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samedi 13 décembre 2025

L’hôpital public est de plus en plus malade

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Le déficit global des hôpitaux publics atteint 2,4 milliards d’euros (Md€) en 2023, selon les données que vient de publier la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé. En 2022, le déficit n’était que 1,3 Md€ (+85%).

La Drees met « cette très nette détérioration » sur le dos de « la sortie progressive des dispositifs exceptionnels de soutien pour faire face à la crise sanitaire, dans un contexte inflationniste ». C’est quand même un peu court comme explication car, si les « dispositifs exceptionnels de soutien » ont été arrêtés, c’est sans doute parce la situation exceptionnelle pour lesquels ils ont été créés a disparu !

Une bonne nouvelle cependant : « L’encours de la dette des hôpitaux publics diminue pour la deuxième année consécutive et retrouve son niveau d’avant la crise (29% des recettes) ». Malgré tout, si les établissements hospitaliers consacraient l’intégralité des ressources dégagées par leur activité pour rembourser leur dette, il leur faudrait 16,8 années (10,6 ans en 2022).

Parallèlement, la Drees se félicite que la « situation financière des cliniques privées reste globalement favorable ». Pourtant, les chiffres montrent que leur santé se dégrade aussi de façon inquiétante : leur résultat net n’a représenté en 2023 que 1,8% de leurs recettes (contre 3,4% en 2022) ; la proportion de cliniques déficitaires augmente (32% en 2023 contre 25% en 2022) ; leur effort d’investissement se replie (4,9% des recettes en 2023 contre 5,6% en 2022).

Si les notes de la Drees sont souvent très informatives, elles ont le gros défaut d’être longues à produire. C’est ainsi que les données de 2023 ne sortent qu’à la mi-2025. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et, comme nous l’avons mentionné il y a déjà plus de deux mois, les cliniques privées s’enfoncent dans la crise : 45% d’entre elles étaient en déficit en 2024 et leur situation risque de se dégrader encore en 2025.

Cela est fort inquiétant car, si les cliniques privées mettaient la clé sous la porte alors qu’elles assurent 35% de l’activité hospitalière en France (mais ne reçoivent que 17% des financements hospitaliers), ce sont bien évidemment les patients (et les contribuables) qui en seraient les premières victimes.

Ce n’est malheureusement pas du gouvernement et du parlement actuels que viendra une réforme structurelle de l’hôpital public et, plus largement, de la santé, incluant davantage de concurrence, moins de bureaucratie et plus de liberté.

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9 réponses

  1. Qui aura le courage de chiffrer les dépenses prises en charge par la CNAM, et qui n’ont aucun rapport avec les maladies : IVG, circoncisions rituelles, transitions de genre, abonnés du samedi soir aux urgences pour coma éthylique, victimes de règlements de comptes à coups de kalashnikov. Ce n’est pas ma CSG ou ma Mutuelle qui doivent supporter ça.

    1. Non c’est aux personnes concernées…. Il faut leur envoyer la facture et qu’ils se débrouillent !
      C’est encore une idée à la con comme soigner tout et tout le monde.
      Mais tant que ces crétins de travailleurs paient, on continue !
      C’est comme payer pour ceux qui font du hors piste !
      Une question de courage ? Je ne pense pas là.

    2. JC vous parlez de la circoncision et je suis d’accord, mais vous oublier de parler des jeunes musulmanes qui couchent à droite et à gauche et quand vient le mariage, se « refont » 1 virginité aux frais des cotisants. Ces interventions sont 2 à 3 fois supérieures à la circoncision et coûte 2 fois + chère. ????
      Les personnes atteintes d’1 cancer du foie ou des poumons et continuent à picoler comme des trous et fumer 2 paquets par jour. 1 voisine avait 1 connaissance atteinte d’1 cancer des poumons et fumait 3 pasuets/jour et ne voulait pas arrêter. Là il y a matière à arrêter les soins qui coûtent plusieurs millions pour 1 seule personne. ????

  2. Depuis le temps que l’on parle des difficultés de l’hôpital, aucun des gouvernements passés depuis 40 ans n’a cherché de solution, notamment en limitant le poids excessif de l’administratif dans ce secteur (comme dans les autres…).
    Quand aurons-nous un gouvernement qui agit pour relever ce pays ?

  3. 200 000 infirmières en 1960 et un modeste nombre indéterminé d’aides soignants pour 46 millions d’habitants. 650 000 infirmières et 400 000 aides soignants en 2024 pour 68 millions d’habitants… Et je ne parle pas des administratifs…

  4. Le 1er ménage à faire dans les hôpitaux c’est le personnel administratif. 1 secrétaire pour 2 médecins est suffisante. Dans certains services de consultations vous avez 3 personnes à l’acceuil mais 1 seule travaille les 2 autres jacassent, vous avez 4 gars pour changer 1 ampoule : 1 sur l’échelle et 1 pour sécuriser est largement suffisant. il y a tous pleins d’exemples comme cela. Je parle de cela pour l’avoir vu et vécu. ☘☘☘☘

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