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mardi 9 juin 2026

Sophia Chikirou condamnée : la « Nouvelle France » se heurte à ses propres principes

Temps de lecture : 2 minutes

Lundi 8 juin 2026, Sophia Chikirou a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 8 000 euros, dont 4 000 avec sursis, pour le vol de deux formules de chèques appartenant à la société Le Média. Cette affaire se situe dans le contexte particulièrement tendu de son éviction de la direction de cette webtélé en 2018, une période déjà marquée par de fortes tensions internes.

Elle était également poursuivie pour tentative d’escroquerie, après avoir cherché à obtenir environ 67 000 euros qu’elle estimait dus à sa société de communication. Toutefois, le tribunal n’a pas retenu cette qualification, faute d’éléments suffisamment probants caractérisant une manœuvre frauduleuse. Si l’accusation la plus grave a donc été écartée, la justice a malgré tout retenu un comportement fautif sur le volet du vol. La sanction a été mesurée, notamment en raison de l’ancienneté des faits. À la suite de cette décision, la députée de La France insoumise a annoncé son intention de faire appel.

Ce n’est pas la première fois que Madame Chikirou se retrouve dans des affaires litigieuses. En 2024, l’Union des étudiants juifs de France avait déjà déposé une plainte contre elle pour apologie du terrorisme, après la diffusion sur Instagram d’un contenu rendant hommage à Ismaïl Haniyeh, dirigeant politique du groupe terroriste Hamas.

Par ailleurs, plusieurs anciens salariés de la société Le Média ont témoigné de conditions de travail difficiles sous sa direction. Dans une émission de Complément d’enquête, ils ont évoqué un management jugé brutal. L’émission dévoile des SMS où elle aurait tenu des propos homophobes envers certains de ses collaborateurs, les qualifiant de « tafioles de merde ». Ces éléments n’ont pas contribué à améliorer son image.

Ces histoires, bien qu’elles soient probablement tout aussi présentes à gauche qu’à droite, sont toujours problématiques lorsque qu’elles viennent de personnes qui nous expliquent comment avoir un comportement exemplaire.

D’un côté, La France insoumise, dont Sophia Chikirou fait partie, développe une rhétorique qui prétend incarner la vertu politique, la transparence, la défense des plus démunis, par l’anticapitalisme. De l’autre, des affaires répétées, des accusations de comportements abusifs (avec, visiblement, un fort appât du gain pour une anticapitaliste), des pratiques qui ressemblent davantage à celles que le courant de la « Nouvelle France » prétend dénoncer.

Si, à l’issue de l’appel, ces faits de vol étaient confirmés, ils apparaîtraient alors comme un symbole d’une Nouvelle France politique qui promet la rupture morale mais peine, dans ses propres rangs, à incarner les standards qu’elle exige des autres.

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