Le racisme continue de sévir dans notre pays. Avec un nouvel avatar, un racisme caméléon qui change de couleur selon les idéologies… et les intérêts électoraux des uns ou des autres. Les Blancs deviennent les méchants, dans une inversion aussi perverse dans sa conception que simpliste dans son expression.
Voilà maintenant quelques années que le wokisme est disséqué et combattu. Il en est de même du communautarisme, en tout cas dans sa version musulmane, et de l’islamisme. Des colloques ont été organisés, des ouvrages et même des dictionnaires publiés, des chroniques radiotélévisées diffusées, des rapports rendus. De nombreux intellectuels ont participé à ces combats, qui pourtant ne paraissent pas avoir découragé les thuriféraires du « décolonialisme » et autres chantres de ce que l’on appelait naguère le « politiquement correct ». Pis, il semble que les phénomènes s’aggravent avec de nouveaux terrains occupés par un ensemble de minorités actives dont les élucubrations se trouvent largement relayées par un certain nombre de médias plus ou moins complaisants. Exemple paradigmatique : le racisme.
Le cas Apathie
Jean-Michel Apathie est un journaliste très représentatif du microcosme médiatique. Pendant des décennies, nous l’avons entendu pousser des cris d’orfraie dès que l’on osait mettre en doute son impartialité, pourtant largement sujette à caution. Les masques ont fini par  tomber. On aurait pu croire (un peu naïvement) que ses déclarations polémiques, qui l’avaient conduit à quitter RTL, auraient mis fin à sa carrière. Que nenni ! Il a rebondi presque aussitôt sur d’autres médias. C’est que, dans notre pays, plus vous êtes à gauche, plus vous bénéficiez d’une forte mansuétude, quels que soient vos dérapages.
Mais le naturel revient très vite au galop. Sur LCI, le 12 janvier, Jean-Michel Apathie a prétendu que l’expression « sale Blanche » serait une insulte, et non pas une injure raciste, en contrepoint de « sale Noire ». Et notre distingué journaliste d’ajouter : « Le racisme est une invention pratique de l’Occident. […] Dans ses effets, de manière spectaculaire, c’est l’Occident qui a profité de l’esclavage ». On imagine le sort du journaliste de droite qui aurait allégué que « sale Noire » n’était pas une injure raciste, du signalement immédiat au procureur de la République à l’éjection définitive des antennes en passant par l’intervention de l’Arcom…
Les propos tenus par Jean-Michel Apathie ne témoignent pas seulement de sa mauvaise foi, car on ne veut pas croire qu’il soit ignare à ce point (quid de la traite arabo-musulmane ? quid de la traite intra-africaine ? quid de l’esclavage subsistant dans certains pays musulmans ?), mais également d’une idéologie sous-jacente que l’on pouvait (là encore naïvement) croire surannée (sous-entendu : l’Occident est devenu riche grâce à l’esclavagisme et au pillage des ressources des pays pauvres ; une thèse démontée par Jacques Marseille il y a plus de quatre décennies).
L’Université est-elle raciste ?
C’est le média d’extrême gauche Mediapart (17 janvier 2026) qui a attiré notre attention sur une jeune revue avec pour titre de l’article : « L’espace académique reste majoritairement blanc : des travaux montrent l’étendue du racisme à l’université ». Le sujet nous intéressait au plus haut point car nous avouons, toute honte bue, qu’en vingt années d’études supérieures et dix années d’enseignement supérieur, nous ne nous étions pas rendus compte du racisme de l’Alma Mater…
Nous avons donc pris connaissance en ligne du dernier numéro de la revue Marronnages. Les questions raciales au crible des sciences sociales consacré justement au « racisme à l’université » (volume 4, numéro 1, 2025). Il est précisé en liminaire que la revue est « composée en caractères typographiques post-binaires » avec ligatures « inclusives »… Même s’il est difficile à une personne « non racisée » et en plus « non genrée » de comprendre la substantifique moelle de la revue, nous avons pu retenir que l’objet fondamental de son numéro était de faire en sorte que les « inégalités ethnoraciales » définissent elles-aussi le champ académique au même titre que les rapports sociaux de « classe » ou de « genre ».
La dénonciation du racisme par les députés LFIstes
Depuis les dernières élections générales, les bruyants députés LfIstes n’ont pas cessé de dénoncer le racisme qui pourrirait la société française en général et ses institutions en particulier. Encore récemment, Antoine Léaument a accusé la justice et la police de « xénophobie systémique ». En effet, si la police pourchasse des immigrés et si la justice les condamne avec une sur-représentation de ces derniers dans les prisons, cela témoigne non pas d’un lien quelconque entre délinquance et immigration – une hypothèse qui ne pourrait qu’être le fait d’un esprit néonazi –, mais du fait même que c’est le « système » qui « produit de la xénophobie ».
