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vendredi 23 janvier 2026

Un Français sur dix dépend des minima sociaux

Temps de lecture : 2 minutes

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé vient de publier son ouvrage annuel « Minima sociaux et prestations de solidarité ». Dans cette édition 2025 de près de 330 pages, on apprend que le nombre d’allocataires des minima sociaux a augmenté de 1,3% en 2024, pour atteindre 4,25 millions. En incluant les conjoints et les enfants à charge, 6,9 millions de personnes sont couvertes par les minima sociaux, soit une personne sur dix en France métropolitaine. Pour un coût de 33,3 milliards d’euros (Md€), en hausse de 3,2% par rapport à 2023 (en euros constants, c’est-à-dire en neutralisant l’effet de l’inflation).

Une douzaine d’aides sont englobées dans les « minima sociaux », mais quatre représentent 96% des allocations versées : le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH), le minimum vieillesse et enfin l’allocation de solidarité spécifique (ASS)versée par France Travail aux personnes dont les droits arrivent à terme et dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Alors que les bénéficiaires du RSA baissent légèrement (-0,5%), tous les autres augmentent dans des proportions importantes : +4,3% pour le minimum vieillesse, +4,7% pour l’ASS et +3,3% pour l’AAH (après +4,5% en 2023).

La Drees met en avant le fait que les prestations sociales représentent 37% du revenu disponible des ménages pauvres. Jointes à la fiscalité directe, elles diminuent le taux de pauvreté de 6,9 points. Aujourd’hui, 14,4% de la population métropolitaine est considérée comme pauvre (9,1 millions de personnes), contre 21,3% (13,5 millions) qui le seraient si ces prestations et les impôts directs n’existaient pas.

Que l’on s’en réjouisse ou s’en désole, cette redistribution importante des revenus ne doit pas empêcher de s’interroger sur l’augmentation continue des allocataires. Que 10% de la population émarge aux minima sociaux devrait interpeller tous nos élus sur la pertinence de notre modèle économique et social. Car les bénéficiaires de ces minima sociaux ont augmenté de près de 50% depuis 1990 où ils étaient moins de 2,9 millions.

Les recettes appliquées jusqu’à maintenant ne font que nous appauvrir. Il faut en changer et prendre l’exact contrepied de ce que proposent nos députés depuis des semaines, c’est-à-dire réformer l’État, baisser massivement les dépenses publiques et remettre à plat la fiscalité.

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7 réponses

  1. Chacun peut constater en regardant autour de lui que la pauvreté devenue endémique s’étend au fur et à mesure que la nation s’appauvrit sans que cette vérité cruelle soit réellement prise en compte par les politiques, les autorités concernées ou les médias.
    Pas plus que le phénomène du travail non déclaré largement répandu ou des travailleurs détachés.
    Notons que la pauvreté réelle s’avere souvent plus conséquente que celle répertoriée pour des raisons assez évidentes.: combien de milliers de personnes (pdf, mendiants, logées grâce à des dispositifs d’urgence très onéreux,…) ne sont pas enregistrées ?
    Sans les aides sociales, étatiques et administratives, les habitants de l’hexagone connaîtraient donc la situation des habitants de pays du tiers-monde avec une différence notable : l’intelligence de la survie en moins et l’incapacité/le refus de procréer.
    Environ deux milliards et demi d’habitants en Afrique en 2050, continent qui dispose de nombreuses matières premières dont profitent surtout les grandes puissances et pas vraiment les peuples de ces nations.
    Tandis que l’argent public de la dette française afflue chez les nomenklaturistes , pour l’industrie de guerre et dans les médias puisqu’il faut maintenir les Français dans l’ignorance le plus possible afin qu’ils se laissent asservir.
    Jusqu’à quand et jusqu’où ?

  2. Quand vous dites « un français sur dix », je suppose qu’il faut comprendre un « habitant » sur dix, mais qui n’est pas forcément détenteur de la nationalité française. Français au sens de gentilé, ou au sens d’ethnonyme, ce n’est pas la même chose, même si cette erreur parcoure toutes les statistiques misérabilistes.

  3. Et parmi ces « assistés » combien seraient prospères si l’État ne s’évertuait pas à massacrer les entreprises au point qu’elles ne peuvent plus recruter?

  4. Mais c’est bien le but de la gauche, rendre tous les français tributaires de ces aides afin qu’ils votent pour elle !

  5. La pauvreté s’étend à mesure de l’emprise croissante mondialoécolosocialiste sur tous les rouages du pays. Quoi de surprenant ?

  6. Nous ; on le sait qu’il faut réformer l’ état.
    Le problème c’est qu’eux n’en ont pas du tout envie !
    Alors on fait quoi ?

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