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lundi 27 juillet 2026

Tabagisme : l’Assurance maladie soutient une proposition liberticide des écologistes

Temps de lecture : 2 minutes

Thomas Fatôme, le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), ne sait plus comment faire des économies. Comme les déremboursements et les reports de charges vers les assurances complémentaires ne suffisent pas, il enfourche maintenant le cheval de la prévention. Comme il l’a dit en présentant le rapport « Charges et produits pour 2027 », jeudi 2 juillet 2026, « rien ne sera possible sans un investissement massif dans la prévention, clé de voûte d’un système de santé sobre, solidaire et performant ».

Il n’a pas forcément tort, mais le risque est toujours grand, avec la prévention, de restreindre les libertés individuelles. Ne prenons qu’un exemple, celui du tabagisme. M. Fatôme soutient, au nom de la Cnam, la proposition de loi pour une génération sans tabac visant à interdire la vente de tabac à toutes les personnes nées après le 1er janvier 2014. C’est-à-dire qu’en 2032, quand ces individus auront atteint leur majorité, ils ne pourront pas acheter de cigarettes.

Sur quel fondement un produit pourrait-il être vendu à certaines personnes majeures (celles nées avant 2014) et interdit à d’autres ? Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? En sera-t-il de même ultérieurement pour l’alcool, le sucre, le gras, le sel, etc. ?

Si elle voyait le jour, cette interdiction serait allègrement détournée. C’est en effet la vente qui serait interdite, pas la consommation. Par conséquent, les personnes nées après 2014 pourront demander à leurs aînés d’acheter des cigarettes à leur place, et surtout s’approvisionner sur les marchés parallèles.

La Nouvelle-Zélande a mis cette mesure en place et elle a très vite fait marche arrière. Si le pays a réussi à faire baisser le nombre de fumeurs de 68% en 20 ans contre 18% en France, c’est avant tout parce qu’il a incité les fumeurs à se tourner vers les alternatives moins nocives, notamment en promouvant largement le vapotage.

Le plus drôle dans cette affaire est l’article 2 de la proposition de loi qui dit que « la perte de recettes pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs ». Comment fera-t-on, si la mesure est aussi efficace qu’on le prétend, pour compenser la perte de recettes quand il n’y aura plus de fumeurs ?

Non, finalement, le plus drôle, c’est que la proposition de loi soutenue par l’Assurance maladie a été déposée par les députés écologistes qui, par ailleurs, défendent la légalisation du cannabis et la dépénalisation des autres drogues. Les jeunes majeurs nés après 2014 ne pourront plus consommer de tabac, mais ils pourront fumer un joint. Trop cool !

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14 réponses

  1. Curieux cette absence complete d actions pour lutter contre la consommation croissante des drogues en France qui s accompagne d une violence exponentielle dans les trafics????
    Encore un fonctionnaire courageux qui va recycler une vieille lune plutôt que de s attaquer aussi vrais problèmes

  2. Un bon auteur pourrait faire de cette proposition de loi une comédie de boulevard hilarante de contradictions et de ridicule, est-ce que ce monsieur Fatome, par ailleurs grassement payé par les contribuables, s’en rend compte ?

  3. Les idées écolos ont sait où cela amène. Il ont prôné la mobilité douce en ville contre la voiture. Aujourd’hui on a jamais été autant en danger sur les trottoirs, passages piétons et les rues piétonnes avec les vélos et trottinettes électriques que quand il y avait pratiquement que des voitures ou des motos

  4. A ce niveau de bêtise , une interdiction pure et simple de faire des lois et un objectif à l’inverse d’en supprimer serait salvateur.

  5. La liberté entraine la responsabilité. Que chacun fume ou se drogue à son aise, mais si cela a des conséquences, que chacun soit prévenu qu’il devra les assumer à ses frais et non à ceux de la collectivité.

  6. Que pensent ils déclencher ? Sinon encore plus de trafic c’est une évidence. Encore une belle ineptie. Au lieu de s’ attaquer aux abus et de réformer ce système qui rembourse tout et n’importe quoi ! Et le cannabis et autres….. ? On pourrait rire si ce n’était pas aussi absurde ! Ce sont vraiment des charlots.

