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dimanche 10 mai 2026

Transition de genre : la morbidité psychiatrique explose après un changement de sexe

Temps de lecture : 2 minutes

Pour les partisans des transitions médicales (bloqueurs de puberté, chirurgie), c’est une question de vie ou de mort : sans changement de sexe, les jeunes atteints de dysphorie de genre sombreraient dans une détresse au point que le suicide deviendrait probable. Or, les résultats d’une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Acta Paediatrica suggèrent exactement l’inverse.

L’étude, conduite par Sami-Matti Ruuska et ses co-auteurs, concerne des jeunes âgés de moins de 23 ans qui ont été orientés vers des services spécialisés en Finlande entre 1996 et 2019 (2 083 individus), comparées à 16 643 témoins. Le constat de base n’est pas remis en cause : ces adolescents et jeunes adultes ont bien une détresse psychique supérieure à celle de leurs pairs (45,7 % de troubles psychiatriques sévères, contre 15 %). Mais c’est sur la réponse médicale à apporter que le débat est vif.

Les résultats contredisent directement le consensus dominant en la matière. Contrairement à ce que l’on a l’habitude d’entendre, les transitions médicales ne s’accompagnent pas d’une amélioration de la santé mentale. Chez les patients concernés, la morbidité psychiatrique explose de 9,8 % à 60,7 % pour les transitions d’homme à femme, et de 21,6 % à 54,5 % pour les transitions de femme à homme. Deux ans après leur prise en charge, 61,7 % des jeunes suivis présentent des troubles psychiatriques sévères, contre 14,6 % dans le groupe témoin. Même en tenant compte des troubles préexistants, leur risque reste multiplié par trois à cinq après une transition médicale.

Cette étude est à recouper avec celles que nous présentions dans de précédents articles : aux États-Unis par exemple, les personnes qui ont subi une opération chirurgicale pour changer de sexe ont un taux de suicide 12 fois plus élevé que celles qui n’ont pas subi de chirurgie. Tout porte à croire que les transitions médicales ne sont pas une solution durable au mal-être réel des patients et qu’elles sont même dangereuses parce qu’irréversibles, surtout lorsqu’elles concernent des mineurs. Les concernant, l’hypothèse d’une « contagion sociale » est d’ailleurs plus probable. D’autres études suggèrent en effet qu’entre 61 % et 98 % des enfants ou préadolescents diagnostiqués d’une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique lors de la puberté, et que beaucoup d’entre eux découvrent qu’ils sont simplement homosexuels. Espérons que ces données seront prises en compte par la Haute Autorité de Santé qui reprend sans complexe le vocabulaire militant d’associations LBGT elles-mêmes militantes et recommande, rappelons-le, le signalement des parents qui s’opposeraient à la transition médicale de leurs enfants.

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13 réponses

  1. … un taux de suicide 12 fois plus élevé… en voilà au moins qui ont trouvé la solution pour ne plus souffrir de leur disphorie.
    Et : … le signalement des parents qui s’opposeraient à la transition médicale de leurs enfants.
    À qui doivent-ils être signalés ? Et simplement parce qu’ils ne sont pas d’accord ?
    Donc, il convient de laisser les enfants, (mineurs ?), se faire opérer et se suicider plus tard ?

  2. . »..et recommande, rappelons-le, le signalement des parents qui s’opposeraient à la transition médicale de leurs enfants. »
    Famille , je vous hais toujours et encore

  3. N’oublions pas que les médecins et autres praticiens qui recommandent ces changements de sexe aux adolescents y gagnent beaucoup d’argent. Comme les chirurgiens esthétiques. Un médecin est aussi un commerçant.