Si cette interprétation peut faire rire à défaut de faire pleurer, son fond électoraliste n’aura échappé à personne. Mais il y a pis. Fin décembre, Sébastien Delogu, candidat à la mairie de Marseille, n’avait pas hésité à déclarer, de passage à Saint-Denis, qu’il existait une « opportunité en or (à ) élire un racisé » et ce, pour que « le réel peuple de France prenne le pouvoir ». Là encore, retournons ses propos. Supposons qu’un dirigeant de droite se présente dans une circonscription et déclare qu’il y a une « opportunité en or » à élire un Blanc et ce, afin que « le peuple gaulois reprenne le pouvoir » : que pensez-vous qu’il adviendrait de cette personne, tant pénalement que politiquement ?
Et que dire des provocations renouvelées (entre autres les 31 janvier et 5 février 2025, et tout récemment le 22 janvier 2026) de Jean-Luc Mélenchon qui assume l’idée d’un « grand remplacement » de la population française des territoires ruraux par la « nouvelle France » qu’il appelle de ses vœux et qu’il présente comme la « créolisation » du pays devant le guérir « des plaies du racisme » ? Propos que l’on traduira de manière moins hypocrite : il s’agit là  de déverser les « nouvelles générations issues de l’immigration » (qui n’ont rien de créoles pour la plupart !) dans les campagnes qui ne votent pas LFI et qui sont dès lors perdues électoralement… Un stratagème grossier dont nous sommes convaincus qu’il ne portera pas chance à son auteur.
Un racisme inversé
Une partie de la gauche (heureusement pas toute la gauche !) et de l’extrême gauche verse aujourd’hui dans un racisme que nous qualifierons d’inversé. Officiellement dénonciatrice du racisme, un racisme unilatéralement « blanc », elle en vient à faire preuve d’un racisme antiblanc – un racisme qui n’existerait donc pas puisque, si nous avons bien compris, seuls les Blancs seraient racistes. En ce sens, elle réduit de manière holistique (autrement dit anti-individualiste) et nauséabonde l’individu à une identité fondée sur la race. Une tactique pitoyable à visée électoraliste, mais pas seulement. Elle montre aussi la puissance d’une idéologie qui exècre l’Occident et le capitalisme. Décidément, les orphelins du marxisme ont toujours du mal à digérer la chute du Mur de Berlin. Le regretté Jean-François Revel se serait délecté (ou peut-être aurait-il été navré) de la confirmation de ses thèses sur « la connaissance inutile ».
Le racisme inversé est d’autant plus paradoxal que, comme le démontrait la romancière et philosophe Ayn Rand, le capitalisme (au sens qu’elle lui donnait de « capitalisme de laissez-faire » par opposition au capitalisme de connivence) est la seule pratique qui permette de juguler le racisme. Car une entreprise ouvertement raciste dans un environnement concurrentiel serait tout simplement menacée de disparition.
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16 réponses
Pour compléter cet article sur le racisme inversé, l’AGRIF poursuit en justice les actes (souvent criminels) de racisme anti blanc.
Il est politiquement incorrecte de parler de racisme pour l’unique race d’homme que nous sommes tous! J’ai de plus en plus l’impression que tout cela n’est que du bas commerce.
Très bon article. 100% d’accord!
Enfin, voyons, Ã gauche, on n’est pas raciste mais… racialiste !
C’est-à -dire qu’on est conscient que les races existent, qu’ils y en a de pires que d’autres et qu’il est légitime de les critiquer…
Il n’y a que les non-intelligents – c’est-à -dire les gens de droite – pour croire que c’est la même chose !
Cet individu né en 1958 a osé dire IMPUNEMENT qu’en Algérie la France avait commis plus de cent Oradour sur Glane. Moi, qui ai servi deux ans en Algérie (1958/1960) je ne le traite même pas de menteur car il ne mérite que le mépris.
Mais, lui réserver une place dans un média, c’est lui donner une importe qu’il n’a pas!
Je crois que c’est juste le racisme institutionnalisé qui a été créé par les blancs ( dites- moi si j’ai tort avec des exemples ) mais le racisme ( qui génétiquement n’existe pas ) n’est pas l’exclusivité des blancs dans l’histoire. Dans l’Antiquité par exemple, les égyptiens affirmaient leur supériorité sur les autres peuples et ethnies africaines.
Cette rethorique que le  » racisme anti-blancs  » n’existerait pas est juste une idéologie qui n’accepte pas que les anciennes victimes de racisme puissent devenir eux-mêmes racistes. Comme de dire que le racisme dans la communauté juive n’existerait pas à cause de la shoah. Pourtant les gauchistes traitent bien Netanyahu de  » nazi « . On finirait par croire que c’est finalement l’extrême gauche qui a inventé le racisme. Et qui décrete qui peut l’être ou non.
