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mercredi 27 mai 2026

Supprimer le monopole syndical, c’est bon pour l’emploi

Temps de lecture : 2 minutes

Nous dénonçons régulièrement le fait que seuls les syndicats dits « représentatifs » aient le droit de présenter des candidats au premier tour des élections professionnelles dans les entreprises.

Nous nous réjouissons d’être aujourd’hui rejoints par Pierre Cahuc, professeur d’économie à Science Po, et André Zylberberg, directeur de recherche émérite au CNRS et à l’École d’économie de Paris. Ils dénoncent, dans Les Échos, ce « quasi-monopole, unique en Europe », qui garantit aux organisations syndicales « une rente politique et financière largement alimentée par des fonds publics ».

Les deux économistes rappellent qu’une étude d’Askenazy et Breda a montré que « la réforme de 2008, qui a mis fin au “cartel” des cinq centrales historiques en ouvrant partiellement le premier tour à d’autres organisations sans toutefois autoriser les candidatures de salariés non syndiqués, a favorisé la syndicalisation, amélioré la confiance des employeurs et des salariés envers les syndicats et renforcé le dialogue social.

Les syndicats aggravent le déficit public

Mais, regrettent Cahuc et Zylberberg, « Plus de quinze ans après la réforme de 2008, les ressources des syndicats continuent de dépendre essentiellement des résultats d’élections verrouillées et très peu des cotisations de leurs adhérents. Leur priorité est donc claire, défendre les “insiders” : salariés en CDI, surtout dans les grandes entreprises et la fonction publique, en exigeant emploi garanti, horaires rigides et retraites précoces ». Les « outsiders », c’est-à-dire ceux qui ne sont pas en emploi, et qui par conséquent ne peuvent pas voter, sont laissés de côté. Toute tentative de réforme pour libérer le marché du travail voit immédiatement les syndicats d’y opposer.

Pour Cahuc et Zylberberg, il est indéniable que « les syndicats contribuent à maintenir un faible taux d’emploi des jeunes et des seniors, aggravant le déficit public ».

Il est donc urgent de supprimer ce monopole syndical de présentation des candidats au premier tour des élections professionnelles. Il convient aussi d’arrêter de financer les organisations syndicales avec l’argent public, et de limiter leur pouvoir de nuisance en les obligeant à ne plus outrepasser leurs rôles.

Illustration de couverture ©Contrepoints

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5 réponses

  1. Depuis les années 70 les syndicats et à partir des années 80 avec l’aide des politiques, ont détruit le travail en France.
    De + je ne comprends pas que les gouvernements successifs ont et continuent de subventionner la CGT qui a plusieurs procès aux Prud’hommes et qui s’est installé en Pologne, donc qui n’est + représentative des travailleurs français.
    Il faut stopper l’hémorragie des dépenses inutiles.
    Les petits ruisseaux font de grandes rivières.

  2. Certes en n’empêchant pas des candidats libres de se présenter aux élections des délégués du personnel nous aurions eu autre chose que des mulets avec qui parler et faire progresser la participation de tous aux succès de l’entreprise.
    Malheureusement avec ce que nous avons connu jusqu’à présent les réunions avec des représentants du personnel politisés(communistes) ont toujours tournées en affrontements stériles. Et avec l’aide de l’inspecteur du travail du même bord, l’entreprise doit avoir les reins solides à défaut d’une caisse noire.

  3. Ce monopole est effectivement inadmissible.

    Réciproquement, il faudrait que, lorsqu’un syndicat signe un accord, seuls ses adhérents bénéficient de ses effets. Actuellement, sans cotiser ni faire quoi que ce soit, les salariés non syndiqués profitent du résultat obtenu par les syndicats signataires. Là, on peut comprendre l’amertume de certains syndicalistes vis-à-vis de ce  » parasitisme de resquilleurs « . Curieusement, personne ne soulève ce point qui incite chacun à assumer ses choix, à savoir adhérer à un syndicat (et le soutenir) ou non.

    En résumé, dans une vraie perspective libérale, il s’agit de promouvoir le diptyque fondamental : liberté et responsabilité.

    1. Bonjour.
      Certains syndicats comme la CGT rechignant à signer quoi que ce soit, il faut exclure les membres de ce syndicat des bénéfices de ces accords qu’ils n’ont pas signé.
      Cordialement.

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