Selon la Depp (statistique publique de l’Éducation nationale), 9,8 % des heures d’enseignement n’ont été assurées au cours de l’année scolaire 2024-2025 dans les établissements publics du second degré en France, contre 9,1 % pour l’année scolaire 2023-2024, soit une augmentation de presque 8 % (+0,7 point).
Dans le détail, 7,5 % des heures ont été perdues en raison du non-remplacement des enseignants absents. Cette part se décompose entre raisons individuelles (4,3 %), difficultés liées au fonctionnement du système (organisation d’examens ou participation aux commissions statutaires, soit 1,9 %) et formation des enseignants (1,3 %). Elle a représenté environ 15,4 millions d’heures de cours perdues pour les élèves en 2024-2025.
À cela s’ajoutent 2,3 % d’heures perdues du fait de la fermeture totale des établissements, contre 1,7 % pour l’année scolaire 2023-2024, soit une augmentation d’environ 35 %. Pour l’année scolaire 2024-2025, cela représente environ 4,8 millions d’heures perdues.
Les statistiques révèlent un écart très important entre les établissements. Les 10 % d’établissements les plus touchés perdent en moyenne 19 % des heures d’enseignement, tandis que les 10 % les moins affectés n’en perdent que 3 %. Autrement dit, certains établissements perdent près de six fois plus de cours que d’autres. Par ailleurs, au cours de l’année 2024-2025, 19 % des établissements n’ont connu aucun jour de fermeture (c’est deux fois moins que l’année scolaire précédente).
Les établissements accueillant des élèves en situation sociale plus défavorisée sont plus touchés, avec 10 % d’heures d’enseignement non assurées, contre 7 % pour les établissements plus favorisés. Visiblement, l’égalité tant mise en avant par l’Éducation nationale n’est qu’une façade.
Lorsque l’on connaît les efforts budgétaires fournis pour l’Éducation nationale, ces chiffres sont inquiétants. En 2026, ce ministère représente 10,3 % du budget de l’État, soit environ 88 milliards d’euros, ce qui en fait le quatrième poste de dépense publique. Et ce budget est en forte hausse : +22 % depuis 2019, soit environ 16 milliards d’euros supplémentaires, avec une accélération notable depuis 2022 (+12,8 %). Par ailleurs, le coût moyen d’un élève du second degré est estimé à 11 660 euros par an, soit une progression de 1,3 % sur 10 ans (2014-2024).
Face à ce constat, il faut agir pour préparer l’avenir de nos enfants. Il est essentiel de donner davantage de liberté aux familles dans le choix de l’établissement scolaire, afin de permettre une forme de mobilité et tendre vers un système plus efficace. Il est également urgent de renforcer l’autonomie des établissements : une plus grande autonomie et une forme de mise en concurrence des établissements pourraient encourager des améliorations en matière d’organisation, notamment sur des sujets aussi concrets que le remplacement des enseignants absents et les fermetures d’établissements.
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4 réponses
Et vous ne dites rien des activités périscolaires, garderies après les cours dans le primaire, essentiellement assurées par des recrutements de marginaux avec le « succès » que les parents commencent à découvrir…..
Toutes les formations comme les participations aux examens et les détachements syndicaux devraient se faire en dehors des jours de classes soit mercredi ou sinon ecorner les sacro-saintes vacances scolaires
Si les données statistiques établissent un lien évident entre les heures d’enseignement non assurées et les établissements accueillant les élèves les plus défavorisés socialement, il serait intéressant d’en connaître les raisons : les enseignants remplaçants refusent-ils de se rendre dans de tels établissements ? les enseignants sont-ils plus souvent en arrêts maladie pour dépression, face à des problèmes d’autorité, menaces ?
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Et vous ne dites rien des activités périscolaires, garderies après les cours dans le primaire, essentiellement assurées par des recrutements de marginaux avec le « succès » que les parents commencent à découvrir…..
Toutes les formations comme les participations aux examens et les détachements syndicaux devraient se faire en dehors des jours de classes soit mercredi ou sinon ecorner les sacro-saintes vacances scolaires
Si les données statistiques établissent un lien évident entre les heures d’enseignement non assurées et les établissements accueillant les élèves les plus défavorisés socialement, il serait intéressant d’en connaître les raisons : les enseignants remplaçants refusent-ils de se rendre dans de tels établissements ? les enseignants sont-ils plus souvent en arrêts maladie pour dépression, face à des problèmes d’autorité, menaces ?
Très bon travail, le ton est juste et positif.