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samedi 17 janvier 2026

Éducation nationale : Elisabeth Borne s’efforce de faire encore baisser le niveau

Temps de lecture : 2 minutes

Nous le savons, la France ne brille pas dans les palmarès internationaux portant sur le niveau des élèves et étudiants, qu’ils s’appellent Pisa, Timms ou classement de Shanghaï. Et cela ne risque pas de s’arranger avec les réformes en cours. A partir de la rentrée 2026, les concours de l’enseignement du premier et du second degré seront ouverts dès le niveau bac + 3, alors qu’ils étaient jusqu’à présent accessibles avec un niveau bac + 5. Cette évolution a plusieurs objectifs, le principal étant, selon le ministère, d’attirer davantage de candidats. Il est curieux que le gouvernement n’ait pas appliqué cette idée pour remédier aux déserts médicaux : réduire la durée des études de médecine à 3 ans attirerait sans doute davantage de candidats !

Beaucoup d’associations de professeurs spécialisés (on ne parle pas ici des syndicats) dénoncent une « sape de l’enseignement scolaire par un recrutement au rabais », d’autant plus que les épreuves devraient se dérouler en février et mars de l’année de licence 3. Elles évalueraient, en réalité, un niveau bac + 2. Une baisse du niveau de maîtrise disciplinaire est à prévoir, au détriment des élèves.

Parallèlement, les exigences des épreuves du Capes (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire) seront abaissées. Par exemple, en lettres classiques, il y a désormais une épreuve de traduction – un texte en latin et un en grec – en 4 heures qui aura un coefficient 1 alors que l’ensemble du concours en compte 14. La capacité de traduction, qui est quand même au cœur du métier de professeur de lettres classiques, ne compte donc plus que pour 1/14ème du concours, 1/28ème pour chacune des deux langues anciennes !

Le pire tient sans doute dans la disparition de l’épreuve d’explication de texte

En lettres modernes, ce n’est guère mieux. Il n’y a plus d’ancien français à l’écrit. Une épreuve de dissertation sur l’unique et seule question littéraire au programme (coef. 2,5) remplace une épreuve de 6 heures sur une des six œuvres au programme. Dans les années 2000, il n’y avait pas de programme, ou plutôt le programme était « cinq siècles de littérature et de critiques littéraires » ! Mais le pire tient sans doute dans la disparition de l’épreuve d’explication de texte. Que l’on puisse passer un concours pour enseigner les lettres sans avoir à faire un commentaire ou une explication littéraire laisse la plupart sans voix !

Rassurons-nous, l’entretien avec le jury (coef. 3) de 35 minutes permettra de vérifier que le candidat est motivé, qu’il a une bonne « appréhension des valeurs de la République, dont la laïcité », qu’il a les aptitudes lui permettant de « transmettre et incarner les exigences du service public (droits et obligations du fonctionnaire dont la neutralité, lutte contre les discriminations et stéréotypes, promotion de l’égalité, notamment entre les filles et les garçons), qu’il comprend « les grands enjeux liés à la transition écologique ».

Il est indéniable que ce n’est pas l’actuelle ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, qui va permettre à l’école de guérir de ses maux. Au contraire, elle ne fait que précipiter sa chute pour en faire, plus que jamais, la « fabrique du crétin ».

Illustration de couverture Elisabeth Borne © Celette/ Andrea Adriani via Wikimedia Commons

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24 réponses

  1. C’est pathétique !! On est tout de même obligé de se demander “ mais qui est derrière tout cela “ ? De per son cursus personnel ( boursière qui a néanmoins pu faire Polytechnique aux frais d contribuables, elle doit savoir que sans efforts on arrive à rien ! Ou alors comme tout “haut” fonctionnaire elle pense que le Français moyen est trop bête pour faire des études et qu’il est nécessaire de l’infantiliser des l premier stade de son cursus scolaire !

  2. Borne vient de débloquer des fo,nds pour un programme « Filles et Maths ». Elles seraient moins bonnes que les garçons en raison d’un manque d’estime d’elle même et d’une autocensure patriarcale ancestrale…Les hommes responsables et coupables… Les garçons forment le gros des décrocheurs scolaires, sont moins bons en littérature que les filles et nettement moins nombreux à i,tégrer l’université. Par laa faute d’un enseignement féminisé à 80%, du matriarcat en fait…?

  3. La bêtise sans borne d’Elisabeth:la devise du panthéon est trop genrée « Aux grands hommes,la patrie reconnaissante ».Ils ont oublié les lesbiennes,gais,transgenre transexuel,queer,intersexe,asexel,pansexuel…. Est-elle femme,homme,les deux ou ni l’un ni l’autre?

