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vendredi 23 janvier 2026

Devise du Panthéon : Elisabeth dépasse les Borne du wokisme

Temps de lecture : 2 minutes

Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Le Panthéon à Paris

La ministre de l’Education nationale veut rentrer dans l’histoire en modifiant le fronton de l’emblématique monument parisien

C’était la rentrée des classes le 27 août pour Elisabeth Borne, en avance par rapport aux premières grèves de ses ouailles (consécutives à des vacances trop courtes). Lors d’une conférence de presse mémorable (à l’occasion de laquelle elle a ânonné son papier), elle a martelé que la scolarité des jeunes filles accaparait son attention. Or, dans le domaine scientifique, « trop souvent les jeunes filles se heurtent à des stéréotypes et finissent par renoncer à des carrières qui devraient leur être pleinement ouvertes ». De là, la nouvelle planification lancée par notre macroniste de gauche : le « plan filles et maths » qui complètera utilement le « plan avenir ».

La ministre de l’Education nationale a pointé le « stéréotype » essentiel qui bridait les jeunes filles, celui dont nous, pauvres béotiens, n’avions pas même conscience, à savoir la devise inscrite au fronton du Panthéon dans le 5e arrondissement de Paris : « AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE». « Nous devons ouvrir le débat sur la devise », a-t-elle poursuivi. En effet, « cette devise doit reconnaître explicitement la place de Marie-Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Simone Veil, Joséphine Baker (que des scientifiques !) et toutes celles qui suivront (dont Elisabeth Borne ?) ». « Si, en levant les yeux, les jeunes femmes ne voient pas la société reconnaître pleinement leur place dans l’histoire, alors nous leur envoyons un message contradictoire ».

On peut comprendre que, passant dans ce quartier déshérité de la capitale et lisant cette ignoble formule (pourtant inscrite lors d’un beau millésime : 1793), les jeunes filles soient découragées et se destinent dès lors à des carrières littéraires ou pis encore (femmes politiques ?). En effet, la devise est inadmissible : une « reconnaissance », au lieu d’une solidarité, par une « patrie » alors que la patrie française n’existe plus et que seul compte aujourd’hui le peuple métissé, de certains « hommes », ces être répugnants et velus, au surplus « grands », ce qui constitue une discrimination à l’égards de tous les autres et ce, alors même que la société doit être inclusive !

Il faudrait un panthéon des citations de notre immense chef de l’État

Notre premier réflexe aurait donc été de proposer cette nouvelle devise : « AUX PETITES FEMMES LE PEUPLE SOLIDAIRE ». Mais nous nous rendons immédiatement compte que l’expression de « petites femmes » est particulièrement stigmatisante à l’égard du sexe féminin, discriminé quotidiennement par le patriarcat.

Nous proposerons en conséquence la méthode suivante : constituer une « convention citoyenne », compte tenu des succès passés, avec des électeurs triés sur le volet et encadrés par des « garants » (pour éviter que des propositions trop sensées n’en émergent) tels Patrick Boucheron et Thomas Jolly, à l’œuvre lors de l’inoubliable cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris. Afin de prévoir un garde-fou supplémentaire, nous proposerons que la convention réfléchisse uniquement au choix d’une devise parmi trois propositions, toutes tirées du… panthéon des citations de notre immense chef de l’État :

  • « IL N’Y A PAS UNE CULTURE FRANCAISE » ;
  • « L’ART FRANÇAIS, JE NE L’AI JAMAIS VU » ;
  • « QUOI QU’IL EN COUTE ! »
Illustration de couverture,  Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Le Panthéon à Paris © Dinkum via Wikimedia Commons

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22 réponses

  1. Déjà « Patrie » ça va pas !
    A remplacer par « Matrie ».
    On évitera « Mère-Patrie », qui sent trop le retour du refoulé…

  2. Le niveau des élèves chutent dramatiquement depuis des années, nous atteignons le fond. Mais comme d’habitude avec ce gouvernement, au lieu de chercher des solutions, il faut que le petit peuple électoral regarde ailleurs : à l’heure de la rentrée, la ministre de l’éducation n’a rien d’autre à proposer que de modifier une phrase gravée dans la pierre…
    Cette caste de technocrates théâtreux, qui a accaparé l’État, est décidément lamentable et cynique.

  3. Soyons créatifs.
    La devise pourrait être très inclusive :
    « AUX GRAND.E.S HOM.FEM.MES, LA PATRIE RECONNAISSANTE »
    On pourrait aussi se poser la question du sexe de la patrie. Pourquoi c’est féminin ?

  4. Cela montre tout simplement le peu d’intérêt qu’elle a pour l’éducation nationale et par rebond aux personnes qui s’y investissent ! Qu’elle ait été nommée à ce poste est déjà d’un grand mépris pour toute cette corporation ! Et montre tout simplement le peu d’intérêt de ces soi disant gouvernants pour l’ avenir de ce pays. Pauvres enseignants, je leur souhaite bien du courage.

  5. Tout va bien dans l’Enseignement et on le doit aussi à E Borne pour sa réflexion en profondeur, son charisme et son sens des priorités. Le changement de la formule gravée sur le Panthéon est bien une urgence. Cette formule imaginée par les révolutionnaires s’est substituée au nom d’une sainte consacrée par l’ancien régime. À se demander si E Borne n’est pas contre-révolutionnaire et antiféministe !

