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lundi 2 novembre 2026

Touche pas à mon héritage ! Il faut supprimer les droits de succession !

Temps de lecture : 3 minutes

Pétition

Adressée au gouvernement, au Parlement, aux candidats à la présidentielle 2027 et à l’opinion publique

Chère Madame, cher Monsieur,

Plusieurs candidats et responsables de la gauche affichent leur intention de taxer encore plus notre patrimoine : Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Mathilde Panot, Olivier Faure… ils veulent prendre nos propriétés et détruire en même temps nos familles.

La France prélève à elle seule près de la moitié (44,5 %) des droits de succession et de donation de toute l’UE — deux fois plus que l’Allemagne, six fois plus que l’Espagne !

Pourtant, la France taxe déjà les héritages plus lourdement que quiconque en Europe. Selon Eurostat, les impôts sur la transmission du patrimoine lui ont rapporté 20,8 milliards d’euros en 2024, sur 46,8 milliards pour les Vingt-Sept : à elle seule, elle acquitte 44,5 % des droits de succession de toute l’Union. Rapportés à la richesse produite, ces prélèvements atteignent 0,7 % du PIB, contre 0,3 % en moyenne dans l’UE. Et la dynamique est spectaculaire : depuis 2016, ils ont bondi de près de 70 %, la plus forte hausse d’Europe.

Taxation de l’héritage : la France prélève presque autant que tous les autres pays de la zone euro réunis !

Ce matraquage repose sur des taux qui sont parmi les plus élevés au monde. Le barème en ligne directe culmine à 45 %, soit trois fois la moyenne de l’OCDE (15 %), et grimpe jusqu’à 55 % puis 60 % pour les transmissions hors ligne directe. Concrètement, un parent qui laisse 500 000 euros à son enfant unique doit acquitter près de 78 000 euros de droits, exigibles en six mois – au risque de devoir vendre la maison de famille pour payer le fisc. Nos voisins sont bien plus cléments : le taux maximal atteint 30 % en Allemagne… au-delà de 26 millions d’euros, 4 % en Italie – assorti d’un abattement d’un million d’euros –, et de nombreux cantons suisses exonèrent purement et simplement les enfants.

De nombreux pays ont supprimé ces droits

Les dons et successions entre ascendants et descendants directs sont exonérés de droit au Canada comme au Luxembourg.  Ces droits ont été supprimés au Portugal en 2004, en Autriche en 2008, en Norvège en 2014, en République tchèque en 2014…. Après la suppression de ses droits de succession et donation en 2004, à l’unanimité du Parlement, tous partis confondus, la Suède a bénéficié, avec d’autres réformes également, d’une réduction de ses prélèvements obligatoires de 51 % du PIB en 2000 à 44% en 2014. Dans le même temps ses revenus fiscaux ont pourtant augmenté de 260 milliards de couronnes suédoises en valeur constante (hors inflation), soit environ 30 Md€ représentant plus de 6% de son PIB ou 15% de ses recettes fiscales de cette même année 2014.

Ces droits peuvent obliger à  sacrifier des biens de famille pour les acquitter

Et pourtant, l’État en veut toujours plus – alors même que près de neuf Français sur dix réclament une baisse, voire la suppression de cet impôt. Le 2 juillet 2026, le Premier ministre a proposé d’ouvrir le débat sur une fiscalité incitative des grandes transmissions patrimoniales vers des « fonds de souveraineté », faute de quoi la fiscalité successorale serait alourdie : un « volontariat » sous contrainte qui relève du chantage. Dans la perspective de 2027, plusieurs candidats préparent de nouveaux tours de vis, de la « taxe Zucman » à l’« héritage pour tous ». Thomas Piketty propose ainsi de relever jusqu’à 90% les droits de succession pour verser 120 000 euros à chaque Français de 25 ans, un joli capital financé par la spoliation d’autrui. A tout cela s’ajoute aussi la volonté de porter atteinte au « pacte Dutreil ». C’est un vrai danger pour les entreprises familiales. Des droits de succession excessifs reviennent à une nationalisation sans indemnité, à une collectivisation dont chacun sait qu’elle est toujours désastreuse.

Nous refusons ces manoeuvres. Répétons-le, c’est de la spoliation !

