Adoptée à l’Assemblée nationale en février 2025, la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, portée par le député socialiste Guillaume Garot, est examinée au Sénat. Le texte prévoit de soumettre l’installation des médecins dans les zones jugées suffisamment dotées à l’autorisation d’une agence régionale de santé (ARS), après avis du conseil départemental de l’ordre des médecins. Pour obtenir cette autorisation, le médecin devra s’engager à exercer, à temps partiel, « en zone sous-dense ». Une mesure qui n’est, pour la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, pas si attentatoire à la liberté d’installation puisque les zones bien dotées ne concernent que 17 % du territoire.
Selon les chiffres évoqués dans les débats parlementaires, plus de 8 millions de Français vivent dans un désert médical et 87 % du territoire aurait une offre de soins insuffisante. Les délais pour consulter un spécialiste atteignent parfois plusieurs mois, avec des écarts gigantesques selon les départements. Certaines zones rurales peinent à conserver un médecin généraliste. Le problème est là : la France souffre d’abord d’une pénurie globale de médecins, aggravée par le vieillissement de la population et des décennies de pilotage bureaucratique de la démographie médicale. Pendant des années, l’État a limité le nombre de médecins formés via le numerus clausus avant de découvrir soudainement qu’il manquait de praticiens presque partout. Aujourd’hui, le même État explique qu’il faudrait corriger administrativement les conséquences de ses propres erreurs.
Le plus édifiant est que les politiques publiques en la matière n’ont strictement rien changé. Entre 2016 et 2023, les aides à l’installation ont coûté 205 millions d’euros. La Cour des comptes recense au moins quinze aides différentes, qu’elles soient « directes » ou « indirectes » (réduction d’impôt sur les bénéfices non commerciaux ou sur des revenus spécifiques, réduction d’impôt locaux), sans la moindre coordination. Un fiasco, d’autant plus que 3 000 médecins, sur 241 000 en activité, touchent 60 % des aides, principalement en raison des exonérations dans les zones rurales et dans les zones franches urbaines (ZFU). En attendant, les autres médecins continuent d’éviter certaines zones.
Pourquoi ? Parce que les critères d’installation dépassent la seule question financière et dépendent de variables qui sont propres à chacun : le lieu de naissance, la spécialité médicale, les lieux de stage pendant les études, le statut familial (présence d’un conjoint ou d’enfants), le besoin d’accéder facilement à certains équipements de santé, les critères personnels de qualité de vie… La pénurie ne peut donc se résoudre en déplaçant administrativement les médecins comme des fonctionnaires sur une carte.
Une chose est sûre : cette proposition de loi risque de décourager encore plus les jeunes médecins. Des organisations professionnelles comme le syndicat des médecins libéraux (SML) dénoncent une atteinte à l’essence de la médecine libérale. Même la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait qualifié, dès 2025, la loi de « recette pour signer la mort de la médecine de ville ». Un jour, peut-être, les parlementaires comprendront que les praticiens ne sont pas des variables d’ajustement bureaucratiques.
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9 réponses
Pourquoi de jeunes médecins iraient ils s établir en zone rurale ou dans 20 ans toute leur clientèle sera décédée, de surcroit ils ne trouvent pas de vie sociale, les écoles fermes pas d emploi pour leur conjoint
D autres part les emplois de santé se sont très fortement féminisées et ces femmes assez souvent préfèrent un emploi à temps partiel
La désertification des zones rurales va se poursuivre inexorablement
Quant aux zones urbaines défavorisées le personnel de santé y est très souvent mal accueilli comme les pompiers, la police…
Globalement ce problème n a pas de solution car ces 2 zones se désertifient économiquement
Stop aux nouvelles usines a gaz bureaucratiques
Un moyen très simple pour éviter la pénurie de médecins est la réouverture du secteur 2 et la totale liberté d’installation . En 1980 , la création du secteur à hnoraires libres , en réponse à un tarif des actes médicaux dérisoires , a produit l’ouverture de pléthore de cabinets médicaux . La réponse de l’état via Mme. Veil et Mr. Barrot , « effrayés » par les dépenses de santé des français , fut de fermer des lits d’hôpitaux et d’instaurer un numérus clausus des étudiants en médecine . Leur principe était simple et même simplet : Quand on veut diminuer une consommation il faut diminuer l’offre .
