La dépense publique, qui représentait 56,6 % du PIB en 2025, est prévue à 56,9 % en 2027. Le gouvernement annonce une baisse des dépenses publiques alors que la dépense primaire passerait de 1 662,5 Md€ en 2026 à 1 691 Md€ en 2027, soit 28,5 Md€ de plus. Charge de la dette comprise, le total des dépenses publiques grimpe de 1 742 à 1 784 Md€ : 42 milliards d’euros supplémentaires en une seule année.
Le gouvernement nous dit que l’augmentation des dépenses de l’Etat est due à la Défense et aux intérêts de la dette. Mais M. Macron, qui dirige le pays depuis près de dix ans, n’est-il pas responsable de cette dette publique actuelle de 3 595,5 Md€, 119% du PIB, dont les intérêts représenteront 91,2 Md€ en 2027 ? Par ailleurs, l’augmentation de nos dépenses sociales, les plus élevées du monde en % de PIB, est prévue en hausse de 2% : elle passerait de 816,6 Md€ en prévisions 2026 à 833,8 Md€ en prévisions 2027. On réduit encore l’Etat régalien au profit de l’Etat social sous le poids duquel la France succombe.
Nous avons déjà présenté dans les colonnes de Contrepoints les principaux postes de ces lois de finances de l’Etat (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS). Il nous paraît nécessaire d’en souligner le caractère insincère.
Une présentation qui trompe énormément
Le gouvernement mélange les éléments de comparaison et les références pour livrer des chiffres complaisants et des économies spectaculaires qui ne sont que de la poudre aux yeux. L’IREF a déjà expliqué que cet effort n’est pas réel mais calculé par rapport à la projection de ce que ce serait si rien n’était fait. Les 54 Md€ d’efforts budgétaires prévus intègrent au surplus 11 Md€ d’économies au titre de mesures déjà décidées et mises en œuvre en 2026.
Le gouvernement évoque « les conséquences doublement négatives du conflit au Moyen-Orient et des événements climatiques de l’été » pour justifier son déficit public 2026 de 5,4% au lieu des 5% prévus. Ce n’est qu’un mauvais prétexte. Il n’avait qu’à faire plus d’économies.
« Aucune hausse générale des principaux impôts n’est proposée » dit le dossier de presse du ministère sur le budget. Mensonge car la surtaxe d’impôt sur les bénéfices des grandes entreprises (5 Md€) n’avait été votée que pour l’année 2026. La reconduire, différemment, c’est créer une nouvelle taxe.
« Concernant l’État, les crédits des ministères seront gelés en euros courants, hors effort en faveur de nos Armées » nous indique le gouvernement qui, en note de bas de page et en petits caractères, ajoute, hors « la charge de la dette, les financements directs à l’Union européenne et aux collectivités territoriales ».
Globalement, les effectifs de la fonction publique d’Etat, « baisseront de 1 000 ETP [équivalents temps plein] », a annoncé le ministre. Mais les embauches sont annoncées, non seulement pour les fonctions régaliennes, mais pour la réforme de la formation initiale (+4 742 ETP), au titre de la réinternalisation des compétences numériques + 400 agents)… Au total, il y a 6 816 créations d’ETP. Et par ailleurs la non-revalorisation du point d’indice ne signifie en aucun cas que les fonctionnaires ne seront pas augmentés.
Impôts et surcoûts à la charge des Français : 37,6 Md€
Les économies de l’Etat sont négligeables. Ce sont les contribuables, les consommateurs qui paieront.
Pour réduire le déficit public « l’effort reposera prioritairement sur la maîtrise de la dépense publique » nous dit David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, dans sa présentation du budget 2027. En réalité il est à la charge, presque tout entier, des Français qui supporteront la baisse des retraites et des prestations familiales, l’augmentation des autoroutes ou des billets d’avion, celle des prix des sodas surtaxés, les impôts supplémentaires sur leurs indemnités diverses et sur les loyers meublés, la hausse des tarifs des complémentaires santé et le non remboursement de certains médicaments, le surcoût de certaines formations. Ils paieront indirectement la raréfaction des crédits accordés par les collectivités locales et la surcharge des impôts payés par les entreprises qui se répercutent toujours en partie dans les salaires sous forme de moindre augmentation.