  4. Oui, c’est tout à fait consternant. A force de vouloir être « proche du peuple », on finit par le tirer tout le monde vers le bas.
    N.B.: on dit « palier quelque chose » et « parer à … »

  5. Recruter à bac +3 pour l enseignement obligatoire est largement suffisant ( maternelle primaire et collège)
    C est la réforme jospin qui a fait passer de bac +3 a bac +5 les recrutements avec les résultats que l on connaît
    La réforme majeure serait de casser l EN et d appliquer la subsidiarité avec des recrutements locaux par les chefs d établissement tout a fait autonomes qui rendent des comptes à leur métropoles, agglos…..

    1. Oui, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il faut au moins un bac+5 d’aujourd’hui pour avoir le niveau d’un bac+3 d’il y a 35 ans.
      Le bac+3 aujourd’hui équivaut-il à un bac d’il y a 40 ans ?

  6. Dans les années fin 70, j’ai eu l’occasion de comparer, ayant gardé mes cours, le niveau du 2ème bac, avec le BEPC. Stupeur !!!!, le bac était loin d’être au niveau !! Il doit être, maintenant au niveau du certificat d’étude, vue l’évolution, je ne pense pas exagérer tellement!! Vu son passé, ce n’est sûrement pas elle qui va changer les choses!!

  7. Sans trop m’avancer il est même certain que ces soi disant « demi dieux » qui possèdent « eux » la science infuse pensent bien évidemment que nous les « petits » sommes des crasseux bien trop bêtes pour nous élever ailleurs que sur le tas de fumier qu’ils veulent bien nous laisser occuper de par leur grande mansuétude.

  8. Pour enseigner à un élève de 3ieme il vaut peut-être mieux avoir un bac +3 pédagogue et aimant faire apprendre qu’un bac + 5 reclassé dans l’EN par absence de boulot…

  9. Les faits ne sont pas nouveaux dans l’enseignement. Ils ne font que s’amplifier à chaque changement de gouvernement depuis 40 ans voire plus. Résultats : Nous avons des enfants qui à leur rentrée en 6ème ne savent toujours pas lire/écrire/compter. Des enseignants et autres personnels qui n’ont pas le niveau pour éduquer nos jeunes. Plus grave encore, depuis quelques années l’éducation nationale veut remplacer le rôle des parents dans l’éducation privée avec les désastres qu’on constate… Sans compter qu’un tel fonctionnement (abaisser le niveau pour les concours) est la porte ouverte à des recrutements de personnels incompétents voire plus grave corrompu et protégé par ces instances au mépris des élèves, parents, collègues compétents dans ce domaine. Je maintiens ce que je dis car je travaille dans cette branche et suis amenée à faire ce triste constat.

  10. Cette femme est f…. e
    Le bac aujourd’hui est tout juste au niveau du certificat d’étude.
    Les bacheliers d’aujourd’hui ne connaissent rien de l’histoire parlent mal le français comme l’écrire.
    Et elle veut encore descendre le niveau.
    Le sien est déjà très bas, comble son patron qui a une carte de jeu japonnais et qui joue à ce truc inconnu plutôt que de s’interreser au pays qui s’effondre.
    Qu’attendre de gens comme eux ?
    RIEN !

  11. C’est juste. Du reste, en maths, un « bac +5  » de master d’enseignement a un niveau très inférieur à un bac +3 en licence de maths pures…on le voit au concours, à l’écrit du CAPES où les « bac +5 » ont 4 de moyenne à peine. En réalité ces master sont des voies de garage pour recruter. Par contre, l’évaluation idéologique prend le pas sur le disciplinaire… pour ensuite que ces mêmes enseignants prétendent former l’esprit critique des élèves. Qu’on se rassure, sans connaissances, on devient un mouton.

  12. Allez-vous finir par comprendre que si des africains qui ne parlent pas Français sont collés au Bac, c’est une inadmissible victoire du Racisme Français Blanc ! Une Intolérable victoire de l’Extrême-Droite.
     » Borne-la bornée » en est là, en fidèle macronniste qui sert son Maître : le Président Français qui a déclaré dès ses débuts,  » je ne connais pas la culture française, seulement celle du Congo » Tout est dit.
    Je suis certain, mes 83 ans et mon Passé d’Enseignant en Mathématiques l’attestent, que les élèves de « Fin »Etudes qui passaient le « Certif » (Cetificat d’Etudes Primaires) à 13 ans en savaient beaucoup plus que les crétins incapables de maîtriser correctement notre Belle Langue tant en Grammaire, qu’en Vocabulaire et Conjugaison. J’ai vu le Manuels fondre année après année …. Mais voyez-vous tant que l’on essaiera de niveler le savoir par le bas en espérant qu’une intelligence artificielle corrigera demain, l’ignorance des abrutis apatrides que l’Education Nationale génère en série, tant que le « Rap » prendra la place de nos Ecrivains, nos Musiciens et nos Poètes, on ne pourra que régresser…si c’est encore possible car le pire n’est jamais certain.

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