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samedi 18 avril 2026

Travail des femmes : souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps que ça… 

Temps de lecture : 2 minutes

Le 8 mars prochain, nous célébrerons la journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, penchons-nous sur leur situation professionnelle en France, pour la comparer à celle d’autres pays européens.

En 2024, l’écart d’emploi entre les femmes et les hommes (c’est-à-dire le taux d’emploi) est en France l’un des plus faibles d’Europe, à 5,9 points de pourcentage, contre une moyenne de 10 pour l’Union européenne. En 2009, il était de 8 points. Les femmes participent donc de plus en plus à la vie économique de notre pays, y compris dans les postes à responsabilité. Le nombre de femmes managers a considérablement augmenté ces dernières années, passant de 33 % en 2014 à presque 40 % en 2024, et dépasse largement la moyenne européenne, qui était de 35,2 % en 2024.

On ne peut cependant s’en tenir à ce simple constat. L’écart salarial demeure un thème récurrent du débat public, régulièrement mentionné par les médias, à l’image de L’Humanité, qui rappelait récemment des données publiées par l’INSEE. Selon l’institut, « en 2024, dans le secteur privé, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 21,8 % à celui des hommes ». Il précise que « l’écart de revenu salarial s’est réduit de 0,4 point en 2024, plus modérément qu’entre 2019 et 2023 (0,9 point par an en moyenne) ».

Ces chiffres doivent être nuancés, car une partie de l’écart s’explique par un volume annuel de travail en moyenne plus faible chez les femmes, pour diverses raisons dont des emplois à temps partiel plus fréquents (sans que l’on sache dans quelle mesure il s’agit d’un choix ou d’une contrainte).  À temps de travail identique, l’écart de salaire moyen se réduit à 14,0 %. Et à emploi comparable, il est de 3,6 %.

Il est très instructif d’inscrire ces données dans leur évolution historique. En 1995, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans le secteur privé atteignait 35,3 %. En près de vingt ans, il a donc diminué de 13,5 points. En équivalent temps plein, la baisse est de 8,1 points pendant la même période.

Ces progrès n’ont pas toujours été faciles. Espérons que l’obsession égalitaire ne les freine pas maintenant. Les femmes ont encore des bastions à conquérir, certes, mais dans nos sociétés libres, elles sont dorénavant parfaitement autonomes et aptes à faire valoir leurs talents et leur force.

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10 réponses

  1. Plus les femmes travaillent, moins elles font d’enfants. La dénatalité en France est un grave problème, or la première responsabilité de la femme est de faire des enfants, comment résoudre cette contradiction

    1. Les causes de la dénatalité sont plurielles : il y a aussi la peur de l’avenir. Certains entretiennent la peur justement pour réduire la natalité. Maintenant, à l’heure de la régulation-contraception, la décision d’avoir ou non un enfant de plus se décide en couple. Ce n’était pas le cas autrefois lorsque les épouses subissaient les grossesses non désirées par « devoir conjugal ». La dénatalité n’est donc pas un problème de femme mais de couple. Le couple moderne est sujet à l’inquiétude et n’ose pas avoir des enfants tout de suite. La fécondité féminine baisse donc naturellement entre 25 et 35 ans et cela produit globalement une dénatalité.

    2. Résoudre l’équation est très simple : les femmes mettent au monde les enfants en effet, mais elles ont aussi la liberté de travailler, eh bien que les pères restent à la maison. J’en connais un qui fait ça très bien.
      Ce n’est pas parce que les femmes travaillent qu’elles font moins d’enfants, c’est parce que leurs hommes travaillent.
      Plus sérieusement : développer les modes de garde est aussi une très bonne solution.