Un colmatage désordonné
Ces mesures éparpillées pour colmater des brèches et remédier aux causes de nos maux peuvent apparaître malignes. Elles font croire que notre Premier ministre est courageux avant que le Parlement ne détricote son projet et/ou le rejette. Apparemment, les salariés sont épargnés. En réalité ils paieront l’addition comme les autres.
Certes M. Lecornu a raison de s’attaquer aux niches qui mitent indûment notre fiscalité. Mais il le fait à demi, sans vision d’ensemble, au coup par coup. Sa cible privilégiée est la même que celle de M. Macron depuis le début de son mandat : les vieux parce qu’il est jeune, les familles parce qu’il n’en a guère, les entreprises parce qu’il n’a quasiment jamais vécu hors du sérail politico-administratif. Sa vision idéologique voile son jugement : tandis que nos écoles brûlent, il se préoccupe de former nos jeunes à la sexualité et à l’égalité des genres plutôt qu’au calcul, à l’orthographe et à la rigueur. Il « maintiendra, dit-il, son engagement en faveur de la mixité, notamment à travers le « Plan Filles et maths » et la mise en œuvre des programmes d’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) et à la sexualité (EVARS) depuis 2025. »
Et ce budget dégingandé ne bouchera même pas le trou. Il aggrave le mal profond de notre société anesthésiée, démotivée par un Etat-providence qui favorise l’assistanat au détriment du travail et de l’initiative. Il continue d’augmenter la dette publique. Quand il réduit certains rares impôts, c’est en s’endettant et/ou pour renforcer le rôle de l’Etat comme Edouard Philippe l’a fait en supprimant la taxe d’habitation sans baisser les dépenses mais en tenant désormais les communes sous la dépendance de l’Etat qui les a privées de ressources propres pour les subventionner comme il l’entend.
La France a besoin de réformes structurelles et justes, systémiques plus que paramétriques. Il faut réduire les niches fiscales et sociales, voire les supprimer, mais en en rendant le fruit aux Français. Il faut d’abord réduire les dépenses publiques qui les anesthésient beaucoup plus qu’elles ne les aident.
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12 réponses
Ce projet de budget ressemble comme 2 gouttes d eau a ses prédécesseurs et donnera les mêmes résultats désastreux
Notre corniaud 1er nous vend du pipi de chat pour un budget révolutionnaire
Ce gouvernement ne fait qu assurer les affaires courantes avec force gesticulations pour masquer sa complète impuissance
Vous écrivez: « …déficit public 2026 de 5,4% au lieu des 5% prévus », sans même plus faire référence au PIB! Vous seriez vous fait avoir par cette grosse ficelle ? Écrire 45% au lieu des 40% prévus seraient plus juste.
Oui notre budget est une farce depuis 45 ans et il serait peut-être temps de comprendre pourquoi.
M. Macron n’est que président, pas directeur général et d’autant moins influent qu’il n’a pas de majorité. C’est le parlement qui décide du budget, ficelé in fine par un électorat lui-même profondément décadent, naïf et dénué de tout esprit critique. Il n’y a plus de pilote dans l’avion France, seulement un ramassis de Pères Noël bruyants.
Ceux qui comprennent sont inaudibles, confinés au placard médiatique.
Il est plus que temps que les choses changent vraiment, que l’on s’attaque aux causes réelles du déclin du pays et que de vraies réformes efficaces favorisent la croissance économique qui seule permettra de refonder l’école, l’emploi, la recherche, l’innovation technologique, la création d’entreprise, l’artisanat, etc. Mais qui aura le courage de porter cette vision? En ce moment de course pré-électorale, comment peut-on faire confiance à des futurs ou supposés candidats qui tous de près ou de loin ont participé à des politiques inefficaces et ruineuses pour le pays? Il serait temps que les politiques, femmes et hommes ayant exercé des fonctions gouvernementales et publiques soient enfin redevables de leurs échecs devant l’opinion publique. Ces échecs sont nombreux, trop nombreux et ont coûté des milliards au pays et donc aux français. Cela devrait être le rôle des médias, des journalistes et des observateurs de la vie politique qui devraient confronter les élus avec leurs résultats réels. Malheureusement, cet aspect est trop souvent quasi absent du débat médiatique.