Cette bêtise , ou volonté délibérée de restreindre les soins pour des motifs économiques ou philosophiques , méritaient bien un ticket pour le Panthéon .
Le niveau élevé de la fiscalité qui pèse sur les revenus des médecins est aussi un facteur explicatif de cette désertification. Le taux de la tranche marginale à laquelle sont imposés ces revenus agit comme un facteur dissuasif à travailler plus, voire à réduire ses heures de consultation. Si tous les médecins se comportent de la sorte à l’échelle nationale, cela fait de très nombreuses heures de consultations qui disparaissent et des patients qui se reportent sur d’autres médecins dans un cercle vicieux de réallocations des ressources médicales.
La libéralité de la médecine est une construction de l’esprit : la majorité des médecins ont leurs revenus dépendant du bon vouloir de la CPAM, monstre bureaucratique qui dépense à tout va et qui ne contrôle pratiquement rien.
L’épisode du Covid a été édifiant sur la liberté de la médecine libérale aux ordres des Conseil de l’ordre, ARS et autres organismes à but essentiellement punitif.
Il a même été interdit aux médecins de prescrire et de soigner comme ils l’entendaient, alors parler de médecine libérale dans ce cas …
C’est tout ce système déresponsabilisant et des patients et des médecins qu’il faut remettre à plat.
Toujours plus d’impôts, toujours plus de fonctionnaires MAIS : moins de médecins !
La rareté fait le prix, ce qui n’a pas empêché l’Etat de prétendre qu’en réduisant le numerus clausus (nombre des médecins en formation) il rétablirait les finances de la sécurité sociale. On voit le résultat !
Force est de constater quand je me rends dans les Alpes Maritimes ou à Balaruc les Bains, qu’il y a là bas pléthore de médecins. D’autres « paradis médicaux » existent sûrement en France. De là à imposer des lieux d’installation aux médecins !!!
En fait tout se passe comme si l »Etat piètre gestionnaire pouvait tout se permettre et imposer ensuite aux citoyens des mesures destinées à réparer ses erreurs.
C’est vrai dans tous les domaines : Justice, Ecoles, Industrie etc etc.
Combien de temps les Français tolèreront-ils cette situation ?
Avant de mettre un bulletin dans l’urne, en 2027, les Français auront intérêt à bien lire le programme des candidats !
Mon député Vallaud avait organisé une rencontre sur les déserts médicaux dans ma campagne. C’était ce Guillaume Garrot qui faisait office de chef d’équipe avec 2 autres, dont Hadrien Clouet, LFI à Toulouse qui m’avait dit que Bastiat ne faisait pas partie de ses lectures !
Premiers mots de Garrot : Voilà 40 ans que le sujet des déserts médicaux est sur la table avec des dépenses annuelles énormes, en vain quant aux résultats. Notre équipe de réflexion issue de groupes différents qui travaillons ensemble a décidé d’agir de manière plus active : désormais, nous privilégierons le bon sens ! Je vous laisse à vos réflexions ! Il ne faut donner aucun pouvoir à ces inventeurs de l’eau tiède.
Tant que la santé sera supervisée par des fonctionnaires il y aura des blocages et des décisions imbéciles. Beaucoup trop d’organismes veulent diriger au détriment du personnel soignant.
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9 réponses
Pourquoi de jeunes médecins iraient ils s établir en zone rurale ou dans 20 ans toute leur clientèle sera décédée, de surcroit ils ne trouvent pas de vie sociale, les écoles fermes pas d emploi pour leur conjoint
D autres part les emplois de santé se sont très fortement féminisées et ces femmes assez souvent préfèrent un emploi à temps partiel
La désertification des zones rurales va se poursuivre inexorablement
Quant aux zones urbaines défavorisées le personnel de santé y est très souvent mal accueilli comme les pompiers, la police…
Globalement ce problème n a pas de solution car ces 2 zones se désertifient économiquement
Stop aux nouvelles usines a gaz bureaucratiques
Votre titre convient aussi pour l’économie !
