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dimanche 10 mai 2026

Baisse du nombre d’élèves : les syndicats ne veulent pas de suppressions de postes

Temps de lecture : 2 minutes

La démographie ne ment pas. Avec le nombre de naissances actuelles, il est facile de prévoir celui des élèves dans dix ans. Le ministère de l’Éducation nationale s’est livré à l’exercice et a déterminé que la France compterait pratiquement 1,7 million d’élèves en moins en 2035.

Ce scénario intermédiaire, imaginé par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère, anticipe une baisse de 14,2% des élèves par rapport à la population scolaire actuelle : -933.000 élèves dans le premier degré (soit -15,2%), et -743.800 élèves dans le second degré (-13,2%).

La baisse serait contrastée selon les académies, les plus touchées étant Paris (30% d’élèves en moins) et celles du nord et de l’est. Indéniablement, il va falloir fermer des écoles et réduire le nombre d’enseignants. Pour le ministre Edouard Geffray, qui s’est exprimé dans Le Parisien, ne pas le faire dès maintenant reviendrait à refiler les ennuis à ses successeurs. Des suppressions de postes d’enseignants seraient déjà programmées pour la rentrée 2026.

Une perspective qui hérisse les syndicats. Ils ont appelé à la grève le 31 mars 2026 contre les suppressions d’emplois. Il y en aura d’autres car, comme le dit Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU (second degré), les projections du ministère « ne doivent pas servir d’alibi » à « une loi de programmation pluriannuelle de suppressions de postes ». Pour sa collègue du SNUipp-FSU (primaire), Aurélie Gagnier, il faut garder le même nombre de postes d’enseignants pour « faire baisser le nombre d’élèves par classe ». Si on les écoutait, il faudrait remplacer un à un les 300.000 professeurs qui partiront à la retraite d’ici 2030. Et pourquoi pas mettre un enseignant devant chaque élève ?

Que le système éducatif coûte près de 200 milliards d’euros par an (près de 7% du PIB), pour des résultats de plus en plus mauvais, leur importe peu. Tant pis si le système ruine les Français pour produire de plus en plus d’illettrés, du moment que le fromage syndical est préservé.

Edouard Geffray a raison de vouloir réduire les effectifs de son ministère. Espérons qu’il y arrive alors qu’ils augmentent irrémédiablement chaque année (encore +5400 dans le budget 2026).

Cependant, on ne guérira pas l’éducation de ses maux par la simple adaptation du nombre d’enseignants à celui des élèves. C’est à une réforme d’ampleur qu’il faudrait s’atteler, à partir du chèque-éducation et de l’autonomie des établissements.

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6 réponses

  1. 34 enfants dans la classe de ma petite fille en moyenne section de maternelle (banlieue parisienne) . Le problème n’est pas bien sûr le nombre d’enseignants mais l’impossibilité de les allouer là où les besoins se font sentir. Bien sûr problème sans solution compte tenu du statut auquel ils sont attachés tels des centaines de milliers de Gollum à son « précieux »

  2. Les syndicats se sont transformés en machine à repousser le travail. Ils défendent l’idéologie avant l’intérêt des travailleurs, sont responsables en partie du déclin de notre pays, et cela avec l’argent des contribuables .

  3. Toujours le même discours : « on veut plus de postes ». Et tant pis si ce sont des postes d’ouvrier chargés de reboucher demain le trou qu’il vont creuser aujourd’hui. L’école, l’hôpital meurent de ce genre de revendication : ce n’est pas plus de personnel qu’il faut, c’est du personnel mieux déployé, mieux utilisé. A-t-on besoin de 50% de gratte-papiers pour soigner des gens, ou de personnes formées aux gestes de soin ? A-t-on besoin de plus de profs, qu’on n’arrive de toute façon pas à recruter faute de candidats, ou de mieux déployer les profs qui sont là…?

  4. Conserver les profs qui enseignent réellement ne me choquerait pas, c’est dans les rectorats, les Agences de conseils, les doctes pédagogues et toute la structure de l’Education Nationale qu’il faudrait tailler !
    Tous ces gens qui se sentent obligés de produire des réformes, refondre les programmes, se faire mousser pour prouver qu’ils existent… 
    Bref il y a les enseignants qui enseignent réellement et qui doivent être protégés et … les autres qui gravitent autour venant alourdir la structure en pure perte voir comme des gêneurs !
    Quand est-ce qu’on le dégraisse ce mammouth obèse et inefficace lorsqu’on voit les résultats de nos têtes blondes (enfin de moins en moins blondes, mais c’est un autre problème ) …

  5. Les syndicats sont dans le rôle traditionnel de toutes les grandes organisations. Mais on n’est pas obligé de les suivre.
    Dans les PME que je connais, l’ambiance est différente et des réunions avec les représentants élus du personnel plutôt constructives.
    Tant qu’à faire de donner aux enseignants une partie de l’économie démographique (qui se terminera en catastrophe mais c’est une autre question) il vaudrait mieux augmenter leur salaire pour prendre ce travail plus attractif et augmenter leur qualification

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