Un président évanescent ou absent, un gouvernement dont la compétence est inversement proportionnelle au nombre de ses ministres. un premier ministre bien sympatique mais sans plus. Aucune analyse des maux qui rongent notre pays ni amorce réelle de perspectives. Un intelligence artificielle aurait réalisé une meilleure proposition, à condition bien évidemment de lui présenter la réalité des faits.
Tout est dit et bien dit dans cet article, nous avons un gouvernement de besogneux qui pensent vider le Titanic avec un verre à liqueur, en fait non ce n’est pas vraiment cela, ils se disent que dans 8 mois ils ne seront plus là alors pourquoi se creuser la cervelle pour trouver quelques remèdes de cheval ? Sous ce gloubi-boulga pointent des arrières pensées politiques, alors on essaie de ne pas trop fâcher ceux-ci ou ceux-là, ce faisant on réussit à fâcher tout le monde. Certes la France est abonnée aux budgets déficitaires, les contribuables paient l’impéritie de quelques guignols qui se content de vivre sur la bête tant qu’elle respire encore un peu.
La France va mal ! Que fait le gouvernement pour limiter la révolte étudiante ? Rien, sinon envoyer la police (elle est là pour ça) et venir palabrer à la télévision en se désolant de constater les violences… Sans doute eût il mieux valu entendre les grognements et les réclamations depuis longtemps. Les politiques sont responsables de l’état de délabrement de certains établissements. C’est avant la bagarre qu’il fallait sortir de son bureau et entendre les demandes de certains chefs d’établissement tant sur l’état des locaux que sur le manque de professeurs. Macron et consorts ne se sont pas soucié de si peu, au fait où est il Macron pendant les hostilités ?
La première chose qui saute aux yeux est que les retraités passeront à la casserole à deux reprises , par la non revalorisation de leur retraite ( je refuse le mot pension car il s’agit d’un créance sur l’Etat) d’une part et la diminution de l’abattement pour frais professionnels d’autre part et ne me parlez pas de l’absence de frais professionnel chez les retraités , je vous répondrais que vous ignorez l’origine de cet abattement.
Ensuite , nous pouvons être ulcérés , pour ne pas dire fou furieux , par le discours d’économies dont on nous rebat les oreilles. Où est l’économie quand une dépense augmente de 42 milliards ? Ces messieurs , devant la gravité de la situation qu’ils ont patiemment construit devraient s’abstenir de mentir .
Mais ils n’ont pas même le courage du couard qui fuit devant le danger . Ces messieurs accélèrent , foncent dans le mur en klaxonnant. Ils sont incapables dans toute l’acceptation du terme , si vous voulez des exemples , regardez les entreprises dirigées par l’Etat , toutes en pertes !
Et avec ça , ces crétins pardon je ne vois pas d’autres mots , nous annoncent la bouche en coeur que les effectifs de la fonction publique augmenteront de 6200 personnes après le non remplacement de 1200 départs .
Quelle note mettriez vous à un élève qui raisonne ( résonne pour certains) ainsi ?
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12 réponses
Ce projet de budget ressemble comme 2 gouttes d eau a ses prédécesseurs et donnera les mêmes résultats désastreux
Notre corniaud 1er nous vend du pipi de chat pour un budget révolutionnaire
Ce gouvernement ne fait qu assurer les affaires courantes avec force gesticulations pour masquer sa complète impuissance
Surtout sa totale incompétence!
Tout est dit dans cet article, merci
Mais… c’est le programme de Reconquête que vous suggérez ?
Vous écrivez: « …déficit public 2026 de 5,4% au lieu des 5% prévus », sans même plus faire référence au PIB! Vous seriez vous fait avoir par cette grosse ficelle ? Écrire 45% au lieu des 40% prévus seraient plus juste.
Oui notre budget est une farce depuis 45 ans et il serait peut-être temps de comprendre pourquoi.
M. Macron n’est que président, pas directeur général et d’autant moins influent qu’il n’a pas de majorité. C’est le parlement qui décide du budget, ficelé in fine par un électorat lui-même profondément décadent, naïf et dénué de tout esprit critique. Il n’y a plus de pilote dans l’avion France, seulement un ramassis de Pères Noël bruyants.
Ceux qui comprennent sont inaudibles, confinés au placard médiatique.
