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lundi 20 avril 2026

Le taux de pauvreté en France augmente, les dépenses de protection sociale également

Temps de lecture : 2 minutes

Comment se fait-il que le taux officiel de pauvreté s’accroisse dans notre pays, alors même que les dépenses de protection sociale sont au plus haut ?

Libération s’indigne en une des « politiques de restrictions budgétaires annoncées par le gouvernement Bayrou ». Dans les pages qui suivent, Stéphane Troussel, le président socialiste du département de Seine-Saint-Denis, déroule le discours maintenant bien rôdé de la gauche et de l’extrême gauche sur « l’austérité la plus injuste »… qui se traduira par une augmentation des dépenses cette année par rapport à l’année dernière et de l’année prochaine par rapport à cette année !

Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est le tableau qui illustre l’article intitulé « Face à l’explosion des inégalités, une flopée de mesures insensées ». Il s’agit de l’évolution du taux de pauvreté, à savoir le pourcentage de la population dont le niveau de vie est inférieur à 60 % de la médiane des niveaux de vie, de 1970 à 2023 en France métropolitaine. Il était de 18,2% en 1970, inférieur à 15% à la fin du mandat de Giscard et y est resté jusqu’à 1996 où il est remonté à 16%. » Les comparaisons sont ensuite délicates car la méthode de calcul a changé pour inclure les revenus financiers et certaines prestations sociales non prises en compte jusque-là. Le taux en 1996 est donc descendu à 14,3 % selon le nouveau mode de calcul, mais il est remonté à 15,4 % en 2024. Il serait évidemment plus important encore avec l’ancienne méthode de calcul.

Il s’agit en fait des données de l’Insee qui ont été dévoilées le 7 juillet dernier sous le titre « Niveau de vie et pauvreté en 2023. Taux de pauvreté et inégalités s’accroissent fortement » (Insee première, n° 2063). Il est toutefois regrettable que Libération ne corrèle pas ces statistiques avec l’étude (23 décembre 2024, mise à jour le 7 mai 2025) de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui a pour titre « Les dépenses de protection sociale accélèrent en 2023 en France ». Il en ressort que les dépenses de protection sociale s’élevaient à 31,5 % du PIB en 2023. Sur les 888 milliards d’euros de dépenses, 35 étaient destinées à « la pauvreté et l’exclusion sociale », soit 1,2 % du PIB. La moyenne de l’Union européenne s’élevait à 26,6 % du PIB pour les dépenses de protection sociale, donc presque 5 points de moins que dans notre pays, et à 0,6 % pour les dépenses liées à « la pauvreté et l’exclusion sociale », donc deux fois moins.

Question : comment est-il imaginable que la France, au firmament des dépenses sociales, compte, selon les chiffres officiels, autant de pauvres ? Ne serait-ce pas parce que notre « modèle social que le monde entier nous envie » est un désastre et qu’il faudrait y mettre fin en appliquant les recettes défendues depuis des années par l’Iref (concurrence, privatisation, liberté de choix…) ?

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14 réponses

  1. Les dépenses sociales augmentent très rapidement car le pouvoir en place ne représente pour dire plus que des retraités, d’où une succession sans fin de tentatives de culpabilisation ne passant plus, les jeunes de droite pouvant à présent en appeler ouvertement à la baisse des pensions de Chantal la Macroniste et de Bernard l’ex Filloniste allé à la soupe chez Macron…

  2. comment se fait-il que, dans un pays qui compte des dizaines de milliers de sapeurs-pompiers, il y ait autant d’incendies ?
    La solution ne serait-elle pas de supprimer tous ces pompiers dont l’inefficacité est flagrante?

  3. J’en connais qui se promènent partout en France avec l’aide sociale,de vrais faux pauvres,on est bien dans la précarité! Quel pourcentage de tricheurs,l’insee n’en parlera jamais?

  4. Quel taux de pauvreté pour quelles populations ? (La population française devient de plus en plus hétérogène). Quand un enseignant constate que parmi ses élèves qui sont classés comme pauvres et bénéficient d’allocations diverses, il y a une proportion importante qui vient à l’école avec les chaussures à la dernière mode et le téléphone portable dernier cri, quelle est cette sorte de pauvreté ? Le constat de cet article est facile, peu documenté, certainement une bonne base pour augmenter les allocations et les contributions dites sociales.

