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mardi 21 juillet 2026

Universités : un rapport recommande de quintupler les frais d’inscription

Temps de lecture : 2 minutes

Quand certains présidents d’universités parlent d’établissements « au bord de la faillite », on peut en déduire naturellement que l’État ne les finance pas assez. Le rapport des Assises du financement des universités contredit pourtant cette idée : la subvention octroyée aux universités a augmenté de 26 % entre 2018 et 2025, soit « plus de 3 milliards d’euros de hausse en euros courants ». Sans évolution de leur modèle financier, il ne sera plus soutenable d’ici 2030 et conduira probablement à une limitation de l’offre de formation, des activités de recherche, et à une augmentation des charges.

La France fait figure d’exception par rapport aux autres pays européens : les universités françaises sont celles qui dépendent le plus des financements publics. Quant aux ressources privées, elles restent « marginales ». Les étudiants français non boursiers paient actuellement 178 euros pour une année de licence et 254 euros pour une année de master. Les rapporteurs proposent de les quintupler à respectivement 900 et 1 300 euros : une hausse qui permettrait de dégager environ 1,5 milliard d’euros.

Le rapport ne s’arrête toutefois pas à la seule question financière. Il suggère que les universités disposent d’une autonomie beaucoup plus importante, notamment en matière immobilière, de ressources humaines et d’offres de formation – loin du « micro-management circonstanciel et peu lisible » de l’État. Elles devraient, par exemple, pouvoir adapter plus librement leurs capacités d’accueil, mais aussi leur offre de formation selon les besoins de leur territoire et les débouchés professionnels.

Le rapport ouvre discrètement une voie quasiment absente du débat public : celle d’un enseignement supérieur moins administré. Regrettons toutefois qu’il n’aille pas assez loin et ne plaide pas en faveur d’une moins grande dépendance à l’argent public, puisqu’il préconise, en l’occurrence, d’augmenter la subvention pour charge de service public (SCSP), en parallèle de la hausse des frais d’inscription. Car ce n’est que le jour où les universités ne seront plus sous tutelle étatique qu’elles seront réellement autonomes.

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11 réponses

  1. Si cette augmentation pouvait conduire à diminuer le nombre de bacheliers qui n ont absolument pas le profil pour faire des études académiques et devraient rentrer directement dans la vie active
    De nombreuses fac devraient être tout simplement privatisées avec un système de bourses

  2. Payer ses études sont un investissement sur l’avenir et un engagement à une véritable intégration dans la vie économique de la France: rien ne peut être gratuit

  3. Il faut privatiser tous l’enseignement supérieur. dans un premier temps et le reste plus tard

  4. Il manque à cet article la comparaison avec les frais d’inscription d’universités comparables. Le peu que j’en sais semble montrer qu’ils sont beaucoup plus élevés à l’étranger.
    J’ai constaté également que l’inscription dans une université française pour un étranger est plus facile que d’obtenir un visa d’immigrant. Les « étudiants » en question n’assistent pas aux cours et travaillent. Ce n’est pas une critique, leur travail est utile, mais cela illustre la distorsion signalée dans cet article : rendre l’inscription beaucoup plus chère pousserait à utiliser le circuit normal

  5. Et curieusement ce rapport , assez médiocre , s’arrête là. Il n’est aucunement fait de lien avec le fonctionnement de l’Etat. Il est souligné , et avec insistance si je comprends bien , que les charges augmentent plus vite que les ressources qui ont pourtant été substantiellement augmentées.
    La solution c’est d’augmenter les taxes ( frais d’inscription) , comme d’habitude.
    Nul part il n’est dit que la gestion hasardeuse produisait ses effets et qu’il était impérieux de réduire les dépenses.
    N’était-ce pas De Gaulle qui avait dit :  » Je cherche des Chercheurs qui trouvent » ?

    1. Pas sûre que ce soit pertinent d’assimiler les frais d’inscription à des taxes. Les universités devraient être libres de fixer le montant qu’elles veulent.

  6. Si on augmente les frais d’inscription à l’université, les jeunes auront un prétexte tout trouvé pour faire moins d’enfants (la quasi-gratuité des études s’inscrit en fait dans le cadre plus large de la politique de soutien à la natalité)

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