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mercredi 22 avril 2026

Apple a cinquante ans et sans doute encore de belles années devant elle

Temps de lecture : 2 minutes

Tout le monde connaît plus ou moins l’histoire d’Apple. Celle d’une bande de jeunes – Steve Jobs, Steve Wozniak, Ronald Wayne et quelques autres – qui se sont mis à assembler des ordinateurs dans un garage de la Silicon Valley et qui, sans le savoir, ont créé ce qui deviendra un des fameux « Gafam ».

Une histoire qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Dans les années 1980-1990, l’entreprise connaît de sérieuses difficultés et Steve Jobs en est évincé en 1985 par le PDG qu’il avait lui-même recruté. Il reviendra en 1997 alors que l’entreprise est au bord de la faillite et lancera l’iMac, générant les liquidités nécessaires à la survie d’Apple. Mais le véritable tournant pour l’entreprise est la sortie de l’iPod en 2001. Le succès de ce petit boîtier a probablement permis à Jobs d’envisager un avenir dans lequel Apple ne se contenterait pas de fabriquer et de vendre des ordinateurs personnels, mais aussi de petits appareils portables. Comme l’iPhone lancé en 2007, puis l’iPad, les écouteurs sans fil AirPods, l’Apple Watch…

Aujourd’hui, malgré ses performances exceptionnelles – 416 milliards de dollars (Md$) de recettes en 2025 ; une capitalisation boursière de 3700 Md$ ; 2,5 milliards d’appareils actifs dans le monde – certains se demandent si Apple a toujours la « vista ». Certes, il y a eu Apple Music et Apple TV ; il y a maintenant le MacBook Neo qui fonctionne avec une puce de smartphone. Mais la principale critique adressée à la firme de Cupertino est qu’elle aurait raté le virage de l’intelligence artificielle (IA) et serait complètement dépassée au point d’envisager d’intégrer les services d’IA de Google, OpenAI et Anthropic à ses propres services. Les Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft n’investissent-ils pas, à eux quatre, 600 Md$ cette année dans les infrastructures de l’intelligence artificielle alors qu’Apple n’a prévu d’y consacrer que 14 Md$ ?

Si Apple ne dépense pas des centaines de milliards de dollars dans les infrastructures d’IA, c’est parce qu’elle pense qu’ils ne généreront jamais de retours sur investissement suffisants. Elle a fait le choix d’intégrer l’IA dans ses logiciels afin que les requêtes quotidiennes des utilisateurs n’atteignent jamais un serveur. Les utilisateurs d’iPad et de MacBook, qui paient actuellement 20 $ par mois pour ChatGPT ou Copilot, pourront bientôt résilier leur abonnement. De même, l’entreprise n’a-t-elle pas annoncé l’arrivée de sa puce M5 capable de rédiger des mémoires juridiques, de déboguer du code, de synthétiser des recherches, en moins de trois secondes sur un MacBook Pro standard ? Dix-huit gigaoctets de mémoire. Pas de connexion internet. Pas d’abonnement.

Apple veut garder ses clients et fait le choix de l’« IA embarquée ». Comme l’écrit Daniel J. Arbess, fondateur et dirigeant de Xerion Investments, dans le Wall Street Journal, « cela pourrait rapporter gros ».

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2 réponses

  1. Celle d’une bande de jeunes …. Ce n’était pas une bande de jeunes qui se « fendait la gueule »….

  2. On attribue généralement les inventions à Jobs alors qu’il n’était que le commercial. C’est Wozniak le génie!

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