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mercredi 10 juin 2026

Transidentité : l’hypothèse d’une contagion sociale se confirme

Temps de lecture : 2 minutes

Ancien chercheur en biologie évolutive à l’université d’État de Pennsylvanie, Colin Wright revient dans le Wall Street Journal sur l’hypothèse d’une contagion sociale pour expliquer la hausse du nombre de jeunes qui s’identifient comme « transgenres ». Formulée dès 2018 par la médecin et chercheuse américaine Lisa Littman, elle vise un nouveau profil d’adolescents – en particulier des filles – qui se déclarent soudainement trans, souvent après que des amis l’aient fait également. Pour Colin Wright, l’hypothèse d’une contagion sociale contredit le dogme dominant selon lequel « l’identité transgenre » serait innée et immuable, justifiant ainsi des transitions médicales sur des mineurs (bloqueurs de puberté, chirurgie) et des protections juridiques spécifiques.

Les partisans de la thèse inverse comparent la hausse des cas de dysphories de genre à une simple libération de la parole et des comportements. Colin Wright s’oppose à cette interprétation : si l’identité de genre était réellement un trait biologique, les chiffres se stabiliseraient à un certain niveau – ce qui n’est pas le cas. Les données récentes montrent plutôt un pic, suivi d’un recul. Selon l’universitaire Eric Kaufmann, la part d’étudiants qui se déclarent trans a chuté de moitié entre 2023 et 2025. La psychologue américaine Jean Twenge constate la même chose entre 2022 et 2024.

Des militants continuent toutefois d’affirmer devant les tribunaux que l’identité de genre aurait un fondement biologique, comme dans l’affaire Talbott v. Trump (2025). Or, les études qui vont dans ce sens souffrent de biais méthodologiques : échantillons restreints et sélectifs, réplications insuffisantes, et surtout, facteurs de confusion non contrôlés (orientation sexuelle et traitements hormonaux). Lorsqu’elles sont interprétées correctement, ces recherches ne démontrent pas l’existence d’une « identité de genre » biologique. Elles décrivent plutôt une corrélation entre la dysphorie de genre et l’homosexualité.

En conclusion, Colin Wright affirme qu’il s’agit avant tout d’un phénomène social et culturel alimenté par une certaine idéologie. Ce constat est difficile à nier étant donné que le nombre de personnes s’identifiant comme transgenres a été multiplié par plus de 20 aux États-Unis depuis 2010. Il tempère son discours sur un point : l’hypothèse de la contagion sociale n’a jamais été « haineuse ». Elle est purement descriptive et reconnaît simplement l’importance de facteurs sociaux et culturels dans le façonnement du comportement humain.

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6 réponses

  1. Le plus probable en effet. D’autant que dans les milieux woke, le trans se situe dans le haut du panier de la victimologie (cf Ok millenials de Brice Couturier).
    Mais la transidentité nécessite des traitements lourds dont certains à vie, et sur lesquels on commence à avoir des doutes en termes sanitaires. Ça finit par être dissuassif.
    Si en plus c’est juste de l’homosexualité refoulée, autant assumer, c’est plus simple et sans danger.
    C’est comme quand on fume pour se donner un « genre » (😉) ou pour faire comme les autres. Jusquxau jour où on commence à tousser…

  2. C’est un signe de la société occidentale qui est en décadence, comme le furent d’autre civilisations antiques comme les romains et avant eux les grecs.

  3. C’est évident. Ce genre de folie collective est bien connue et aggravée par les réseaux sociaux. Les gens sont très influençables, et les jeunes encore plus! Nous avons eu le nazisme en Allemagne, le communisme après la guerre, c’est le tour du wokisme. Les esprits faibles se laissent facilement influencer. Le boom trans en est un exemple typique!