  4. La véritable « dysphorie de genre » – extrêmement rare – est à différencier de « l’utopie de genre » qui relève d’une emprise idéologique par le biais des réseaux sociaux où l’on fait croire monts et merveilles à des jeunes en quête d’identité et mal dans leur corps. Les troubles dans l’enfance et à l’adolescence ont toujours existé, de tous temps, mais de là à favoriser trop jeune un changement de sexe qui peut s’avérer être un caprice et sera irréversible, il y a un pas qui me semble être dommageablement encouragé et dans certains cas franchi un peu vite.
    Les psychanalistes Caroline Eliacheff et céline Masson viennent d’écrire « La fabrique de l’enfant transgenre ». Elles parlent d’une « croissance exponentielle des demandes de changement de sexe d’enfants et d’adolescents » et d’un corps médical qui suit le mouvement, regrettablement contredites en 2022 par la voix de Jean Michel Blanquer, notre ministre de l’éducation nationale, enjoignant les enseignants à une forme de complaisance proche de ce militantisme mortifère dans le droite ligne de ce progressisme douteux qu’adoubent certains politiciens dépourvus de convictions.

  5. Pas sûr que ces données soient prises en considération compte tenu de l’idéologie ambiante. Pourtant le mal être de bien des adolescents a toujours existé et s’est résolu dans la plupart des cas avec l’âge. La mutilation et les traitements chimiques lourds ne sont pas la solution idéale car ils hypothèques l’avenir

  6. Les médecins qui ont pratiqué cela font passer Diafoirus pour un doux amateur, et forceraient sans doute l’admiration de Josef Mengele. Comment peut on faire cela quand on est médecin, le légaliser quand on est politicien et punir les parents qui s’opposent quand on est juge ? Comment l occident a t il pu à ce point perdre le nord ?

  7. Jamais vu autant de filles avec des cheveux longs, voire TRES LONGS et de garçons barbus dans un pays où on prétend supprimer « les genres » : PLUS DE PAPA ET MAMAN, même notre grammaire devrait être modifiées etc etc.
    A propos de dysphorie de genre, j’ai été stupéfaite d’entendre que les traitements hormonaux administrés étaient pris en charge par le sécurité sociale Y COMPRIS QUAND IL s’AGISSAIT d’ENFANTS !!! Raison évoquée : si cela leur permet de se sentir « biens dans leur peau » !
    Même chose avec la P.M.A. y compris quand la fécondation se termine à l’étranger, p.ex. en Espagne où il est possible d’acheter une ovule afin de l’implanter dans l’utérus d’une femme stérile après l’avoir fait féconder avec le sperme du papa.

  8. Je regrette amèrement que vous n’employiez pas, a minima, les guillemets autour de l’expression fautive « changement de sexe ». Le sexe est inscrit dans les gènes : il est IMPOSSIBLE d’en changer.

    Par conséquent, je considère qu’employer une telle expression sans en souligner systématiquement le caractère mensonger revient à, comme vous le dites si justement vous-même, reprendre sans complexe le vocabulaire militant d’associations LBGT elles-mêmes militantes, leur concédant ainsi une lourde défaite sémantique (et ce n’est, hélas, pas la seule que j’ai eu le déplaisir de relever dans les articles de ce site qui prétend lutter contre cette idéologie mortifère).

    Ce n’est pourtant pas à vous que j’apprendrai qu’une fois le mot avalé, l’idée passe toute seule…

    Sur le fond de votre article, je n’y trouve rien de surprenant. Lorsque l’on se sent mal dans sa peau (un mal courant de l’adolescence, mais aussi de notre société pathologiquement individualiste), le simple bon sens laisse entendre facilement que la solution n’est pas de changer de peau.

  9. Le totalitarisme de ces militants est bien mis en évidence dans leur volonté de punir les parents s’y opposant ! Il est bien certain que ce sont les effets de mode, de suivisme médiatique et la contagion sociale qui influencent les jeunes les plus influençables à cette extrémité. Que le corps medical ne réagisse pas et laisse faire est scandaleux!

