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mercredi 9 septembre 2026

Trump bannit l’alcool canadien (et rebaptise le lac Ontario) : la guerre commerciale vire à l’absurde

Temps de lecture : 2 minutes

Regain de tension entre le Canada et un Donald Trump toujours aussi névrosé de la taxe douanière, voire névrosé tout court (ses pulsions de réécriture de lieux géographiques interrogent, avec notamment le lac Ontario qui deviendrait « lac de l’Amérique », le Golfe du Mexique qu’il veut renommer « Golfe de l’Amérique », l’Etat américain du Nouveau-Mexique à rebaptiser « Nouvelle Amérique », tout comme les Antilles françaises, le Canada et le Mexique intégrés dans une carte des Etats-Unis qu’il a publié sur son compte social).

Le président américain a surenchéri mardi soir dans son conflit commercial avec Ottawa en interdisant d’importer certains produits canadiens aux Etats-Unis et en relevant les droits de douane sur d’autres marchandises.

Cette riposte intervient alors que le Canada vient d’imposer de nouveaux droits de douane sur des produits américains, eux-mêmes en réponse aux surtaxes mises en place par Washington depuis le 22 août à l’encontre de ses propres exportations. L’interdiction d’importer vise toutes sortes de boissons alcoolisées mais aussi un produit laitier comme le lactosérum ou les grosses motos. Elle entrera en vigueur le 29 septembre, selon un décret présidentiel.

Une série de produits, allant des matelas aux bateaux à moteur en passant par les voiturettes de golf (un drame personnel pour Donald Trump) sera quant à elle frappée par une surtaxe de 50% à compter du 15 septembre, selon d’autres décrets publiés en même temps. A l’inverse, quelques exportations canadiennes vont se trouver délestées de cette surtaxe punitive. Leur liste est nettement plus courte : le papier toilette en fait partie.

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a averti mardi matin que la stratégie de son gouvernement visant à réduire la dépendance à l’égard des Etats-Unis aurait un « coût » économique à court terme pour le pays.

Soutenu par l’opinion publique canadienne, Mark Carney fait un pari risqué économiquement. Près de 60% des importations du Canada proviennent des Etats-Unis et environ 70% de ses exportations s’y rendent.

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs entrepris mardi d’exclure les entreprises canadiennes d’un programme américain de commandes publiques. La veille, c’est le groupe canadien et fabricant de jets privés Bombardier qui a été menacé de boycott par Donald Trump.

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