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samedi 30 mai 2026

Aides à l’installation des médecins : l’échec coûteux de l’État

Temps de lecture : 2 minutes

Contrepoints avait relevé que plus de 8 millions de Français, soit plus de 10 % de la population, vivent dans des déserts médicaux, et que 87 % du territoire français serait concerné. Avec ce constat, l’État pense que son intervention est utile et continue de dépenser des fortunes pour tenter de corriger la l’affectation territoriale des médecins par des aides à l’installation inefficaces. Entre 2016 et 2023, ces dispositifs ont coûté 205 millions d’euros, profitant à 15 000 médecins et 2 000 étudiants en médecine, sans effet tangible sur leur implantation.

Un rapport de la Cour des comptes relève que ces aides se multiplient sans logique. Au moins quinze dispositifs différents, allant des exonérations fiscales aux aides directes, coexistent sans coordination. Le résultat est frappant car seulement 3 000 médecins, dont 2 280 généralistes et 720 spécialistes, concentrent près de 60 % des aides alors que le nombre total de médecins actifs, libéraux ou salariés, dépasse 241 000. Certaines aides ciblent des zones économiques spécifiques comme les ZFU (zones franches urbaines) ou FRR (France ruralités revitalisation), sans aucun lien avec les besoins médicaux réels. L’efficacité globale reste quasi nulle, laissant une population considérable mal desservie.

Le rapport souligne que des études officielles menées la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et le conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), montrent que l’aspect financier n’influence guère le choix du lieu d’installation, par rapport à la qualité de l’environnement. Par ailleurs, selon la Cour, « les jeunes médecins généralistes craignent notamment de devoir faire face, seuls, à une demande qui peut se révéler insoutenable pour eux si un écosystème de santé local comprenant des confrères pour un exercice collégial, des collègues de différentes spécialités, des pharmaciens, des laboratoires, des centres d’imagerie, n’est pas en mesure de compléter leur action ».

Comme le répète Contrepoints depuis plusieurs années, la santé des Français souffre d’une bureaucratie excessive et d’aides financières inutiles. C’est en donnant davantage de liberté aux médecins que l’on pourra véritablement résoudre ce problème.

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4 réponses

  1. Définitions du Larousse classique illustré de 1957 Gabegie de l’ancien français haber tromper : gestion désordonnée ET de nature à FAVORISER la FRAUDE
    Incompétence : manque de connaissances suffisantes pour décider
    Incohérence : qui manque de suite, de logique
    Incommoder : Causer de la gêne, du malaise.
    Pour le moins par exemple aux femmes enceintes de Province qui n’ont plus de maternités les accueillant à moins de plusieurs heures de route.
    Que de gros mots à ne surtout pas employer sous peine de….
    Bientôt des confiscations saines et indispensables de ces livres « historiques » pour effectuer quelques autodafes progressistes , filmés à l’envie par des fumeurs de……et voulus par Ordre nouveau.?

  2. L’échec de l’Etat est une réalité permanente en France. L’incompétence associée à l’irresponsabilité de nos socialistes étatistes (pratiquement tous les partis) porte ses fruits amers.
    Comme disait Reagan (me semble-t-il) : The eleven words thats fear any citizen are : « I am from the government and I am here to help »

  3. « Comme le répète Contrepoints depuis plusieurs années, la santé des Français souffre d’une bureaucratie excessive et d’aides financières inutiles. C’est en donnant davantage de liberté aux médecins que l’on pourra véritablement résoudre ce problème. »

    Votre solution n’est pas argumentée. Une affirmation, même répétée, ne constitue pas une preuve : les médecins sont-ils vraiment étouffés par la bureaucratie, manquent-ils vraiment de liberté? Voilà ce qu’il faudrait démontrer.
    À supposer que ce soit le cas, rien ne permet d’affirmer que lever ces contraintes suffiraient à inciter les médecins à s’installer en milieu rural.

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