  2. « Espérons que l’obsession égalitaire ne les freine pas maintenant. »
    Vous voulez dire que par un soucis d’égalité des sexes éperdument revendiquée, il faudrait désormais réduire le % de femmes dans les professions excessivement féminisées ? (excessif = plus de 50 %). Je me marre…

  3. Je suis d’accord avec la recherche de l’égalité F/H en matière de droits , de salaires, de responsabilités. C’est un objectif et il n’est pas atteint.
    Vous parlez des talents et de la force des femmes : ont-elles un talent différent et surtout une force différente ou plus grande que celle des hommes? Je ne sais pas. Je pense cependant qu’il faut que l’égalité de comportement au travail soit aussi prise en compte. Les lieux où on travaille en commun ne sont pas favorables à la coquetterie, à la drague et aux jalousies personnelles. Pour arriver à l’égalité, il faut que les hommes arrêtent de considérer les femmes comme des gibiers ; les femmes doivent aussi arrêter de se servir de leurs appâts et de leur beauté (arrangée) pendant le travail. Les heures passées chez elles à s’occuper de ses cheveux, de ses cils et sourcils et de leurs ongles doivent être prises en compte. Je prends l’exemple de Juha Wang, la pianiste virtuose qui n’a besoin que de son art pour être connue et qui se présente pourtant dans des tenues irrespectueuses une fois sur deux. Cela tend à montrer une inégalité H/F puisque seules les femmes jouent avec leur séduction. Beaucoup vont dire que je suis sexiste, mais il faut aller au bout de cette discussion. Par ailleurs, la photo de votre article montre des femmes parfaitement habillées. C’est très bien ainsi.

    1. Je crois voir de quelle pianiste vous parlez, et effectivement ses tenues et postures sont dérangeantes. Le souci c’est qu’on répète aux femmes que pour être connues, elles doivent montrer leurs atouts.
      Rappelez-vous la différence entre les tenues hommes et femmes dans la plupart des sports de plage ! Les demoiselles de l’équipe féminine de handball de plage de la Norvège avaient justement mis des shorts par-dessus leur bikini et s’étaient faites exclure d’une compétition ! Ce ne sont pas les jeunes filles qui choisissent ces tenues. On leur répète que moins il y a de tissu et plus il y a de spectateurs et comme le sport féminin n’attire pas les annonceurs, c’est hélas ce qu’on dit encore de nos jours aux demoiselles.
      Rappelez-vous les potiches du Tour de France…
      La société change, certes et heureusement les femmes sont de plus en plus nombreuses à refuser la dictature du décolleté-mini-jupe. Au point de tomber parfois dans le stéréotype et de porter la cravate, surtout lorsqu’elles gravissent les échelons, hélas aussi.
      Comme vous dites, la photo en illustration de l’article est parfaite et je pense qu’elle représente tout de même la généralité des tenues des femmes en entreprise.

  4. L egalitarisme est une plaie de nos sociétés occidentales qui pourtant n arrêtent pas de nous montrer l islamisme comme une valeur sûre pour les femmes

  5. Milton Friedman raillait déjà ces supposées discriminations salariales : un employeur n’a aucun intérêt à payer plus cher un « vilain homme blanc » à travail équivalent. Le marché tend naturellement à favoriser l’égalité salariale, sans quoi un employeur s’auto-sanctionne en payant artificiellement plus cher un salarié. Par ailleurs, il faut prendre un regard historique : c’est le progrès capitaliste qui a permis dans les années 1950 à une partie des femmes occidentales de se concentrer sur le foyer. Auparavant, cela était réservé à une mince élite bourgeoise. Paysannes et ouvrières, les femmes ont historiquement toujours travaillé. La « ménagère dans sa prison dorée » est une réalité limitée historiquement. Aujourd’hui, grâce au progrès capitaliste qui permet la déconcentration des familles (moins besoin de structures de solidarité économique traditionnelles), les femmes peuvent accéder pleinement à l’émancipation économique. Avec le progrès de la technique, de la robotique et du capital, elles pourront de plus en plus se produire à égalité avec leurs collègues masculins. Donc, grâce au capitalisme, on voit à la fois les individus (tous genres confondus) s’émanciper, s’égaliser et s’enrichir.

  6. J’ai vu sous ma fenêtre défiler une poignée de femmes le matin du dimanche 8 mai et j’espère bien sincèrement que l’échantillon présenté n’est pas représentatif de la gent féminie de notre pays !
    Que des porteuses régulières de drapeaux du Hamas et des viragos agressives à cheveux bleus parmi les vociférantes…

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