  5. Plus aucune aide aux étrangers et aucune subvention aux associations immigrationnistes, comme dans beaucoup d’autres pays, et on réglerait plusieurs problèmes en même temps. L’immigration, la pauvreté des français, le logement, l’insécurité….

  6. J’oubliais, suppression des 2/3 des agences de l’état inutiles et coûteuses. Aussi, plus de cedh, plus de ldh, plus rien en résumé qui entrave la souveraineté de la France et des français.
    Dans l’idéal, FREXIT VITE

  7. Aider les plus démunis et les accidentés de la vie est un geste d’humanité et de solidarité; mais assister en permanence entretient la pauvreté. Par ailleurs , au delà des indicateurs manipulables à l’envi, il est clair qu’attirer les plus pauvres en faisant partir les plus aisés, ne risque pas d’enrichir le pays.

  8. Nous obtenons les résultats de plus de 40 ans de socialisme, l’appauvrissement général (sauf la Nomenklatura politico médiatique).

  9. Bonjour, Vous ne le dites pas mais tout ceci résulte à l’évidence d’un mode de calcul tellement bizisé qu’il en devient absurde ! En effet. Zlculer le taux de pauvreté sur la base des revenus moyens (ok médians mais cela revient au même) fait que dès que les revenus de la part de la population la plus aisée augmente …. La pauvreté aussi ! Jamais il ne sera possible de prendre des décisions politiques cohérentes sur cette base … si ce n’est en ne visant qu’un seul modèle sociale : égalité pour tous ! Et du coup Pauvreté pour tous !
    C’est effectivement le dogme trotskiste repris et manipulé en France par les ex lambertistes qui ont aujourd’hui infiltré et gangrené toute la gauche : Jospin Melenchon Cambadellis …
    Il faut demander que l’Insee revienne à un mode de calcul plus acceptable

  10. Faire baisser le nombre de pauvres, mais vous n’y pensez pas,
    les partis de gauche n’auraient plus aucun électeurs.

  11. La spirale d’effondrement de la France est « en marche »:
    Plus d’aides sociales = plus de charges pour les entreprises.
    Plus de charges pour les entreprises = perte de compétitivité.
    Perte de compétitivité = moins de richesse crée.
    Moins de richesse créée = plus de pauvreté.
    Plus de pauvreté = plus d’aides sociales…
    La boucle est bouclée !

  12. aider les nécessiteux c ‘est bien mais pas vertueux.
    Comme dit le proverbe chinois, après avoir donné du poisson à un pauvre, il faut lui apprendre à pêcher plutôt que continuer à lui donner du poisson.
    Beaucoup trop de personnes bien placées pensent que la solution est dans la répartition des richesses . l ‘exemple des pays en pleine forme économique montre le contraire . Nous ne travaillons pas assez . Un grand nombre de salariés dans les pays de l ‘ UE sont à 1700h / an quand nous sommes autour de 1550h/an. Les 150h en plus ne coûteraient rien ou presque comme frais généraux en plus . le point d’ équilibre s’en trouverait abaissé .
    Ne pas oublier que les aisés , qu’ils fai=ut espérer être généreux font tourner la machine économique bien plus que les plus mal lotis : ils vont au restaurant , au théâtre, achètent des beaux produits et espérons le font des dons. Les punir à cause de leur aisance matérielle est contre productif .
    Nous achetons à prix d’or en France une fausse paix sociale qui ne fait qu’ alimenter la revendication suivante , par exple sud rail qui en demande toujours plus . Laissons les faire grève et mettons l ‘ armée au commande des trains . ce sera valorisant pour les militaires, les passagers ne seront plus lésés .
    Pour revenir au sujet de la pauvreté, nous avons vu des Ukrainiens aller à la banque alimentaire à leur arrivée en France . Mais 6 mois plus tard, ils avaient trouvé du boulot et venaient plus à la banque alimentaire . De quoi réfléchir à notre assistanat étatique qui réclame de plus en plus de taxes et de prélèvements et de ce fait rend le coût du travail français pas compétitif du tout comparé à d’autre pays de l ‘ UE . Un cercle vicieux et mortifère pour notre pays .

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