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mercredi 11 mars 2026

Alliance atlantique : Marco Rubio veut une « Europe forte »

Temps de lecture : 2 minutes

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a achevé lundi sa tournée européenne en souhaitant lundi à Budapest – au nom de Donald Trump – le « succès » de son allié hongrois, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, en vue des élections législatives prévues le 12 avril. Ingérence pas tout à fait conforme aux usages diplomatiques, mais les usages ont l’air d’être tellement démodés, quand on voit combien ce genre de souhaits et « recommandations » aux électeurs d’autres pays est désormais fréquent, comme l’ont illustré des prises de position de dirigeants européens avant divers scrutins, par exemple au Royaume-Uni.

De son côté, M. Orban a affirmé qu’il n’y avait « aucune raison d’avoir peur de ce qui se passera en Hongrie » après le scrutin, alors que les sondages le donnent perdant. « Le gouvernement sera formé sur la base de la volonté des Hongrois », a-t-il ajouté. « Parfois je perds, parfois je gagne », a rappelé le dirigeant, revenu au pouvoir en 2010. Une déclaration bienvenue puisque semblant indiquer qu’il reconnaîtra les résultats.

Dans un discours prononcé samedi à la conférence annuelle de sécurité de Munich, M. Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l’administration Trump, par l’immigration de masse notamment (illustrée il est vrai par des flux records, par exemple en France, ainsi que par le déclin culturel et industriel). Menacée aussi par son déclin économique : une seule entreprise européenne figure ainsi parmi les vingt principales de la planète en termes de valorisation boursière.

Le Secrétaire d’Etat s’est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions américaines vis-à-vis de l’Otan comme du Groenland, en indiquant que les Etats-Unis ne voulaient pas d’une Europe « dépendante » ou qui soit un « vassal ». Le secrétaire d’Etat a insisté sur le fait qu’il était dans l’intérêt des Etats-Unis d’avoir « une Europe forte ».

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2 réponses

  1. Trump a beau secoué vigoureusement les européens
    Ils sont toujours incapables de déterminer une stratégie claire en défense comm en diplomatie
    Pour l heure l inertie sert de gouvernail!!!!

    1. Les Européens ne seront jamais capables de rien tant qu’ils s’efforcent de tout faire à vingt-sept. Seules les Nations qui s’attèlent à défendre en premier lieu et sur tout le reste leurs propres intérêts sont susceptibles de devenir des Puissances.

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