Journal d'actualité libéral
|
samedi 25 juillet 2026

Les étudiants français ne travaillent pas assez

Temps de lecture : 2 minutes

Les étudiants français sont-ils les plus fainéants d’Europe ? A vrai dire, cela ne nous surprendrait pas. Habitués dès l’école à ne pas travailler – le brevet et le bac leur étant donné avec les félicitations du jury – on ne voit pas pourquoi les jeunes se mettraient subitement à turbiner une fois dans l’enseignement supérieur.

La Cour des comptes a d’ailleurs révélé il y a quelques années, que seuls 36% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans. En fin d’année dernière, le ministère de l’Enseignement supérieur nous apprenait que « 40,3% des étudiants entrés en première année à l’université en 2020 ont obtenu leur diplôme de licence générale ou licence professionnelle en trois ou quatre ans. » Même en leur accordant une cinquième année, le taux de réussite n’atteint pas les 50%.

Les pleureuses des « syndicats » étudiants nous rétorqueront que ces piètres résultats sont dus à la précarité qui contraint les étudiants prendre un job. Il y a bien le restaurant universitaire à un euro, mais cela ne suffit pas. Si seulement tout était gratuit, tous ces jeunes réussiraient leurs examens haut la main.

Balivernes ! Les étudiants français sont moins nombreux à cumuler emploi et études (alternance, stages, jobs étudiants) que beaucoup de leurs homologues européens, notamment ceux du nord du continent.

Comme le montre une note de Rexecode, 24% des 15-24 ans travaillent en poursuivant des études en France contre 33% en Suède, 42% en Allemagne, 55% au Danemark, 72% aux Pays-Bas. Cette proportion d’un jeune sur quatre qui travaille pendant ses études en France se fait principalement via l’alternance et des stages. Seuls 5% des étudiants effectuent un job étudiant à temps partiel en parallèle de leurs études.

Selon Rexecode, cela est principalement dû au faible recours au temps partiel en France : 7% des 15-24 ans sont concernés, contre 52% au Pays-Bas, 38% au Danemark, 22% en Suède et 16 % en Allemagne. Il faut dire que ces pays n’ont pas, au contraire de la France, une réglementation fixant à 24 heures hebdomadaires la durée minimale d’un temps partiel. L’institut appelle à faire sauter ce plancher inadapté au cumul emploi-études. Cela permettrait aux étudiants de faire la preuve qu’ils ne sont pas aussi paresseux qu’on le dit.

Car si un travail trop important nuit la plupart du temps à la réussite des étudiants, plusieurs études montrent au contraire qu’un « nombre limité d’heures de travail salarié, de 10 à 20 heures par semaine, accomplies en plus du temps consacré aux études, peut favoriser la réussite de celles-ci ».

Mais il n’y a pas que le cumul emploi-études que nous pourrions copier sur les pays du nord de l’Europe : l’orientation vers des cursus professionnels permettant de trouver un travail  et le développement de l’apprentissage sont également des pistes à suivre.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.