  6. Pauvre Born(é)e, qui ne sait même pas, alors qu’elle est ministre de tutelle de tout l’enseignement, que le masculin en français est générique du genre humain et n’a donc pas de sexe (contrairement à l’allemand qui a la chance d’avoir 2 mots). Ou alors elle le sait très bien et c’est du wokisme électoral pur et dur!

  7. Est ce vraiment la priorité du ministre de l’éducation?
    Aucune réforme visant à redresser le niveau des performances de nos élèves (classes de niveau, décentralisation, renforcement du rôle du directeur d’école, exigence des examens, mise en valeur des expérimentations pédagogiques…)
    Bref encore un ministre de l’éducation qui passe à côté de l’essentiel.

  8. Beaucoup d’humour sur notre grande Ministre de l’ Éducation Nationale au nom prédestiné :  » Borne  » qu’elle dépasse…

  9. Madame Borne est vraiment une toute petite madame, mesquine, médiocre et certainement pas à sa place à la tête d’un ministère aussi important pour l’avenir des enfants et, par delà, pour l’avenir même du pays!!
    Cette fonction méritait une personnalité forte, cultivée, capable d’autorité et ayant comme premier souci l’avenir de la France! Mais Macron, depuis huit ans, nous a habitué à ne nommer à cette fonction que des personnages falots, indignes de la mission à accomplir (sauf, quand même, Jean-Michel Blanquer).
    Que de temps perdu, quel désastre!!

  10. une ministre de l’Education Nationale qui n’est pas capable de percevoir « HOMME » au sens générique du terme (Humain)… un début d’explication du très bas niveau scolaire de la jeunesse française.

  11. La devise du Panthéon est parfaite, les hommes représentent le genre humain et pas besoin de dépenses inutiles. Et si les filles préfèrent les lettres, quelle importance. Beaucoup de femmes médecins. Les filles réussissent souvent mieux que les garçons. Lire  » Sauvons les garçons  » de JL Auduc, écrit il y a 15 ans mais c’est souvent ce qu’on remarque en classe.

  12. Merci pour cet article merveilleusement écrit! Heureusement les jeunes filles intelligentes ignorent un personnage comme Elisabeth Borne. Il est effrayant de voir les personnes qui deviennent aujourd’hui ministres de l’éducation!

  13. Plus bornée que la dite Elisabeth? Si les « lézards » de la « Cadémie française » qui n’ont toujours pas inventé de mot pour désigner les êtres humains sans équivoque. A défaut, disons : ceux, personnes, quidam, ou individus. Quoi qu’il en soit, à l’école primaire, on apprend en grammaire que le masculin l’emporte sur le féminin. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ineptie que l’on tient pour vraie en cette matière. Mais je doute que notre ministre en soit consciente!

  14. Elle n’a jamais brillé par sa compétence mais là elle dépasse toutes les « bornes ». En particulier, une ministre de l’Education devrait être irréprochable dans sa connaissance du français et savoir que dans le cas du Panthéon le mot « homme » provient de la même racine que « humain ». Bref, encore une choisie par macron qui rejoint le cortège de toutes ces ministres dont la compétence est quasi nulle.

  15. Bonjour,

    Reconnaissons que le « aux grands hommes », ça porte le flanc, non ?

    Et que penser de la fraternité de notre devise ? Qu’il n’y a que des mâles dans notre nation ? Le féminin de fraternité est sororité, le neutre est solidarité.

    Ça va en faire des façades à ravaler !

  16. La médiocrité des premiers ministres nommés par Macron est impressionnante et l’Å“uvre qu’ils laissent ne l’est pas moins.
    Phillipe son quoi qu’il en coûte et ses 80 km/h.
    Castex et ses guignolades covidiotes.
    Borne et son plan vélo.
    Attal et sa remarquable passation de pouvoir à celui qui pourrait être son grand père.
    Barnier qu’on peut difficilement critiquer puisqu’il est passé en coup de vent.
    Et enfin Bayrou qui n’a rien fait, mais tellement bien, pendant 9 mois et qui soigne sa sortie en se prenant pour un héros.
    Le macronisme est une imposture qui a permis à l’incompétence de triompher.

  17. Comme quoi on peut être issue des Grandes Ecoles de matheux et ne pas connaître les prémices de la Langue Française. Comment réagit la Coupole à ces inepties ?

  18. Un humoriste à dit : « quand je parle des hommes, j’embrasse les femmes »
    Jusqu’à quand la lutte contre la mycogénie va-t-elle continuer.
    Le mot homme a deux acceptions : le genre Homo, en latin, qui comprend des mâles et des femelles, et les mâles sont également « hommes ». Comment peut on changer cette situation. C’est impossible !
    Pour les animaux on parle d’un chien alors qu’il s’agit peut-être d’une chienne, la femelle. Et quand on parle d’une girafe, c’est souvent un mâle.
    Personnellement, le mot « féminicide » me choque. Tuer une femme est un homicide pour l’espèce Homo sapiens. Quel que soit son sexe.
    Ce n’est pas en jouant sur les mots qu’on change les mentalités, mais par des actes, des réflexions, des prises de conscience, plus de respect de l’égalité absolue en droit des hommes et des femmes. HENRI.

  19. Il faut rendre au Panthéon son vrai nom, celui d’avant la révolution: église Sainte Geneviève. Ainsi, tou(te)s seront content(e)s, la féminisation sera faite !!!!

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