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samedi 13 décembre 2025

Voitures électriques : la France et l’UE persistent dans le dirigisme économique

Temps de lecture : 2 minutes

À partir du 1er octobre, les ménages pourront bénéficier d’une subvention de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique doté d’une batterie européenne. Elle s’ajoute à une liste déjà longue : subvention « coup de pouce véhicules particuliers électriques » applicable depuis le 1er juillet, aide au Leasing Social pour les véhicules électriques pour une location d’au moins trois ans, prime au rétrofit pour transformer une motorisation thermique en motorisation électrique ou hybride rechargeable… On peut lire, sur le site du gouvernement, que l’objectif est de « favoriser la relocalisation de la chaîne de valeur des véhicules électriques et de soutenir l’emploi industriel en Europe ». Le marché des constructeurs est en effet dominé par les entreprises américaines et chinoises (19,1 % pour Tesla, 16,5 % pour BYD, 7,9 % pour SAIC Motor en 2023).

Au nom de la planification écologique, la France et l’UE persistent dans le dirigisme économique. Puisque les consommateurs n’achètent pas suffisamment de voitures électriques, il faudrait « corriger » leurs choix par de la redistribution, favoriser certains producteurs au détriment d’autres, voire interdire purement et simplement la concurrence : les motorisations essence, diesel et hybrides sont promises à la disparition d’ici 2035. Cette logique fausse la concurrence, détourne les capitaux vers des activités artificiellement rentables et surtout, fait porter le coût de l’expérience aux contribuables.

Si les entreprises jugent pertinent d’investir dans le marché des véhicules électriques, elles le feront par elles-mêmes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : dans des pays comme l’Allemagne, l’arrêt des subventions a engendré une chute des ventes de 27,4 % en 2024. La raison est simple : les voitures électriques ne sont pas adaptées aux attentes de l’écrasante majorité des consommateurs : prix d’achat moyen plus élevé que les voitures à essence, autonomie moyenne plus faible, difficultés liées aux taux de disponibilité des bornes de recharge… L’expérience passée nous montre que les pouvoirs publics devraient laisser jouer la concurrence et l’innovation, au lieu d’imposer un modèle unique.

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13 réponses

  1. Comme d’habitude, les mêmes vieilles recettes qui ne fonctionnent pas. Ça pourrait être drôle tellement cela est ridicule, mais ils utilisent notre argent…

  2. Qu’avons nous fait pour mériter d’être dirigés par des abrutis pareils ?
    Cette obstination démontre l’inintelligence de nos « dirigeants » qui nous conduisent droit dans le mur.
    Il faut en finir définitivement avec le socialo centrisme, j’espère que Lecornu sera le dernier d’entre eux !

    1. @ Jean Paul. Ce ne sont absolument pas des abrutis, ils savent très bien ce qu’ils font. Il s’agit de mettre en place une dictature de l’UE. Nous sommes surveillés et obligés de nous soumettre sous le prétexte d’une soit disant noble cause : protéger la planète contre un « dérèglement » climatique qui n’en n’est pas un. C’est l’arnaque du siècle. Voitures électriques obligatoires, taxes carbone, restriction des voyages en avion, bilan énergétique de nos logements pour mettre un maximum de gens à la rue et nous prendre de l’argent, etc… Ils n’y arriveront pas, la prise de conscience vient petit à petit mais elle vient.

    1. Bon, le voici:
      Pour réindustrialiser la France il faudrait comencer par arrêter de subventionner l’industrie étrangère. En effet les 5000 euros de prime moyenne aux voitures électriques subventionne des voitures a 90% … importées!
      (25% sont françaises mais, dans ces 25%, la part étrangère est de 65%!)
      A cette aide directe à l’industrie étrangère il faut ajouter le cadeau fiscal des 60% de taxes dans le prix de l’essence qui ne sont plus payées (12 000€ environ sur la vie du véhicule).
      Tout cet argent, des français, devrait plutôt bénéficier à l’industrie… française!
      Mais tous ceux qui « parlent » de reindustrialisation, y croient ils vraiment?
      Devinette pour aller plus loin: il y a un éléphant dans le couloir que personne ne voit, trouvez le…