Le patrimoine transmis a déjà été acquis avec des revenus taxés avant d’être encore taxé, et retaxé durant toute la vie de celui qui l’a constitué : le frapper une fois encore à son décès est une double, voire triple imposition. La mort d’un citoyen n’est pas un fait générateur légitime de l’impôt. Un patrimoine privé ne devient pas « propriété sociale » parce que son propriétaire disparaît. Est-il d’ailleurs normal que les dons aux associations bénéficient d’avantages fiscaux tandis que les dons à nos enfants soient taxés toujours plus ?

Ils convoitent l’héritage de nos familles !

Nous disons NON !

Nous, citoyens, contribuables et héritiers, demandons : 

la suppression pure et simple des droits de succession – comme cela a été fait, utilement, dans de nombreux autres pays riches et démocratiques.

Taxer le deuil et la transmission n’a rien d’une justice : c’est punir l’épargne, le travail d’une vie et la volonté de léguer. Transmettre n’est pas un délit.

Rendons aux Français la liberté de transmettre le fruit de leur existence à ceux qu’ils aiment. Le travail d’une vie n’appartient pas à l’Etat !

 

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12 réponses

  1. L’argument « comment les Français peuvent-ils être contre l’augmentation des droits de succession, alors qu’au moins 80% n’en paient pas » me semble particulièrement méprisant : ils sont débiles ! Et inquiétant : il implique que chacun a le droit ou le devoir de défendre ses intérêts sans prendre en compte celui des autres et celui du pays. Une position qui conduit au blocage et à la dictature de la majorité.

  2. J’ai signé, bien sûr! Maintenant, je m’étonne qu’à l’IREF vous ne soyez pas aussi scandalisés par cet autre impôt totalement comparable qu’est l’IFI. Il est vrai qu’il frappe avant tout les familles nombreuses parisiennes ou habitant dans des villes où l’immobilier a atteint des prix très élevés. Ce n’est pas la majorité des contribuables, mais les familles concernées, plus spoliées que les autres, ont le droit d’être défendues comme les autres.

    // Si vous êtes propriétaire, et que vous habitez Paris (par exemple), plus vous avez d’enfants, plus cet IFI est élevé. Plus d’enfants = besoin d’un logement plus grand, donc IFI plus élevé.
    // Vous avez payé des taxes au moment de l’achat de votre appartement (les frais de notaire). ,
    // la TVA sur tous les travaux d’entretien indispensable ou d’amélioration,
    // chaque année, la TF et pendant des années, la TH
    // si votre résidence principale vous rend redevable de l’IFI, vous devez ajouter votre résidence secondaire à votre déclaration. Maison de famille ou bien acheté, vous avez pourtant payé soit des frais de succession, soit des « frais de notaire » au moment de l’achat, la TVA à 20% sur les travaux, la TF et la TH.
    // Si votre déclaration à l’IFI atteint 1 300 001€, votre impôt est calculé à partir de 800 000€. Pourquoi ne pas faire déclarer et payer l’IFI par tous à partir de 1 300 001 €? Ou pourquoi ne pas le faire déclarer et payer, par tous, à partir de 800 000€? Cela , il est vrai, serait équitable, ce qui n’a jamais été le souci de Hollande ni des inventeurs de cet impôt scélérat.
    // il y a un abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale. Cet abattement est le même, que vous soyez sans enfant ou que vous en ayez 12.
    //Si vous en êtes redevable, l’IFI est réclamé par le fisc quels que soient vos revenus.
    // La plupart du temps, c’est l’inflation qui rend les familles redevables de l’IFI. Quand nous avons acheté notre appartement, sa valeur atteignait juste la moitié du seuil de déclaration à l’ISF. Nous n’avions pas fini de rembourser notre emprunt (à 16%) que le fisc exigeait que nous payons l’ISF, tant les prix de l’immobilier parisien avaient monté. Maintenent, cette plus-value de la résidence principale n’est pas imposable en cas de revente de la RP. L’IFI est un prélèvement annuel sur une somme qui n’est pas imposable!
    // Par l’IFI, l’état nous a repris~ et bien au-delà~ tout ce que nous avons reçu en allocations familiales, suppléments de salaires, bonifications de retraites, primes diverses pour la scolarité des enfants, l’amélioration de notre habitation ou autres aides pour protéger l’environnement et même les « avantages » fiscaux du quotient familial. Je ne crois pas qu’il y ait un impôt plus exemplaire de la scélératesse de certains aspects de la fiscalité française. C’est un impôt inspiré par la haine des propriétaires et le mépris des familles. C’est à ce titre autant que pour l’imbécillité de sa conception et son injustice qu’il faut le combattre. Elisabeth BORNE, François BAYRO, Amélie de MONTCHALIN, bien des élus (je leur ai écrit à tous) m’ont dit comprendre mes arguments contre l’IFI, mais ils ont botté en touche, les transmettant à des commissions de réflexions interministérielles sur la fiscalité, ou ne faisant rien, parfois à cause de l’instabilité des gouvernements. Un des plus francs (?) m’a dit: « je suis d’accord avec vous, cet impôt est injuste, mais on ne peut rien faire contre. Le président Macron y tient parce que c’est un impôt qui plait au peuple » (Sylvain Maillard). Malheureusement, le président n’est pas le seul démagogue parmi les élus français. Il faut lutter pour que la fiscalité soit presque entièrement repensée ainsi que nos dépenses. Je ne fais confiance qu’à ceux qui veulent supprimer l’IFI-ISF. Sinon, je ne vote plus.

