Journal d'actualité libéral
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samedi 10 octobre 2026

Touche pas à mon héritage ! Il faut supprimer les droits de succession !

Temps de lecture : 3 minutes

Pétition

Adressée au gouvernement, au Parlement, aux candidats à la présidentielle 2027 et à l’opinion publique

Chère Madame, cher Monsieur,

Plusieurs candidats et responsables de la gauche affichent leur intention de taxer encore plus notre patrimoine : Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Mathilde Panot, Olivier Faure… ils veulent prendre nos propriétés et détruire en même temps nos familles.

La France prélève à elle seule près de la moitié (44,5 %) des droits de succession et de donation de toute l’UE — deux fois plus que l’Allemagne, six fois plus que l’Espagne !

Pourtant, la France taxe déjà les héritages plus lourdement que quiconque en Europe. Selon Eurostat, les impôts sur la transmission du patrimoine lui ont rapporté 20,8 milliards d’euros en 2024, sur 46,8 milliards pour les Vingt-Sept : à elle seule, elle acquitte 44,5 % des droits de succession de toute l’Union. Rapportés à la richesse produite, ces prélèvements atteignent 0,7 % du PIB, contre 0,3 % en moyenne dans l’UE. Et la dynamique est spectaculaire : depuis 2016, ils ont bondi de près de 70 %, la plus forte hausse d’Europe.

Taxation de l’héritage : la France prélève presque autant que tous les autres pays de la zone euro réunis !

Ce matraquage repose sur des taux qui sont parmi les plus élevés au monde. Le barème en ligne directe culmine à 45 %, soit trois fois la moyenne de l’OCDE (15 %), et grimpe jusqu’à 55 % puis 60 % pour les transmissions hors ligne directe. Concrètement, un parent qui laisse 500 000 euros à son enfant unique doit acquitter près de 78 000 euros de droits, exigibles en six mois – au risque de devoir vendre la maison de famille pour payer le fisc. Nos voisins sont bien plus cléments : le taux maximal atteint 30 % en Allemagne… au-delà de 26 millions d’euros, 4 % en Italie – assorti d’un abattement d’un million d’euros –, et de nombreux cantons suisses exonèrent purement et simplement les enfants.

De nombreux pays ont supprimé ces droits

Les dons et successions entre ascendants et descendants directs sont exonérés de droit au Canada comme au Luxembourg.  Ces droits ont été supprimés au Portugal en 2004, en Autriche en 2008, en Norvège en 2014, en République tchèque en 2014…. Après la suppression de ses droits de succession et donation en 2004, à l’unanimité du Parlement, tous partis confondus, la Suède a bénéficié, avec d’autres réformes également, d’une réduction de ses prélèvements obligatoires de 51 % du PIB en 2000 à 44% en 2014. Dans le même temps ses revenus fiscaux ont pourtant augmenté de 260 milliards de couronnes suédoises en valeur constante (hors inflation), soit environ 30 Md€ représentant plus de 6% de son PIB ou 15% de ses recettes fiscales de cette même année 2014.

Ces droits peuvent obliger à  sacrifier des biens de famille pour les acquitter

Et pourtant, l’État en veut toujours plus – alors même que près de neuf Français sur dix réclament une baisse, voire la suppression de cet impôt. Le 2 juillet 2026, le Premier ministre a proposé d’ouvrir le débat sur une fiscalité incitative des grandes transmissions patrimoniales vers des « fonds de souveraineté », faute de quoi la fiscalité successorale serait alourdie : un « volontariat » sous contrainte qui relève du chantage. Dans la perspective de 2027, plusieurs candidats préparent de nouveaux tours de vis, de la « taxe Zucman » à l’« héritage pour tous ». Thomas Piketty propose ainsi de relever jusqu’à 90% les droits de succession pour verser 120 000 euros à chaque Français de 25 ans, un joli capital financé par la spoliation d’autrui. A tout cela s’ajoute aussi la volonté de porter atteinte au « pacte Dutreil ». C’est un vrai danger pour les entreprises familiales. Des droits de succession excessifs reviennent à une nationalisation sans indemnité, à une collectivisation dont chacun sait qu’elle est toujours désastreuse.

Nous refusons ces manoeuvres. Répétons-le, c’est de la spoliation !

Le patrimoine transmis a déjà été acquis avec des revenus taxés avant d’être encore taxé, et retaxé durant toute la vie de celui qui l’a constitué : le frapper une fois encore à son décès est une double, voire triple imposition. La mort d’un citoyen n’est pas un fait générateur légitime de l’impôt. Un patrimoine privé ne devient pas « propriété sociale » parce que son propriétaire disparaît. Est-il d’ailleurs normal que les dons aux associations bénéficient d’avantages fiscaux tandis que les dons à nos enfants soient taxés toujours plus ?

Ils convoitent l’héritage de nos familles ! Nous disons NON !

Nous, citoyens, contribuables et héritiers, demandons : 

la suppression pure et simple des droits de succession – comme cela a été fait, utilement, dans de nombreux autres pays riches et démocratiques.

Taxer le deuil et la transmission n’a rien d’une justice : c’est punir l’épargne, le travail d’une vie et la volonté de léguer. Transmettre n’est pas un délit.

Rendons aux Français la liberté de transmettre le fruit de leur existence à ceux qu’ils aiment. Le travail d’une vie n’appartient pas à l’Etat !

 

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