  4. C’est un peu court comme raisonnement

    La libération de la parole n’est pas à confondre avec la perte de repères à laquelle les enfants et les adolescents sont confrontés

    Et on peut donc se poser la question de savoir si les précédents repères, avec rôles masculins et féminins bien déterminés, n’induisaient pas « une forte contagion sociale »

    La perte des repères ayant engendré un mouvement de balancier, amplifié par les réseaux sociaux, il est normal de voir, après une croissance fulgurante du nombre de cas, une décroissance rapide – la stabilisation ne sera pas immédiate : ce qui est sûr, c’est qu’elle se fera à un niveau plus élevé que précédemment

  5. Bonjour
    Je ne représente qu’un seul point de vue : le mien, celui d’une femme trans de 75 ans bientôt. Je ne connais pas votre revue, mais, pour moi, l’IREF est un think tank, donc a priori soucieux de la pluralité des points de vue. J’ai lu votre article et l’étude auquel il est fait référence. Je me suis donc reportée à vos articles connexes. Tous sont contre la transition et sans référence à la parole des personnes concernées sans se dire que quelque chose cloche.
    Pas un article ou un livre sur les injustices, les difficultés ou les brimades que l’on subit dans d’autres pays, mais tout ce qui vient à charge des autres pays et à charges est relayé sans être pondéré. Il en va ainsi des références douteuses qui défendent des hypothèses comme le ROGD (ex. Littman cité dans Transmania sans les rectificatifs de Plos One).
    Or, toutes les études, même les très bonnes, comme celle dont il est question ici, ont leurs limites et leurs biais et nos détracteurs ne se privent pas de nous les mettre sous le nez quand cela les arrange. Ici l’auteur de l’article fait l’impasse. En effet, l’étude ne porte pas sur l’ensemble des personnes trans de Finlande, mais uniquement sur celles ayant contacté des services spécialisés. L’étude montre qu’il y a plus de diagnostics psychiatriques, mais elle ne permet pas d’en déterminer les causes autrement que par hypothèse. Les résultats agrégés masquent des sous-groupes très différents en termes d’origine sociale et d’accès aux soins notamment. Les registres médicaux sur lesquels sont établis la population étudiée incluent peu ou pas des critères, tels que la discrimination, les violences, le soutien familial, la précarité, qui sont des facteurs déterminants majeurs de la santé mentale. Cela conduit à psychologiser ce qui relève de facteurs relevant du social.
    En clair, cette étude robuste sur le plan descriptif aurait dû être interprétée dans le parcours de soins finlandais. C’est fondamental du point de vue des soignants concernés, mais ce n’est en aucun cas une vérité absolue concernant la population trans. Cet article comme ceux du JDD de Mariane etc. essaie de faire croire en insistant lourdement à une pathologisation démontrée.
    En France, dans ma génération jusqu’à celle de la SoFECT il était quasiment impossible de se faire reconnaître transidentitaire et de se faire prendre en charge tellement les conditions étaient difficiles. Dès que cela a été possible, on a parlé d’épidémie. Alors, comme beaucoup de mes semblables, je me tais et je me fonds dans la grisaille pour ne pas être repérée. Les impôts savent pourtant nous trouver, les juges, quand il faut un tuteur n’hésitent pas à nous solliciter, et nos familles font appel à nous, lorsque les hasards de la vie nous mettent en position de le faire. Toutefois, dans les cafés, les experts en questions transalpines qui s’expriment sur nous en se basant sur des articles de ce genre nous énumèrent les dangers de l’identité de genre et nous disent à quel point nous sommes déséquilibrés.
    Je ne doute pas qu’un jour viendra où vous prendrez une position pertinente pour expliquer pourquoi il faudrait coudre le drapeau trans plutôt qu’un triangle rose sur nos pyjamas rayés à l’hôpital psychiatrique. Quant à moi, je vais tenter de finir ma vie en prenant soin des miens, car les personnes trans n’existent pas dans un hors-sol familial, elle tente juste de vivre une différence que la méchanceté quotidienne rend indicible .

    1. Bonjour,
      Le but de nos articles sur le sujet est de refléter l’état actuel des connaissances scientifiques. La question des brimades, difficultés, injustices subies par les trans sont donc hors sujet.
      Que cela vous plaise ou non, toutes les études sérieuses concernant les jeunes et les mineurs en particulier montrent que la transition médicale n’est pas une solution adaptée et qu’elle favorise même le taux de suicide.
      Voici un autre article qui devrait vous intéresser : https://contrepoints-archives.org/transition-de-genre-protegeons-les-mineurs/
      Cordialement,

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