  3. La suppression des droits de succession est une excellente idée mais il faut mettre en regard les économies à réaliser pour la financer afin d éviter la gabegie de la fin de la taxe d habitation qui s est traduite par les plus de dettes, d impots
    et de taxes
    Toutes les nouvelles mesures proposées devraient impérativement prendre en compte nos 160 180 milliards de deficit à orienter drastiquement à la baisse

    1. L’exemple suédois de 2014 suggère que la suppression des « droits » de succession n’entraîne pas une baisse des recettes fiscales mais au contraire une hausse qui n’a rien de paradoxal puisque la somme en cause, au lieu de servir à colmater des trous sociaux, est rapidement recyclée par les héritiers dans de nouvelles activités économiques elles-mêmes génératrices de recettes fiscales.
      En résumé, un bon moyen de réduire la dette ne serait-il pas justement de supprimer définitivement cet impôt charognard?

  4. Vous le dites à juste titre cela a été fait dans d’ autres pays « riches et démocratiques »….. Ce que nous ne sommes plus ! Et piquer dans les poches de ceux qui travaillent et en plus « osent » économiser est le passe temps préféré de ces gens. Et encore pour nourrir une majorité de parasites dont nous ne voulons plus et qui pour beaucoup pourrait se prendre en charge au lieu de se contenter de sucer le sang des autres ! Comment cela est il possible ? Pourquoi les gens n’ouvrent ils pas les yeux ? « Ce qui est à vous est à nous » tel est leur leitmotiv.

    1.  » comment est-ce possible ?  » par nos votes qui soutiennent ceux qui veulent nous piller !!!! il nous suffit de mieux voter !!! pas si difficile que çà ???

      1. Quand 60% des gaulois sont bénéficiaires nets de la redistribution donc que seulement 40 % contribuent au pot comme les entreprises, il est évident que le vote reflète cet état de fait
        D autant plus que les 60% en redemandent toujours d’avantage
        Sauf à remettre à plat tout le système sous la contrainte extérieure rien ne changera

        1. @Lhph : l’idée que seuls les assujettis à l’IR contribueraient n’est rien de plus que de la démagogie boomeuse car ce que le boomer payait comme IR dans sa jeunesse, le jeune de 2026 le paie en CSG… Par ailleurs, tout le monde paie la TVA, y compris les bénéficiaires des minimas sociaux… Et pour sûre une remise à plat supposerait une étude 360 car on peut très bien payer l’IR tout en étant un bénéficiaire net de la redistribution, car quand il n’est pas allé se loger dans leur contrat d’assurance vie, l’argent des déficits étant largement allé se loger dans la valorisation du patrimoine immobilier des retraités actuels, le calcul officiel de l’inflation sous-pondérant l’immobilier, ce qui est un vrai problème pour les jeunes peinant à se loger et pour les entreprises dont les coûts augmentent plus vite que la capacité à créer de la valeur, ce qui confine à la faillite ou bien à l’assistanat…

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