  10. Je crois que ceux ou celles pour qui Dame Nature n’a pas été assez claire doivent vivre leur vie dans le secret de leur intimité sans tabous mais sans recours au bistouri, sans chimie, sans coming-out…. Il y a des géants, il y a des nains, accepter ce qu’ils sont et vouloir être heureux sans se transformer, doit être possible si l’entourage n’est pas idiot.

  11. Sexe et genre. Rappelons que le sexe est biologique et ne peut être modifié (du moins pour l’instant), car inscrit dans chacune de nos cellules. Le genre est social et peut être modifié, mais à quel prix, voyons-nous ici. Finalement ce n’est qu’un changement d’apparence, plus ou moins lourd.

  12. Bonjour
    Mon commentaire est celui d’une femme trans âgée de bientôt 75 ans. Je ne connaissais pas Contrepoints éditée par l’IREF. Puisque l’IREF se définit comme un think tank, j’imaginai a priori un organisme soucieux de la pluralité des points de vue. J’ai lu l’article « Transition de genre : la morbidité psychiatrique explose après un changement de sexe ». J’ai également lu l’article auquel il est fait référence « Psychiatric Morbidity Among Adolescents and Young Adults Who Contacted Specialised Gender Identity Services in Finland in 1996–2019. » Puis, je me suis reportée à vos articles connexes.
    Tous ceux que je connais relèvent d’un même son de cloche et critique les transitions, notamment en pathologisant la transidentité. Rien ne contredit l’univocité du propos, mais je n’ai pas tout lu.
    Je n’ai pas relevé de publication ou de livre à décharge, mais, parmi les publications à charge, j’ai relevé des références douteuses, comme le ROGD (Littman & al.) cité dans Transmania sans les rectificatifs de Plos One.
    Or, toutes les études, même les très bonnes comme celle-ci, ont des facteurs limitants ou des biais dont il y a lieu de tenir compte. L’auteur de l’article fait l’impasse sur ces facteurs. Ainsi, l’étude ne porte pas sur l’ensemble des personnes trans de Finlande, mais uniquement sur celles ayant contacté des services spécialisés. L’étude met en lumière plus de diagnostics psychiatriques sans pour autant déterminer les causes. Les résultats agrégés masquent des sous-groupes très différents en termes d’origine sociale et d’accès aux soins notamment. Les registres médicaux qui définissent la population étudiée incluent peu ou pas des critères, tels que la discrimination, les violences, le soutien familial, la précarité, qui sont des facteurs déterminants majeurs de la santé mentale. En clair, cette étude robuste sur le plan descriptif aurait dû être interprétée dans le cadre du parcours de soins finlandais sans qu’on puisse en établir une vérité absolue sur la population trans mondiale, mais peut-être que le but de cet article n’était pas d’ouvrir une réflexion, mais d’affirmer une position.

    1. Bonjour,
      La « transidentité » n’est pas un terme médical, mais militant. Or, quand il s’agit de transitions médicales, il n’y a pas de place pour le militantisme, surtout lorsqu’on parle de mineurs.
      Nos articles ne sont pas « à charge », ils présentent l’état actuel des connaissances scientifiques sur le sujet. Tous ceux qui plaident pour la prise d’hormones, des ablations mammaires et autres opérations chirurgicales sur des jeunes adolescents mal dans leur peau sont des criminels, pas des médecins. Je vous renvoie à mon article sur le sujet : https://contrepoints-archives.org/transition-de-genre-protegeons-les-mineurs/
      Quant aux références « douteuses », c’est un jugement de valeur qui n’apporte rien à la discussion. Publiez votre article dans une revue à comité de lecture et on en reparlera.
      Pour finir, l’étude porte sur les personnes ayant contacté des services spécialisés et elle ne prétend pas faire autre chose. C’est une évidence qu’il n’est pas possible d’étudier toutes les personnes qui se définissent « trans » en Finlande. Sélectionner un objet d’étude, c’est un peu la base d’une étude scientifique.
      Cordialement

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