  3. La encore on distribue de l’argent, les gens qui veulent acheter une voiture neuve, ils font leur choix et sans aucune prime, au même titre que les aides à la réparation, cela augmente la facture de réparation voir facturation sans réparation, l’état redistribue trop dans des secteurs ou elle à pas à intervenir

  4. Pour une fois, je n’adhère pas aux remarques de l’IREF.
    Rien qu’en ne parlant que de technique (je ne parle donc même pas d’écologie), il faut reconnaitre que la technologie thermique, pour la mobilité, est obsolète. Certes elle est née au passage du 19ème au 20ème siècle grâce à l’abondance de l’énergie fossile, et surtout grâce à l’absence de système de stockage de l’électricité. Et comme le moteur thermique était quasiment le seul à offrir un rapport poids/puissance industrialisable, il a bénéficié d’un effort de recherches constant et conséquent durant le 20ème siècle.
    Or, il n’y a pas plus simple que le moteur électrique pour actionner les roues d’un véhicule, quel qu’il soit (partir d’un moteur rotatif pour faire tourner des roues, et, de plus, avec un rendement énergétique sans comparaison avec l’énergie fossile). Le prix des véhicules électriques n’est que le reflet du retard pris par les industriels pour optimiser leur fabrication. Ceux qui sont partis d’une page blanche pour fabriquer ces véhicules (Tesla et la Chine) se sont affranchis de la difficulté de passer à l’industrialisation de la technologie thermique à celle de la technologie électrique. Il en résultera, sans aucun doute une suprématie insurmontable de l’offre chinoise sur les pays occidentaux.
    L’Europe avait donc eu raison dans sa politique d’incitation à la traction électrique, par la demande d’arrêter la production de véhicule thermique à une échéance définie (je ne pinaillerai pas sur la date choisie), et en poussant les états de l’union à soutenir la commercialisation des véhicules électriques. Il est regrettable que l’industrie européenne ait freiné des quatre fers pour sauter le pas. Elle aura certainement signé ainsi son arrêt de mort (idem pour les USA d’ailleurs).

    1. @ Michel. La technologie thermique sera obsolète quand elle sera remplacée par plus performante qu’elle, ce qui n’est pas le cas avec les voitures électriques. Elles sont trop chères, pratiquement impossible à revendre d’occasion, et si la température chute à 0 degré ou moins elle ne peuvent plus aller très loin. Rien que pour ces raisons, entre autres, c’est parfaitement clair : elles ne représentent, pour l’instant, aucun progrès.

    2. Vous omettez précisément de mentionner le rapport poids puissance en « oubliant » le poids des batteries!!! Sans compter la perte de capacité lorsqu’il fait froid et avec le temps qui passe….

  5. Dans l’aveuglement avec lequel nos ir-responsables politiques poussent à l’achat de voitures électriques, il y a un point qu’ils n’évoquent jamais, c’est la baisse inéluctable des recettes fiscales provenant de la vente des carburants (4è recette de l’état). Nos gouvernants sont tellement nuls et court-termistes (élections d’abord) qu’ils ne vont pas évoquer ce problème qui pourrait fâcher l’électeur surtout si la fiscalité sur l’électricité était augmentée.
    Non seulement ils dépensent des milliards pour subventionner l’achat de voitures électriques qui vont contribuer à tuer l’industrie automobile européenne qui avait une avance technologique avec le thermique et qui ne polluait pratiquement plus, mais en plus cette politique du tout électrique va poser de gros problèmes aux producteurs d’électricité qui avec l’électrification du parc automobile ne vont pas pouvoir répondre à la demande.
    Ce que dit Michel est faux, il n’y a pas de risque de pénurie de pétrole.

  6. La voiture électrique électrique est une aberration écologique come les éoliennes . D’où viennent les matières premières ? Le travail des enfants pour l’extraction des minerais ? Tout ça pour la bonne conscience des écolos pastèques européens… il va falloir arrêter toutes ces folies .

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