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mardi 9 juin 2026

Trump/Xi Jinping : un sommet qui fait plutôt pschitt

Temps de lecture : 2 minutes

Le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping qui s’est achevé vendredi à Pékin a accouché d’une souris mais ça aurait pu être d’un dragon. Si les deux dirigeants n’ont pas signé d’accords géopolitiques significatifs ni fait de déclarations importantes, au moins ils n’ont pas évoqué un risque de reprise de guerre commerciale à coups de droits de douanes entre les deux principales économies de la planète.

Et si Taïwan a, comme on pouvait s’y attendre, été évoqué, le président américain n’a rien lâché sur ce dossier considéré comme le plus important pour les relations bilatérales, selon le numéro un chinois.

La politique des États-Unis sur Taïwan « reste inchangée à ce jour », a déclaré le secrétaire d’Etat Marco Rubio, surnommé par certains « le dernier adulte dans la pièce à la Maison-Blanche ». Par ailleurs, Donald Trump a affirmé avoir reçu des paroles encourageantes de Xi Jinping sur la non-fourniture d’armes à l’Iran par la Chine et sa disponibilité d’aider à une réouverture du détroit d’Ormuz, mais Pékin n’a rien mentionné de tout cela.

De même, le président américain s’est vanté d’avoir obtenu des contrats « fantastiques », comme il en a l’habitude dans ces circonstances (il avait par exemple annoncé ainsi 1000 milliards de dollars d’investissements saoudiens il y a un an… dont seulement 35 se sont concrétisés depuis). Mais aucun détail n’a été communiqué, hormis l’évocation de l’achat de 200 avions Boeing… alors que la presse américaine s’attendait à l’achat de 350. Il est question de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs 787 Dreamliner et 777. Trump a assuré que la Chine voulait acheter du pétrole et des produits agricoles américains, sans donner de chiffres.

Ce sommet laissera aussi une impression embarrassante, avec un président américain qualifiant dans son style exubérant habituel le dictateur Xi Jinping « d’ami », de « grand leader », d’homme extraordinaire » et de « grand gentleman », alors que le numéro un chinois l’observait imperturbablement comme un joueur de poker, évoquant, pour sa part juste « coopération », « stabilité », « bénéfice mutuel », et des avertissements concernant Taïwan, les conflits et les lignes rouges de la Chine. Pas de percée commerciale. Pas de concessions majeures. Pas d’avancée sur le vol de données et brevets par Pékin. Pas de recul sur les structures de soutien chinoises liées à l’Iran. Pschitt.

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3 réponses

  1. En tout cas, tous les deux ont fait preuve de mesure et de courtoisie, ce qui est déjà remarquable dans le monde d’aujourd’hui.

  2. Concernant Taïwan, il est évident que ce peuple est bien chinois, cependant la révolution communiste chinoise n’a pas mis la main sur ce territoire et cette île est encore aujourd’hui une démocratie séparée de la chine communiste. Pour régler la question il serait peut intelligent d’appliquer la question reconnue par l’ONU, un peuple est disposé à savoir s’il souhaite être ou ne pas être en accord avec celui qui prétend qu’il fait parti de son territoire, pour cela il y a le référendum. Bien entendu pour cela il faudrait que la chine accepte cette solution, ce qui ne sera probablement pas le cas . Donc il y aura guerre.

  3. Trump le sénile un tout petit peu moins ridicule que d’habitude. Appelons donc cela une bonne nouvelle.

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