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dimanche 31 mai 2026

Une nouvelle campagne honteuse de désinformation médiatique écologiste

Temps de lecture : 2 minutes

Ces derniers jours, plusieurs médias, dont le service public, se sont empressés de relayer une « étude choc » sur la qualité de l’eau du robinet dans le nord de la France : 83 000 habitants des Hauts-de-France boiraient une eau polluée à un produit phytosanitaire selon un article d’ICI Picardie.

Quand on lit l’article plus attentivement, on se rend très vite compte qu’il ne fait en réalité que reprendre les arguments d’une ONG écologiste bien marquée à gauche, Générations Futures. Il se conclut d’ailleurs par les propos de François Veillerette, porte-parole de l’ONG, expliquant qu’il est nécessaire de « restreindre l’utilisation des pesticides », ce qui serait la seule solution, ajoutant qu’il « faut mettre en place un certain nombre de contraintes sur les pratiques agricoles. » Comme si les agriculteurs français ne subissaient déjà pas assez les réglementations et les normes en tout genre…

D’autres articles, à gauche,  Libération, l’Humanité mais aussi Franceinfo, relayent point par point l’argumentaire de Générations Futures. Alors que… le propos de Générations Futures est erroné ! Il est dénoncé par de nombreux journalistes spécialisés dans l’agriculture comme Emmanuelle Ducros ou Géraldine Woessner : cette dernière parle d’une diffusion en masse d’une « énorme fake news fabriquée par Générations Futures ». Elle parle de complotisme lorsqu’une certaine presse sous-entend que les autorités sanitaires mentent. Elle explique clairement, à propos du fongicide incriminé, le fluopyram, que « les concentrations relevées sont tellement ridicules qu’il est hallucinant de se baser là-dessus pour fabriquer une panique. C’est de la manipulation de haute voltige. »

En effet, si des traces (dans le Nord et le Pas-de-Calais) ont bien été retrouvées dans des captages, l’ARS locale affirme que les habitants peuvent continuer à boire l’eau du robinet : il n’y a aucun risque sanitaire. Le soir de la publication des articles, elle a démenti que du fluopyram soit présent dans l’eau potable de la Somme, contrairement aux affirmations de l’ONG dont le rapport se base sur des analyses d’un point de captage qui n’alimente plus aucun foyer depuis janvier 2022 ! « Les dernières analyses réalisées confirment que l’eau distribuée est conforme aux normes sanitaires en vigueur et propre à la consommation ».

Franceinfo a vite rétropédalé. Mais a quand même laissé planer le doute et donné la parole à une toxicologue… membre de Générations Futures. Pourtant, le fluopyram n’est pas classé cancérigène. Selon l’EFSA (l’agence européenne de sécurité des aliments) le fongicide « n’a pas montré de potentiel génotoxique, ni d’effet sur la fertilité, ni d’effet tératogène ou neurotoxique ». L’agence européenne des produits chimiques (ECHA), ne le classe pas comme dangereux pour la santé humaine.

Ainsi donc, une ONG publie un rapport faussement alarmant et partiellement mensonger, dont la presse rend compte sans aucune remise en question, sans aucun travail de vérification. Aux oubliettes la déontologie journalistique, le sensationnel et la propagande écologiste prennent le dessus. Il n’y a pas que les réseaux sociaux pour propager des fake news…

 

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11 réponses

  1. On lit dans l’article d’ICI Picardie:
    « …. l’Autriche propose de classer le fluopyram comme possiblement cancérogène pour l’homme »
    Quoi de plus scientifique ? on propose (une éventualité, à votre bon vouloir). Possiblement cancérogène ? Pas sûr mais peut-être…
    Voilà les bases de la propagande des organisations écolo qui font vivre les réels parasites qui sont à leur tête.

  2. Ce n’est pas étonnant, les journalistes vivent de leur audience (y compris ceux de l’Iref). Il y a ceux qui se respectent eux mêmes en se contraignant à une certaine déontologie, et ceux pour qui tous les coups sont permis et seul le résultat – l’audience- compte. Au lecteur de juger et sanctionner. Mais il faut malheureusement constater que les fake news et les informations tandencieuses font autant recette que les autres. Tout comme les mauvais dirigeants qui sont aussi élus par le peuple, les mauvais médias sont aussi soutenus par des lecteurs.

      1. Bien sûr, mais on vous fait des dons parce que vos articles suscitent une certaine audience, donc obtiennent une non moins certaine influence.

  3. Merci à Contrepoints d’avoir abordé ce sujet avec alacrité et pertinence, à l’opposé des médias grand public (que j’ai exclus de mon existence depuis de longues années).

    Si nous avions des dirigeants dignes de ce nom, les autorités (agence chargée du traitement de l’eau, société chargée de la distribution de l’eau, etc.) ainsi odieusement calomniées par ces néfastes escrologistes porteraient plainte pour diffamation en vue de faire condamner ces menteurs. Rêvons … ^-^
    Et que dire des responsables politiques qui, à condition de préparer soigneusement leur dossier, tiennent une belle occasion de déconsidérer les escrologistes et leurs idiots utiles devant l’opinion publique. « For sure ! », comme dirait Freluquet 1er. D’accord, je cesse de rêver !

  4. L’existence d’une démocratie populaire repose largement sur la désinformation méthodique diffusée par les médias d’état, largement subventionnés, et la fabrication de faux ennemis, cette fois ci les pollueurs d’eaux.
    Ces accusations cousues de Fil blanc mettent en valeur les courageux partis et associations écologistes qui luttent contre les méchants capitalistes du nord (au moins de droite..)…. à cinq semaines du premier tour des élections municipales.
    Une pure coïncidence, un hasard extraordinaire.
    Une question finit par se poser:
    Comment des citoyens adultes peuvent ils se faire ainsi berner et manipuler depuis des décennies alors qu’ils subissent les conséquences de leurs errements ?
    Heureusement que des chercheurs d’universités américaines , chinoises ou allemandes travaillent sur le sujet de l’asservissement populaire qui revient donc à la mode.

  5. Faut dire que, sauf exception, la culture scientifique des journalistes est voisine de zéro.
    Chacun peut en faire l’expérience dans son domaine de compétence.
    Et cela même si le journaliste en question est honnête intellectuellement.
    Alors quand il est mu par une idéologie sectaire, n’en parlons même pas. Il est capable de laisser de côté une vraie info qui ne cadre pas avec son opinion au profit d’une fausse qui rentre dans son champ.
    Et même quand il veut donner l’illusion, devant la force du réel, qu’il fait ensuite amende honorable, comme FI, il n’ira jamais jusqu’au bout ; il laissera planer le doute…

  6. D’une manière générale, pour un libéral, polluer une ressource utilisée par autrui n’est pas une liberté, c’est une atteinte à un droit.

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