Il est plus que temps que les choses changent vraiment, que l’on s’attaque aux causes réelles du déclin du pays et que de vraies réformes efficaces favorisent la croissance économique qui seule permettra de refonder l’école, l’emploi, la recherche, l’innovation technologique, la création d’entreprise, l’artisanat, etc. Mais qui aura le courage de porter cette vision? En ce moment de course pré-électorale, comment peut-on faire confiance à des futurs ou supposés candidats qui tous de près ou de loin ont participé à des politiques inefficaces et ruineuses pour le pays? Il serait temps que les politiques, femmes et hommes ayant exercé des fonctions gouvernementales et publiques soient enfin redevables de leurs échecs devant l’opinion publique. Ces échecs sont nombreux, trop nombreux et ont coûté des milliards au pays et donc aux français. Cela devrait être le rôle des médias, des journalistes et des observateurs de la vie politique qui devraient confronter les élus avec leurs résultats réels. Malheureusement, cet aspect est trop souvent quasi absent du débat médiatique.
Un président évanescent ou absent, un gouvernement dont la compétence est inversement proportionnelle au nombre de ses ministres. un premier ministre bien sympatique mais sans plus. Aucune analyse des maux qui rongent notre pays ni amorce réelle de perspectives. Un intelligence artificielle aurait réalisé une meilleure proposition, à condition bien évidemment de lui présenter la réalité des faits.
Tout est dit et bien dit dans cet article, nous avons un gouvernement de besogneux qui pensent vider le Titanic avec un verre à liqueur, en fait non ce n’est pas vraiment cela, ils se disent que dans 8 mois ils ne seront plus là alors pourquoi se creuser la cervelle pour trouver quelques remèdes de cheval ? Sous ce gloubi-boulga pointent des arrières pensées politiques, alors on essaie de ne pas trop fâcher ceux-ci ou ceux-là, ce faisant on réussit à fâcher tout le monde. Certes la France est abonnée aux budgets déficitaires, les contribuables paient l’impéritie de quelques guignols qui se content de vivre sur la bête tant qu’elle respire encore un peu.
La France va mal ! Que fait le gouvernement pour limiter la révolte étudiante ? Rien, sinon envoyer la police (elle est là pour ça) et venir palabrer à la télévision en se désolant de constater les violences… Sans doute eût il mieux valu entendre les grognements et les réclamations depuis longtemps. Les politiques sont responsables de l’état de délabrement de certains établissements. C’est avant la bagarre qu’il fallait sortir de son bureau et entendre les demandes de certains chefs d’établissement tant sur l’état des locaux que sur le manque de professeurs. Macron et consorts ne se sont pas soucié de si peu, au fait où est il Macron pendant les hostilités ?
La première chose qui saute aux yeux est que les retraités passeront à la casserole à deux reprises , par la non revalorisation de leur retraite ( je refuse le mot pension car il s’agit d’un créance sur l’Etat) d’une part et la diminution de l’abattement pour frais professionnels d’autre part et ne me parlez pas de l’absence de frais professionnel chez les retraités , je vous répondrais que vous ignorez l’origine de cet abattement.
Ensuite , nous pouvons être ulcérés , pour ne pas dire fou furieux , par le discours d’économies dont on nous rebat les oreilles. Où est l’économie quand une dépense augmente de 42 milliards ? Ces messieurs , devant la gravité de la situation qu’ils ont patiemment construit devraient s’abstenir de mentir .
Mais ils n’ont pas même le courage du couard qui fuit devant le danger . Ces messieurs accélèrent , foncent dans le mur en klaxonnant. Ils sont incapables dans toute l’acceptation du terme , si vous voulez des exemples , regardez les entreprises dirigées par l’Etat , toutes en pertes !
Et avec ça , ces crétins pardon je ne vois pas d’autres mots , nous annoncent la bouche en coeur que les effectifs de la fonction publique augmenteront de 6200 personnes après le non remplacement de 1200 départs .
Quelle note mettriez vous à un élève qui raisonne ( résonne pour certains) ainsi ?
Combien de franchouillards envahient par les passions tristes????
Ils se foutent de notre gueule, c’est une bande de voyous. Vite qu’ils dégagent, j’espère rapidement. Ils nous auront mis au fond !!