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mardi 9 juin 2026

Hausse des hospitalisations des jeunes pour tentatives de suicide

Temps de lecture : 2 minutes

Ce ne sont pas des chiffres très joyeux, mais il est important de les analyser. Lundi 11 mai 2026, la Drees a publié un jeu de données apportant des clarifications sur les hospitalisations en lien avec un geste auto-infligé, qu’il s’agisse d’une tentative de suicide ou d’automutilations non suicidaires comme les scarifications ou les brûlures. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeunesse française est particulièrement touchée par ce phénomène.

Chez les femmes de moins de 30 ans, le taux d’hospitalisation en lien avec un geste auto-infligé passe de 211 pour 100 000 personnes en 2017 à 369 en 2025, soit une hausse d’environ 75 %. Pour les hommes de moins de 30 ans, la hausse est moins marquée mais elle est aussi inquiétante. En 2017, le taux était de 97 pour 100 000 personnes, contre 118 en 2025, soit une progression de près de 22 %.

De ce fait, si l’on se concentre sur les données de la Drees, on peut constater un écart entre les femmes et les hommes, bien que les hommes se suicident davantage et que les tentatives augmentent également chez ces derniers. Par ailleurs, les gestes auto-infligés sont moins fréquents chez eux, bien qu’ils augmentent toutefois chez les moins de 30 ans. Pour la deuxième année consécutive, le taux de patients hommes progresse de plus de 5 % chez les 20-29 ans.

De manière générale, plus de 84 000 personnes âgées de 10 ans ou plus ont été hospitalisées pour un geste auto-infligé au moins une fois en 2025. Parmi elles, 64 % sont des femmes, un ratio stable depuis 2021. Cela correspond à un taux de 170 pour 100 000 femmes et de 101 pour 100 000 hommes.

Mais alors, quelles peuvent être les causes de ces chiffres alarmants ? Le Covid, les réseaux sociaux ou encore l’hyperconnexion sont souvent mis en avant. Certes. Mais ces phénomènes sont internationaux et ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer le malaise français. Car il est également important de souligner que le taux de suicide général en France est largement supérieur à la moyenne européenne ces dernières années.

La France semble souffrir de problèmes bien à elle. Rigidité administrative pour entreprendre, difficulté d’accès au logement, précarité des débuts de carrière, perte de confiance dans l’avenir économique du pays… Beaucoup de jeunes ont l’impression de vivre dans un système où chaque étape est verrouillée. Bien que ces raisons n’expliquent pas tout, elles pourraient jouer un rôle déterminant dans cette hausse des tentatives.

Dans un pays où l’ascenseur social paraît bloqué, la liberté doit redevenir le socle de notre société. Une génération qui ne croit plus en sa capacité à choisir sa vie finit par perdre espoir. La liberté doit être remise rapidement au centre du débat public, car c’est la seule solution pour que la jeunesse puisse retrouver des perspectives et commencer à rêver.

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5 réponses

  1. L assistanat a produit des êtres fragiles perdus, inconsistants, chancelants….Incapables de s assumer dans un monde qui n a pourtant jamais offert d autant d opportunités

  2. Mourir, c’est la dernière liberté qui nous reste. Et encore faut-il être en bonne santé, dans un monde fermé, hostile à toute liberté.

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