Un moyen très simple pour éviter la pénurie de médecins est la réouverture du secteur 2 et la totale liberté d’installation . En 1980 , la création du secteur à hnoraires libres , en réponse à un tarif des actes médicaux dérisoires , a produit l’ouverture de pléthore de cabinets médicaux . La réponse de l’état via Mme. Veil et Mr. Barrot , « effrayés » par les dépenses de santé des français , fut de fermer des lits d’hôpitaux et d’instaurer un numérus clausus des étudiants en médecine . Leur principe était simple et même simplet : Quand on veut diminuer une consommation il faut diminuer l’offre .
Cette bêtise , ou volonté délibérée de restreindre les soins pour des motifs économiques ou philosophiques , méritaient bien un ticket pour le Panthéon .
Le niveau élevé de la fiscalité qui pèse sur les revenus des médecins est aussi un facteur explicatif de cette désertification. Le taux de la tranche marginale à laquelle sont imposés ces revenus agit comme un facteur dissuasif à travailler plus, voire à réduire ses heures de consultation. Si tous les médecins se comportent de la sorte à l’échelle nationale, cela fait de très nombreuses heures de consultations qui disparaissent et des patients qui se reportent sur d’autres médecins dans un cercle vicieux de réallocations des ressources médicales.
Là où vous voyez un état, je ne vois que des fouteurs de me.de ; de génération en génération conformément aux dires du docteur.
Bien à vous
La libéralité de la médecine est une construction de l’esprit : la majorité des médecins ont leurs revenus dépendant du bon vouloir de la CPAM, monstre bureaucratique qui dépense à tout va et qui ne contrôle pratiquement rien.
L’épisode du Covid a été édifiant sur la liberté de la médecine libérale aux ordres des Conseil de l’ordre, ARS et autres organismes à but essentiellement punitif.
Il a même été interdit aux médecins de prescrire et de soigner comme ils l’entendaient, alors parler de médecine libérale dans ce cas …
C’est tout ce système déresponsabilisant et des patients et des médecins qu’il faut remettre à plat.
Toujours plus d’impôts, toujours plus de fonctionnaires MAIS : moins de médecins !
La rareté fait le prix, ce qui n’a pas empêché l’Etat de prétendre qu’en réduisant le numerus clausus (nombre des médecins en formation) il rétablirait les finances de la sécurité sociale. On voit le résultat !
Force est de constater quand je me rends dans les Alpes Maritimes ou à Balaruc les Bains, qu’il y a là bas pléthore de médecins. D’autres « paradis médicaux » existent sûrement en France. De là à imposer des lieux d’installation aux médecins !!!
En fait tout se passe comme si l »Etat piètre gestionnaire pouvait tout se permettre et imposer ensuite aux citoyens des mesures destinées à réparer ses erreurs.
C’est vrai dans tous les domaines : Justice, Ecoles, Industrie etc etc.
Combien de temps les Français tolèreront-ils cette situation ?
Avant de mettre un bulletin dans l’urne, en 2027, les Français auront intérêt à bien lire le programme des candidats !
Mon député Vallaud avait organisé une rencontre sur les déserts médicaux dans ma campagne. C’était ce Guillaume Garrot qui faisait office de chef d’équipe avec 2 autres, dont Hadrien Clouet, LFI à Toulouse qui m’avait dit que Bastiat ne faisait pas partie de ses lectures !
Premiers mots de Garrot : Voilà 40 ans que le sujet des déserts médicaux est sur la table avec des dépenses annuelles énormes, en vain quant aux résultats. Notre équipe de réflexion issue de groupes différents qui travaillons ensemble a décidé d’agir de manière plus active : désormais, nous privilégierons le bon sens ! Je vous laisse à vos réflexions ! Il ne faut donner aucun pouvoir à ces inventeurs de l’eau tiède.
Tant que la santé sera supervisée par des fonctionnaires il y aura des blocages et des décisions imbéciles. Beaucoup trop d’organismes veulent diriger au détriment du personnel soignant.