On prend exemple de racisme en France avec le délit de faciès lors de contrôles de police. Mais qui sont contrôlés? Essentiellement des jeunes. Généralement les tontons Rachid et tatis Fatima qui ont 60 ans ou 70 ans et plus ne sont jamais contrôlés par la police. Normal, ce ne sont pas eux qui dealent, volent, qui agressent des gens, crament des voitures, dénfoncent des vitrines etc… délits de jeunisme serait plus approprié. Donc ce n’est pas l’arabe que la police contrôle, mais le jeune.
J’aime assez écouter Apathie. C’est quelqu’un de cultivé, mais pas toujours utilisé à bon escient.  » Comme cette histoire de sale blanche « . Il a vraiment montré son côté stupide et idéologique.
Si d ‘aucuns s’interrogent sur la santé de Macron comme celle de Trump , je crois qu’il serait bon de s’interroger sur celle de certains journalistes qui paraissent victimes d’une atteinte au discernement , ce qui juridiquement les mets à l’abri de toute sanction sauf peut être une obligation de soin.
Monsieur Apathie , vous pourriez commenter cette phrase ?
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Voilà , j’espère que ce commentaire pour une fois ne sera pas censuré.
Ce que l’on dénomme sous le terme de racisme est vieux comme le monde et inhérent à la race humaine. Vouloir en situer l’origine serait vain car il a existé partout et existe encore et sans doute il existera demain. Dans nombre de lieux l’étranger était qualifié de barbare souvent car il s’exprimait dans une langue différente. Cette catégorie de « racisme » a existé en se basant sur une prétendue supériorité qu’auraient certains par rapport à d’autre, Tout cela n’est hélas pas le privilège des blancs mais quelque soit sa couleur, il n’est que le signe distinctif des imbéciles.
En France, le « racisme anti-blanc » est une notion qui n’a pas de sens car le racisme désigne un système de domination, pas seulement des insultes individuelles. Les Blancs, groupe majoritaire, ne subissent pas de discriminations structurelles liées à leur couleur de peau.
Les propos hostiles envers des Blancs sont sanctionnés par la loi, mais les qualifier de racisme brouille la réalité des inégalités.
1. Je traite du racisme, pas du « racisme systémique ».
2. Le racisme est la théorie de la hiérarchie des races. Il existe malheureusement des personnes racistes de toutes les couleurs.
3. Le « racisme systémique » est une mystification gauchiste et holiste.
Encore un journaliste a la recherche de buzz pour montrer qu il existe……ça ne mérite même pas un article!!!
JMA est invité pour distiller un discours de gauche, depuis des dizaines d’années, sur les écrans, sur le papier, sur les ondes.
Il n’a pas du tout la cervelle apathique. Elle est douée, exercée, affutée. Il évite prudemment les interlocuteurs qui le déstabiliseraient. Il préfère les plateaux où il apparaît comme un maître à penser. Il reçoit même des distinctions pour ses qualités journalistiques. Bref, il « fait le job »…
– On a jamais accueilli autant de Migrants : Macron et Mélenchon Jubilent !…
– Les stats sont claires : la moitié des crimes sont commis par des Migrants..
– Mélenchon veut accélérer le « Grand-Remplacement » de plus en plus d’africains..
– Bilongo traite les Hommes Blancs de crétins et applaudit l’africanisation massive..
– Les racistes anti Blanc brandissent impunément leur drapeau
– Les Frères Musulmans de plus en plus actifs sont à la conquête du Pouvoir..
– Tout cela dans une indifférence et une léthargie totale des Ministres « encornés »
Alors Français de Souche, ne ressentons nous pas, de plus en plus souvent, n’en déplaise à la LICRA, une tentation réelle de modifier votre Analyse du Racisme.
JM Apathie représente ce qui est le plus détestable dans l’ultra gauche. Raciste il l’est bien sûr, mais il est aussi un fossoyeur de la France. En fait, il ne représente que sa toute petite personne qui veut péter plus haut que son derrière pour exister. Je ne comprends pas comment il peut être encore invité sur des médias !
Je vous invite à consulter l’épisode d’Esprit Critique « La 3ème variable ».
En bref :
3 facteurs principaux pour expliquer la délinquance selon les chercheurs :
– les hommes, immigrés ou pas ;
– les jeunes, immigrés ou pas ;
– la pauvreté, immigrés ou pas.
Et comme le dit si bien Esprit Critique, l’immigration illégale c’est pas des femmes de 60 ans qui gagnent 5000 balles, c’est des hommes, jeunes, qui n’ont pas un sou (et fuient soit dit en passant la guerre, la famine, les catastrophes naturelles, etc).
Je pense que c’est bien d’avoir ça en tête et reconsidérer le raccourci facile immigration = délinquance.