  7. Comment peut-on oser encore parler de « liberté » en matière d’addictologie ! Il n’y a pas de liberté à consommer, tant pour des raisons individuelles (la boucle addictive n’est absolument pas une liberté), que collectives [cette pratique individuelle a un impact considérable sur la collectivité, en termes écologiques (déchets), économiques (coût des pathologies induites et des arrêts de travail) et sanitaires (tabagisme passif)]. Cette proposition est tout à fait fondée et sensée, avec des résultats à l’étranger bien plus prometteurs que ce que vous montrez. Par ailleurs, le vapotage ne peut s’envisager comme une alternative au tabac mais comme une solution transitoire vers le sevrage complet, ses dangers sont bien moindres mais bien réels malgré tout. Si on veut faire avancer le champ de la prévention, il serait bon que la presse aille dans le bon sens et ne cède pas au chant des sirènes de l’industrie du tabac.

    1. Rappelons simplement que la vente de tabac est interdite aux mineurs en France. Et pourtant l’âge d’entrée dans le tabagisme intervient à 14,5 ans. Que changerait l’interdiction de vente aux personnes nées après le 1er janvier 2014 ?

      Aujourd’hui, la prévalence quotidienne à 3,1% chez chez les adolescents scolarisés de 16 ans selon le CNCT. Le tabagisme est dévalorisé. N’allons pas mettre le projecteur sur lui en renforçant les interdictions. Nous savons tous que rien n’attirent plus les adolescents que de braver les interdits !

    2. Je n’ai pas lu qu’en parallèle de l’interdiction du tabac à une partie de la population (pourquoi pas à tous ?) la Cnam allait augmenter sa prise en charge des séances de psy, hypnothérapies et autres méthodes d’accompagnement à l’arrêt du tabac.
      Je n’ai pas entendu non plus que la Cnam préconisait d’augmenter le nombre de psy et autres professionnels en addictologie.
      Ni qu’elle demandait que se taisent tous les oiseaux de malheur qui annoncent sans cesse la fin du monde pour dans 30 ans, à l’origine de la hausse des tendances suicidaires, chez nos jeunes en particulier, et donc bien évidemment des addictions comme on dit.
      Ni qu’elle demandait qu’on cesse de maintenir les gens dans la pauvreté, et de déclasser ceux qui ont réussi à en sortir, par la baisse des dépenses d’un Etat tentaculaire, dépenses qui font qu’on prélève toujours plus, entraînant la généralisation de la peur de ne pas s’en sortir.
      La prévention c’est un tout… si les gens fument, boivent, se droguent, se goinfrent, en résumé on besoin d’une béquille, il y toujours une raison, on ne devient pas dépendant d’un claquement de doigt.
      Les raisons sont à combattre, pas les béquilles.
      Mais il va de soi que s’attaquer aux béquilles est plus facile et tout de suite valorisé par la bien-pensance.

  8. Les écologistes ne sont plus à une contradiction près !
    libéraliser le canabis, mais interdire la cigarette… 
    Comment prendre au sérieux de tels amateurs, ce qui est dommage c’est qu’ils ont entrainé le pays dans des dépenses aussi pharamineuses que presque inutiles.

  9. Il faut être indulgent avec les écolos. Comme ils sont contre la climatisation, l’agitation moléculaire de leurs neurones provoque une surchauffe fatale.

  10. Encore une idée de technocrate. Pourquoi pas la prohibition du tabac à l’instar de l’alcool comme aux États-Unis, jadis ? Cela marche bien! La drogue est de facto en vente libre , mais pour une cigarette il faudra décliner son identité. On peut faire plus bête, mais nos « intelligents » n’y ont pas encore pensé. Puis il faudra interdire l’alcool, le sucre, le sel, les matières grasses, la viande, etc. Le déficit de nos caisses sociales ne sera pas réduit pour autant. Il risque même d’augmenter pour peu que l’on meure plus vieux et en moins bonne santé!

  11. Faire des économies grâce à la « PREVENTION »??? Et si on commençait pas mettre fin aux gaspillages !!! Réduire strictement l’AM.E. aux soins Absolument NECESSAIRES ! Supprimer les cartes vitale frauduleuses….. et la prise en charge des soins qui en découlent !
    Arrêter de payer des retraites aux « centenaires » vivant à l’étranger. Par exemple une fois par an, les Allemands demandent aux bénéficiaires de faire signer un formulaire attestant qu’ils sont en vie par la mairie de leur lieu de résidence . Pourquoi sans preuve de vie dûment contrôlée, ne cesserait-on pas le versement de prestations à partir d’un certain âge ?
    L’ interdiction de vendre du tabac à des mineurs n’empêche pas certains jeunes de fumer… sans compter les gaz hilarants, le cannabis et autres drogues qui circulent dans notre pays.

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