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samedi 14 février 2026

Environ 350 acronymes dans le Projet régional de santé des Pays-de-la Loire

Temps de lecture : 2 minutes

Nous sommes tombés tout à fait par hasard sur le Projet régional de santé de Pays-de-le Loire pour la période 2023-2028. Établi par l’Agence régionale de santé (ARS), il se compose de quatre documents principaux : le cadre d’orientation stratégique ; le schéma régional de santé ; le schéma régional de santé pour les activités soumises à autorisation, la permanence des soins en établissement et la biologie ; et le programme régional relatif à l’accès à la prévention et aux soins.

Le tout compte environ 300 pages. Mais, c’est un cinquième document, de six pages seulement, qui a attiré notre attention. Il s’intitule « Les acronymes et abréviations utilisés au sein des documents constituant le Projet Régional de Santé 2023-2028 ».

Six pages indispensables pour lire les 300 autres. Sans cette aide, comment savoir que ACT veut dire « appartement de coordination thérapeutique », que les BAPU sont des « bureaux d’aide psychologique universitaires », ou que le CAQES est le « contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins ».

C’est un document dont la lecture est très instructive. Il permet, par exemple, de prendre conscience du nombre d’agences intervenant dans le domaine de la santé : agence de biomédecine (ABM), agence de la transition écologique (ADEME), agence nationale de l’habitat (ANAH), agence nationale d’appui à la performance (ANAP), agence du numérique en santé (ANS), agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT), agences régionales de santé (ARS)… auxquels s’ajoutent multitudes d’associations, de groupements, de centres, de directions, de réseaux, d’établissements, d’instituts, d’offices, d’observatoires, d’organisations, de pôles, de plateformes, de services, d’organismes et d’unités.

Comment imaginer un seul instant que nous pouvons être mal soignés avec un tel pullulement de structures qui contribuent à mettre au point et piloter quantité de dispositifs, de plans, de programmes, de projets, de contrats, de schémas et d’objectifs ?

Heureusement qu’un peu d’humour se cache parfois derrière quelques acronymes. Personnellement, j’ai une préférence pour l’humour anglais. J’ai ainsi découvert que les CATS ne sont pas des chats, mais les comités départementaux d’accompagnement territorial des soins de premier recours ; que derrière l’acronyme FISH ne se cache pas un poisson mais l’hybridation in situ en fluorescence ; que le GOAL n’est pas un but, mais le réseau Grand Ouest contre la leucémie ; que le MOIST est le Mois sans tabac et n’a donc rien d’humide ; que les SAD sont les services d’aide à domicile et ne sont pas tristes ; ou encore que le SONS n’a rien à voir avec des fils, mais est un système ouvert et non sélectif.

Avouons que cela n’a rien de FALC, autrement dit de « facile à lire et à comprendre » !

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5 réponses

  1. Hallucinant ! Non seulement ces gens font de la merde, mais en plus, ils ont besoin d’un dictionnaire pour comprendre ce qu’ils ont fait…

  2. Un bon coup de tronçonneuse dans tout ça soulagerait le contribuable comme le malade et libérerait un flot de fonctionnaires pour dix ans de remplacements de départs à la retraite.

  3. Ce qu’on peut qualifier de novlangue comme dans une démocratie populaire où les prétendus savants communiquent entre eux par codes sans considération pour la masse inculte.

  4. et il y a sans doute dans le lot une ACSADDS agence chargée de la simplification administrative dans le domaine des santé.

  5. Au beau milieu de tout ce bla bla reste t il quelqu’un pour nous poser une perfusion ou nous prendre la température ?Pour augmenter le nombre des soignants, virez moi tous ces machins, tous ces trop payés pour rédiger des âneries…

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