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dimanche 10 mai 2026

2025 : une année perdue pour les finances publiques

Temps de lecture : 2 minutes

L’année 2025 aura été une année complètement perdue pour les finances publiques de la France, comme si le pays avait l’éternité devant lui pour redresser des finances publiques dans le rouge chaque année depuis 1974 – une série sans équivalent dans le monde moderne, voire dans l’histoire de France depuis Louis XIV !

La raison tient principalement à la suspension de la réforme des retraites de 2023, estiment les économistes de Société Générale dans une étude parue mercredi, qui se montre peu optimiste quant à l’amélioration de la situation budgétaire à court terme.

Le gouvernement de Sebastien Lecornu avait finalement réussi à faire adopter en février dernier le budget pour 2026, au terme d’un parcours législatif semé d’embûches (recours répétés à l’article 49.3 et motions de censure), au prix d’un gel, jusqu’après l’élection présidentielle de 2027, du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Cette mesure constituait une concession majeure de Matignon au Parti socialiste afin d’éviter la censure et d’assurer la survie du gouvernement.

« La décision politique la plus lourde de conséquences de 2025 a pris une mauvaise tournure, la réforme des retraites de 2023 ayant été gelée », souligne Fabien Bossy, économiste chez Société Générale. « Les coûts seront faibles à court terme mais ils s’accumuleront à long terme. Cela rend également très difficile de remporter l’élection présidentielle de 2027 en s’appuyant sur un programme fondé sur l’orthodoxie budgétaire », ajoute-t-il. L’économiste ne prévoit « aucun changement politique significatif » cette année et juge ambitieux l’objectif du gouvernement de ramener le déficit public à 5 % du PIB. Sa prévision est de 5,3 % après 5,1 % en 2025.

« L’équilibre des risques laisse présager une nouvelle année de croissance décevante, la France restant à la traîne par rapport aux autres pays de la zone euro. La hausse des prix du pétrole sera absorbée, mais elle anéantit les espoirs d’une accélération de la demande intérieure privée », souligne la note. Le gouvernement français a abaissé à 0,9 % sa prévision de croissance pour 2026, l’une des plus faibles de la zone euro, alors que le niveau de revenu moyen des Français est déjà à peine à la moyenne. En clair, l’État français continue d’aller dans le mur en klaxonnant, en emmenant le pays avec lui.

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3 réponses

  1. …et une occasion perdue pour le gouvernement d’être honnête envers les citoyens en avouant que son déficit budgétaire est de plus de 40% des recettes au lieu de maquiller ce chiffre scandaleux en rapportant le déficit au PIB pour annoncer un 5,1% !

  2. J’ai été créateur puis chef d’entreprise durant une vingtaine d’années et je suis toujours aussi perplexe et consterné de constater que l’on puisse proposer un budget national en perte…
    Pour nos dirigeants, moins 3% c’est très bien équilibré !
    Je n’ose imaginer la tête de mon banquier si je lui avais tenu ce langage… 
    Un chef d’Etat et son gouvernement devraient être responsables sur leurs biens propre de leurs promesse comme tout dirigeant.
    Je sais que le rôle d’un Chef d’Etat n’est pas seulement financier, mais pour tout ce qui touche sa rémunération et ses avantages ils devraient être liés…
    Cela résoudrait en plus le problème du surnombre de candidats je présume !
    Les mozarts de la Finance particulièrement mauvais devraient en outre être interdits à vie de tout mandat et responsabilités comportant la gestion de Finances publiques !

  3. Complètement d’accord avec vous. Il faudrait mettre en place un dispositif qui permette de rendre effectives les préconisations des Cours des comptes (régionales et nationale). Et avec des sanctions pour ceux qui gaspillent l’argent public et endettent le pays de manière complètement irresponsable.
    A titre d’exemple, tous les présidents de la République, premiers ministres, ministres des finances qui nous ont gouvernés depuis 50 ans, devraient être condamnés (eux ou leurs descendants) à rembourser à l’état, tous les « salaires » reçus dans le cadre de leurs fonctions.

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