Le 29 janvier, la DREES, une administration rattachée au ministère de la Santé, a publié une étude sur les inégalités sociales de suicide, qui couvre la période 2011-2021.
Elle montre que le suicide touche de manière disproportionnée les hommes : sur 100 000 habitants, le taux atteint 21,2 chez eux, contre 6,5 chez les femmes (taux moyen : 13,6). Les trois quarts des suicides concernent des hommes et l’écart persiste à tous les âges, avec un risque particulièrement élevé chez les hommes de 75 ans et plus. Le niveau de vie constitue aussi une variable importante. À âge comparable, le taux de suicide chez les hommes appartenant aux 10 % les plus modestes est plus de deux fois supérieur à celui des 10 % les plus aisés (25,7 contre 11,3 pour 100 000 personnes). On observe la même tendance chez les femmes, bien que beaucoup moins marquée.
La situation familiale joue un rôle central, mais se traduit, là aussi, de manière différente selon le sexe. Pour les hommes, la perte du conjoint est l’un des facteurs les plus aggravants : le veuvage multiplie le risque de suicide par neuf (il le double chez les femmes). Plus largement, les personnes vivant seules, célibataires, divorcées ou veuves présentent des taux plus élevés que celles vivant en couple, mais des différences genrées persistent : les enfants sont associés à un effet protecteur pour les femmes, alors que c’est le couple pour les hommes (même sans enfant).
La question du suicide est presque absente des débats publics sur les inégalités de genre. Les féministes les plus bruyantes parlent volontiers de domination masculine, de déconstruction, de lutte contre d’hypothétiques inégalités salariales ou contre le sexisme. Mais il est rare de les entendre s’exprimer sur des problèmes sociétaux qui concernent avant tout les hommes, comme le suicide, l’échec scolaire, la prison, ou encore les violences physiques hors cadre familial. Pourquoi ne pas parler d’injustice systémique en la matière ? À moins, peut-être, qu’il ne soit politiquement plus rentable d’entretenir l’idée erronée selon laquelle les hommes exercent une domination structurelle sur les femmes.
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4 réponses
Quel scandale, encore avantage aux hommes, ou est l’égalité femme homme… Ces derniers se permettent, en plus, d’arriver 6 ans plus tôt au cimetière que les femmes ! Mais que font les féministes ?
Pour nos fonctionnaires trouvent que le suicide est « bien », il faut qu’il soit « assisté » dans un hôpital. Quand un médecin sait qu’un patient est « condamné à mort », il commence par le mettre sous contrôle, pour l’empêcher de « faire une bêtise ». Puis, quand l’état de l’individu réduit à l’état de patient est suffisamment dégradé, si possible à l’état de légume, on lui propose de mourir, de manière « médicalement correcte ».
L’enjeu ? Éviter que trop de gens échappent au contrôle de la société. Je crois que le nombre d’hommes qui se suicident après un « féminicide » est proche de 50% : plus moyen de les clouer au pilori. Plus moyen non plus de les « plumer » dans un divorce, faute de jugement. À mon avis, voilà qui contribue à faire du suicide des hommes un « non sujet ».
Merci beaucoup d’avoir rédigé cet article et rappelé ces malheureuses vérités qui ne sont jamais abordées. Cela fait chaud au coeur de voir que des femmes se soucient également de la condition masculine.
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Quel scandale, encore avantage aux hommes, ou est l’égalité femme homme… Ces derniers se permettent, en plus, d’arriver 6 ans plus tôt au cimetière que les femmes ! Mais que font les féministes ?
Pour nos fonctionnaires trouvent que le suicide est « bien », il faut qu’il soit « assisté » dans un hôpital. Quand un médecin sait qu’un patient est « condamné à mort », il commence par le mettre sous contrôle, pour l’empêcher de « faire une bêtise ». Puis, quand l’état de l’individu réduit à l’état de patient est suffisamment dégradé, si possible à l’état de légume, on lui propose de mourir, de manière « médicalement correcte ».
L’enjeu ? Éviter que trop de gens échappent au contrôle de la société. Je crois que le nombre d’hommes qui se suicident après un « féminicide » est proche de 50% : plus moyen de les clouer au pilori. Plus moyen non plus de les « plumer » dans un divorce, faute de jugement. À mon avis, voilà qui contribue à faire du suicide des hommes un « non sujet ».
Merci beaucoup d’avoir rédigé cet article et rappelé ces malheureuses vérités qui ne sont jamais abordées. Cela fait chaud au coeur de voir que des femmes se soucient également de la condition masculine.
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