièrement rentable qui, de plus, ne s’est pas faite au détriment d’un entretien régulier.
    Alors… évoquons l’état de nos commissariats de police, de nos hôpitaux, de nos écoles, collèges et lycées, de nos palais de justice, de nos routes, de nos ponts.

    1. Vous avez tout à fait raison !
      J’ai connu les autoroutes en très mauvais état, les fameux (enfin façon de parler !) restaurant Borels, les innombrables grèves aux péages et tout l’argent qui devait être ré-injecté…

  5. Nous assurons des emplois dans des organismes d’état qui gèrent le parc immobilier de locations… Nous créons des emplois, parce que nous entretenons un système d’assistés. Nécessité de privatiser, je suis ok. A contrario je pense aux courtiers privés qui vendent des contrats d’électricité avec promesse de prix attractifs. Mais lorsque les prix s’envolent (suite au Covid par ex), ils spéculent au détriment de leurs clients. Avec EDF, j’observe une stabilité des prix. L’abonnement est élevé, mais l’entreprise nous assure une sérénité d’esprit… qui n’a pas de prix.

    1. Les gaulois sont etatistes dans leur grande majorité mais pas socialistes
      L etatisme est prisé aussi bien à droite qu a gauche
      Le RN comme les LR sont globalement etatistes seul reconquête MM DL et l UDR ont un peu de sang libéral
      Le faschisme n a rien a envié au communisme dans ce domaine
      Le GdG était un fervent adepte du dirigisme étatique mais d une très grande rigueur budgétaire

  6. C’est normal !! «  » »L’ÉTAT » » » (SIC) ne voudra JAMAIS privatiser quoi que ce soit ! Où se tiendrai son pouvoir ?? Ils sont totalement incompétents, n’ayant jamais travaillé de leur vie ( ils sortent, pour la plupart, de l’ENA, Ecole Nationale des Ânes ), mais ils veulent tout contrôler !! Çà leur donne l’impression d’être puissant, de toutes façons c’est la seule chose qu’ils savent faire.
    Je pense, surtout, que leur rêve est une dictature tous azimuts, pour mieux nous surveiller, nous pressurer, nous piller, sans vergogne, sans que personne ne se révolte !!
    C’est peut-être un peu dur, mais c’est réellement ce que je crois!!

  7. pour se faire élire, les candidats font faire assaut de démagogie… c’est la foire d’empoigne quinquennale, et les lutteurs-de-foire s’apprêtent au pugilat. Les journaux oligarchiques racoleront les masses sans chercher à les éclairer. Et la France se dirige vers les 4000 milliards de dette, ah ah ah !

  8. Mais il ne se préoccupe pas du régalien car les politiciens s’en fichent. Seuls leurs intérêts les préoccupent.

  9. Pas d’accord.
    Il faut privatiser les participations dans le secteur concurrentiel (Air France, Renault, etc…) et nationaliser ou garder des participations dans les monopoles (Autoroutes, EDF, Nucleaire, etc…) mais gérés par des fonctionnaires sérieux avec des objectifs d’équilibre et de qualité.

  10. Depuis chirac les autoroutes sont fort bien gérées par les concessionnaires
    Pitié ne changeons rien
    En ce qui concerne EDF, l exploitation de l hydraulique, les centrales thermiques…..peuvent parfaitement être privatisée
    Comme d ailleurs Enedis
    Vous y croyez vraiment a votre gestion sérieuse de fonctionnaires????
    C est ce qu on nous raconte depuis 50 ans pour justifier les pires âneries

  11. Il est démontré que l’état est :
    – un piètre actionnaire
    – un piètre gestionnaire
    – un piètre employeur
    – un piètre producteur
    La privatisation de tout ce qui n’est pas « régalien » (défense, police, justice) doit être une priorité.

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